UN DÉ­TEC­TEUR QUI SAUVE DES VIES

Ce week-end, il fau­dra chan­ger l’heure et, comme le prônent les ser­vices de pré­ven­tion des in­cen­dies des dif­fé­rentes mu­ni­ci­pa­li­tés de­puis quelques an­nées, la pile dans le dé­tec­teur de fu­mée.

Le Nord - - POINT DE VUE - LA­POINTE MYCHEL

Moins de chance

Si pour ce qui est de l’heure, on n’a pas vrai­ment le choix, il fau­drait en être de même pour ce qui est de la pile du dé­tec­teur. Chaque an­née, des gens meurent dans un in­cen­die parce qu’ils ont né­gli­gé de chan­ger la pile ou qu’ils l’ont en­le­vé du dé­tec­teur pour évi­ter qu’il se dé­clenche trop sou­vent quand vient le temps de cui­si­ner. Quand il est ques­tion de pile de dé­tec­teurs, il de­vient in­té­res­sant de sou­le­ver une ques­tion concer­nant les dé­tec­teurs qui fonc­tionnent à l’élec­tri­ci­té et, sur­tout, ce qui ar­rive quand sur­vient une panne d’élec­tri­ci­té. D’abord, il faut sa­voir que cer­tains de ces dé­tec­teurs com­portent une pile 9 volts qui prend le re­lais en cas de panne d’élec­tri­ci­té. On doit éga­le­ment pen­ser aux pro­prié­taires de ré­si­dences ou d’en­tre­prises qui dis­posent d’une gé­né­ra­trice pour sup­pléer à une panne. D’autre part, comme le sou­ligne M.Si­mon Har­vey du ser­vice de pré­ven­tion des in­cen­dies de Saint-Jé­rôme, les études tendent à dé­mon­trer qu’on a moins de chance d’avoir une panne d’élec­tri­ci­té que d’oublier de chan­ger la pile du dé­tec­teur ou de l’en­le­ver tout sim­ple­ment par im­pa­tience.

Mo­noxyde et gaz

Dans un autre ordre d’idée, quand il est ques­tion de dé­tec­teur, on n’a pas vrai­ment le choix de pas­ser outre les dé­tec­teurs de mo­noxyde de car­bone et de gaz pro­pane ou gaz na­tu­rel. Dans le cas du mo­noxyde de car­bone, on pense tout de suite au gaz qui s’échappe du tuyau d’échap­pe­ment d’un vé­hi­cule mo­teur dans un en­droit fer­mé, mais ça va plus loin que ce­la. En fait, pré­cise Si­mon Har­vey, le mo­noxyde de car­bone est pro­duit quand il y a une mau­vaise com­bus­tion du gaz dans un ap­pa­reil dans un en­droit fer­mé. Ce qui in­clut les poêles et foyers au gaz, mais éga­le­ment les cui­si­nières. In­odore et in­co­lore, le mo­noxyde de car­bone peut vous tuer avant que vous ayez eu le temps d’en dé­ce­ler la pré­sence. L’achat d’un dé­tec­teur est re­com­man­dé. Les éma­na­tions sont tout aus­si mor­telles, mais d’une tout autre fa­çon quand il est ques­tion de gaz na­tu­rel ou de gaz pro­pane. Dans les deux cas, on peut sen­tir la pré­sence, mais s’ajoute un dan­ger d’ex­plo­sion. À la li­mite on peut tou­jours évi­ter le pire en sen­tant la pré­sence du gaz na­tu­rel ou du gaz pro­pane et en éva­cuant les liens, mais quand est-il si ça se pro­duit la nuit quand on dort? « Si on se re­trouve avec une fuite de gaz la nuit et que l’on at­teint la plage d’ex­plo­si­vi­té, le simple fait d’ac­tion­ner le com­mu­ta­teur d’une lampe de che­vet est suf­fi­sant pour dé­clen­cher une ex­plo­sion… » ex­plique Si­mon Har­vey. En­core là, la pré­sence d’un dé­tec­teur de gaz peut vous sau­ver la vie.

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