Le fran­çais à dé­fendre

« Rien n’est plus im­por­tant, pour la na­tion qué­bé­coise, que la langue fran­çaise. La loi 101 re­pré­sente le geste le plus si­gni­fi­ca­tif qu’a fait un gou­ver­ne­ment du Qué­bec dans les 40 der­nières an­nées. Grâce à cette loi, le fran­çais est de­ve­nu la langue pu­bl

Le Nord - - ACTUALITÉS - LA­POINTE MYCHEL

Mo­nique Guay

La dé­pu­tée de Ri­vière-du-Nord et porte-pa­role du Bloc qué­bé­cois en ma­tière de fran­co­pho­nie par­ti­ci­pait alors au ren­dez-vous fran­co­phile or­ga­ni­sé par le Mou­ve­ment Lau­ren­tides fran­çais en col­la­bo­ra­tion avec la So­cié­té nationale des Qué­bé­coises et Qué­bé­cois des Lau­ren­tides et pré­sen­té à l’Hô­tel de ré­gion de Saint-Jé­rôme. On comp­tait éga­le­ment sur la pré­sence à cet évé­ne­ment de, no­tam­ment, l’an­cien pre­mier mi­nistre du Qué­bec Bernard Lan­dry, le dé­pu­té pé­quiste de Bor­duas Pierre Cur­zi et l’écri­vain Yves Beau­che­min, qui ont pris la pa­role à tour de rôle de­vant les quelque 200 per­sonnes réunies pour l’oc­ca­sion. Cha­cun des in­vi­tés in­sis­tant sur la né­ces­si­té de se por­ter à la dé­fense de la langue fran­çaise au Qué­bec.

Res­pec­ter sa langue

D’ ailleurs, ques­tion dé­fense du fran­çais, la dé­pu­tée Mo­nique Guay a re­le­vé les ac­tions de sa for­ma­tion po­li­tique à cet égard. « Vous sa­vez, le Bloc Qué­bé­cois a du­re­ment tra­vaillé pour la re­con­nais­sance de la na­tion qué­bé­coise. Le com­bat n’est mal­heu­reu­se­ment pas ter­mi­né puisque nous conti­nuons à lut­ter de toutes nos forces pour ob­te­nir les droits qui doivent dé­cou­ler de cette re­con- nais­sance à titre de na­tion. Re­con­naître la na­tion qué­bé­coise, ça veut aus­si vou­loir dire res­pec­ter sa langue, le fran­çais… » de dire Mme Guay. Et les choses ne sont pas né­ces­sai­re­ment fa­ciles. « Mal­heu­reu­se­ment, les lois fé­dé­rales contre­disent car­ré­ment la loi 101. La loi sur les langues of­fi­cielles qui prône le bi­lin­guisme, nie qu’au Qué­bec, la langue of­fi­cielle, c’est le fran­çais. Les en­tre­prises sous ju­ri­dic­tion fé­dé­rale oeu­vrant sur le ter­ri­toire qué­bé­cois ne sont pas sou­mises à la Charte de la langue fran­çaise et n’ont pas à la res­pec­ter en ce qui concerne les rai­sons so­ciales. Pour ces mêmes en­tre­prises sous ju­ri­dic­tion fé­dé­rale, la loi 101 ne s’ap­plique pas quant à la langue de tra­vail.Ain­si même si un tra­vailleur qué­bé­cois porte plainte au­près de l’Of­fice de la langue fran­çaise, il n’y a rien à faire. C’est in­ad­mis­sible ».

Sur­vivre

À cet égard, Mme Guay a par­lé de pro­jets de loi dé­po­sés à la Chambre des com­munes par le Bloc qué­bé­cois pour que les en­tre­prises sous ju­ri­dic­tion fé­dé­rale soient sou­mises à la Charte de la langue fran­çaise. « Nous avons éga­le­ment sou­mis un pro­jet vi­sant à sous­traire le Qué­bec de la loi ca­na­dienne sur le mul­ti­cul­tu­ra­lisme et nous avons ré­cla­mé le droit pour le Qué­bec de maî­tri­ser lui-même la ré­gle­men­ta­tion des té­lé­com­mu­ni­ca­tions. La langue, la culture et l’iden­ti­té consti­tuent les fon­de­ments de la na­tion qué­bé­coise et c’est pour­quoi tous ces pro­jets sou­mis par le Bloc Qué­bé­cois sont cru­ciaux pour per­mettre au Qué­bec non seule­ment de s’épa­nouir à titre de na­tion, mais aus­si de sur­vivre… » note-t-elle.

«La­langue,la­cul­tu­reetl’iden­ti­té­cons­ti­tuent­les­fon­de­ments­de­la­na­tion­qué­bé­coise…» consi­dè­reMo­ni­queGuay.

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