LE RÉ­SEAU DES FEMMES FER­ME­RAIT SES PORTES

Le Ré­seau des femmes des Lau­ren­tides ( RFL) fe­rait face à la me­nace d’une fer­me­ture pour une pé­riode in­dé­ter­mi­née d’ici quelques mois.

Le Nord - - POINT DE VUE - LA­POINTE MYCHEL

« Pour notre re­grou­pe­ment qui pos­sède l’ex­per­tise en condi­tion fé­mi­nine, le sous­fi­nan­ce­ment chro­nique a créé une pré­ca­ri­té constante et une dé­pen­dance aux pro­jets ponc­tuels. Dans le contexte de crise éco­no­mique ac­tuel et à l’ap­proche de la fin de ses pro­jets, le RFL sonne l’alarme » sou­ligne Mme So­phie Gil­bert, co­or­don­na­trice du Ré­seau des femmes des Lau­ren­tides

Re­haus­se­ment

Dans le cadre d’une ac­tion nationale mise de l’avant par les or­ga­nismes en dé­fense des droits, les re­pré­sen­tantes du RFL ren­contrent l’en­semble des élus pro­vin­ciaux de la ré­gion afin de les sen­si­bi­li­ser à l’ur­gence de re­haus­ser le sou­tien fi­nan­cier à la mis­sion. « À l’aube de la Marche mon­diale des femmes 2010, re­haus­ser le fi­nan­ce­ment des or­ga­nismes de dé­fense col­lec­tive des droits est un in­ves­tis­se­ment qui en vaut le coût. Le fi­nan­ce­ment de­man­dé vise à as­su­rer la pé­ren­ni­té et le dé­ve­lop­pe­ment des or­ga­nismes, mais aus­si à ré­duire les écarts fi­nan­ciers avec les autres sec­teurs de l’ac­tion com­mu­nau­taire. Le sous-fi­nan­ce­ment ac­tuel li­mite consi­dé­ra­ble­ment la ca­pa­ci­té d’ac­tion des or­ga­nismes de dé­fense col­lec­tive des droits. Ul­ti­me­ment, c’est l’en­semble des droits so­ciaux et éco­no­miques de la po­pu­la­tion qui est com­pro­mis» ajoute Mme Gil­bert. Qui plus est, aux yeux de la co­or­don­na­trice, « la fer­me­ture du Ré­seau des femmes des Lau­ren­tides, même tem­po­raire, im­pli­que­rait la dis­pa­ri­tion d’un lieu de concer­ta­tion, de for­ma­tion et d’ana­lyse des en­jeux en condi­tion fé­mi­nine. Ce sont 25 or­ga­nismes membres du RFL qui per­draient leur porte-pa­role ré­gio­nal » . «Il est bon de rap­pe­ler que de­puis plu­sieurs dé­cen­nies, la dé­fense col­lec­tive des droits a pour mis­sion de tra­vailler à la re­con­nais­sance et au res­pect des droits de tous les ci­toyens et ci­toyennes. Les groupes de femmes ont été, et sont en­core, au coeur de gains his­to­riques et so­ciaux tels que l’éga­li­té entre les hommes et les femmes, la pro­tec­tion de l’en­vi­ron­ne­ment, le droit au lo­ge­ment, la lutte à la pau­vre­té, la re­con­nais­sance des droits des per­sonnes han­di­ca­pées, etc. À tra­vers leurs ac­tions quo­ti­diennes d’édu­ca­tion po­pu­laire, de mo­bi­li­sa­tion, de re­pré­sen­ta­tion et d’ac­tion po­li­tique non par­ti­sane, c’est chaque ci­toyenne et chaque ci­toyen qui bé­né­fi­cie de leur tra­vail » de conclure Mme Gil­bert.

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