CHOI­SIR LE BON RÉ­NO­VA­TEUR

Quand vient le temps de ré­no­ver une ou plu­sieurs pièces de votre mai­son, il n’y pas uni­que­ment le mon­tant à in­ves­tir qui compte, on doit éga­le­ment pen­ser à choi­sir un ré­no­va­teur hon­nête qui sau­ra faire le tra­vail sans nous es­cro­quer.

Le Nord - - MOIS DE LA NUTRITION - LA­POINTE MYCHEL

Des exemples

C’est pré­ci­sé­ment la ligne à suivre que nous donnent les res­pon­sables de l’Of­fice de la pro­tec­tion du consom­ma­teur (OPC) et la Ré­gie du bâ­ti­ment du Qué­bec (RBQ). En fait, nous dit-on, bon an mal an, le do­maine de la ré­no­va­tion do­mi­ci­liaire gé­nère plus de 6 000 de­mandes de la part de con­som­ma­teurs à l’OPC. Ain­si, en 2009, les agents de la pro­tec­tion du consom­ma­teur ont re­çu des mil­liers de de­mandes de ren­sei­gne­ments concer­nant des pro­blèmes liés à la ré­no­va­tion. Pour sa part, la Ré­gie traite an­nuel­le­ment des cen­taines de plaintes concer­nant la mau­vaise qua­li­té des tra­vaux.

Sa­voir com­pa­rer

Dans un tel contexte, les spé­cia­listes re­com­mandent aux con­som­ma­teurs de ne pas si­gner sur-le-champ le contrat que l’on pour­rait leur pro­po­ser pour des tra­vaux de ré­no­va­tion in­té­rieure ou ex­té­rieure. Pre­nez le temps de ré­flé­chir. Il se­ra tou­jours pos­sible de vous en­ga­ger quelques jours plus tard. Faites une vé­ri­fi­ca­tion au­près de deux ou trois en­tre­prises afin de com­pa­rer les prix et les ser­vices qui vous sont pro­po­sés. Ré­sis­tez à la de­mande de ver­ser im­mé­dia­te­ment un acompte..., re­com­mandent les gens de l’OPC.

Per­mis en règle

Par ailleurs, avant de si­gner quoi ce que soit pour au­to­ri­ser des tra­vaux de ré­no­va­tion ou de construc­tion, vérifiez au­près de la Ré­gie du bâ­ti­ment si l’in­di­vi­du qui se pré­tend en­tre­pre­neur dans ces do­maines est vrai­ment en règle, c’est-à-dire s’il dé­tient une li­cence ap­pro­priée aux tra­vaux à réa­li­ser. En ef­fet, les en­tre­pre­neurs doivent af­fi­cher en tout temps leur nu­mé­ro de li­cence sur leurs pu­bli­ci­tés, es­ti­ma­tions, sou­mis­sions, contrats et états de compte, de même que sur leurs vé­hi­cules et leurs chan­tiers. Ce nu­mé­ro de 10 chiffres doit être in­di­qué de la fa­çon sui­vante: Li­cence RBQ : 1234-5678-90 (exemple). En fai­sant af­faire avec un en­tre­pre­neur qui dé­tient une li­cence ap­pro­priée de la RBQ, vous avez l’as­su­rance que cette per­sonne a dé­mon­tré ses com­pé­tences et sa sol­va­bi­li­té. De plus, si les tra­vaux ef­fec­tués par cet en­tre­pre­neur ne sont pas à votre sa­tis­fac­tion et que ce der­nier re­fuse d’y re­mé­dier, vous pour­rez por­ter plainte à la Ré­gie, qui pour­ra vous ai­der à ré­gler le li­tige. Si vous confiez vos tra­vaux do­mi­ci­liaires à un in­con­nu, vous ris­quez qu’ils ne soient ja­mais ter­mi­nés et que votre acompte dis­pa­raisse à tout ja­mais. En­fin, si le soi-di­sant en­tre­pre­neur vous pro­pose d’être payé au noir, c’est-à-dire sans taxe ni fac­ture, vous n’au­rez au­cun re­cours contre lui en cas de pro­blème. Pour toute in­for­ma­tion sup­plé­men­taire sur la ré­no­va­tion do­mi­ci­liaire, com­mu­ni­quez avec le bu­reau ré­gio­nal de l’Of­fice de la pro­tec­tion du consom­ma­teur ou de la Ré­gie du bâ­ti­ment le près de chez vous.

Un­bon­ré­no­va­teur­sau­ra­vous conseiller­ju­di­cieu­se­ment.

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