NOU­VELLE HIS­TOIRE DE FRAUDE FI­NAN­CIÈRE?

(ML) Ce qui pour­rait être une autre his­toire de fraude fi­nan­cière a res­sur­gi au cours des der­niers jours et elle concerne un homme de Saint-Sau­veur dé­cé­dé der­niè­re­ment.

Le Nord - - POINT DE VUE -

En fait, se­lon ce que rap­por­tait le quo­ti­dien La Presse dans son édi­tion de sa­me­di der­nier, le décès tra­gique (ce qui pour­rait être, semble-t-il, un sui­cide) du fi­nan­cier Nil La­pointe, de SaintSau­veur, sème l’émoi dans un groupe d’in­ves­tis­seurs. Cer­tains d’entre eux re­doutent main­te­nant que sa struc­ture fi­nan­cière n’ait été qu’un leurre, comme celle d’Earl Jones.

Fonds ge­lés

Se­lon l’hy­po­thèse mise de l’avant, Nil La­pointe pour­rait avoir re­cueilli des fonds au­près de cen­taines d’in­ves­tis­seurs ces der­nières an­nées dans le cadre d’as­sem­blées pu­bliques te­nues à Saint-Sau­veur et Mon­tréal. Les ren­de­ments pro­mis os­cil­laient entre 2 et 5% par mois. De­puis plu­sieurs mois, Nil La­pointe ra­con­tait, semble-t-il, aux in­ves­tis­seurs que leurs fonds étaient blo­qués en Eu­rope ou à Chypre, no­tam­ment en rai­son de la crise fi­nan­cière. Mer­cre­di, un cour­riel leur a fait craindre le pire. On y in­for­mait les in­ves­tis­seurs que Nil La­pointe avait mis fin à ses jours le lun­di le 8 fé­vrier en lais­sant comme mes­sage qu’il avait per­du les sommes d’ar­gent et que le blo­cage n’avait ja­mais exis­té. Il est im­pos­sible, à l’heure ac­tuelle, de sa­voir com­bien d’in­ves­tis­seurs sont tou­chés par cette nou­velle af­faire ni quelles sont les sommes en cause.

Ima­gine

Ce qu’on a ap­pris, par contre, c’est que les fonds étaient pla­cés, dans cer­tains cas, dans les en­tre­prises Tan­za­nite. Pour d’autres, c’est dans Ges­tion Ima­gine qu’on les re­trou­vait. Les deux en­tre­prises sont ins­crites au re­gistre des en­tre­prises avec Nil La­pointe comme di­ri­geant. Fait par­ti­cu­lier, tout était fait à l’in­su du fisc. Ce qui ex­plique que les in­ves­tis­seurs hé­si­te­raient à dé­non­cer pu­bli­que­ment l’ar­naque. «Of­fi­ciel­le­ment, Nil La­pointe se dé­cla­rait d’ailleurs non-ré­si­dant canadien, évi­tant ain­si l’im­pôt à payer, nous dit-on. Dans cer­tains cas, il don­nait comme adresse sa villa en Ré­pu­blique do­mi­ni­caine; dans d’autres, c’était le bu­reau de poste de Saint-Sau­veur» nous ap­prend La Presse.

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