CHÈRE LIT­TÉ­RA­TURE

Le Nord - - LITTERAIRES LE NORD - Ca­té­go­rieu­ni­ver­si­té Fi­na­liste Sa­rahLa­lan­cette Uni­ver­si­té­duQué­be­cenOu­taouais Cam­pusSaint-Jé­rôme

Tu es pour moi une réelle pas­sion, tu me donnes Le goût du bon­heur. Tu em­portes si sou­vent mon es­prit loin de la réa­li­té que par­fois, je me de­mande, Et si c’était vrai? Et si toutes ces his­toires que tu me ra­contes et aux­quelles je crois tant étaient réelles? Où es-tu?, toi qui me com­pren­dras à tra­vers cette fo­lie lit­té­raire, peut-être Folle je suis, peut-être at­ten­dais-je La guerre de la fin du monde pour té­moi­gner de cet Aveu­gle­ment qui nous guette tous. Bien que je m’éloigne, ce qui est sûr, c’est qu’au fond, Je l’ai­mais. Je ne vou­lais qu’une chose, que nous soyons En­semble, c’est tout. Chère lit­té­ra­ture, même si par­fois je dois t’aban­don­ner quelque temps, Se­ras-tu là? M’at­ten­dras-tu tou­jours au bout de ces in­ter­mi­nables jour­nées? Tu sais que tou­jours je te re­vien­drai, car vois-tu, J’ai l’an­goisse lé­gère rien qu’à de­voir te faire at­tendre. Ces en­fants d’ailleurs, vien­dront-ils à ma re­lève lorsque mes yeux ne suf­fi­ront plus à dé­lec­ter tes tendres mots? Je suis em­preinte d’une Fas­ci­na­tion qui n’a d’égale que la dou­ceur de la Soie qui en- gendre la Ten­ta­tion. Je n’ai en­vers toi au­cune Hé­si­ta­tion, tu es dans ma vie une grande Ré­vé­la­tion. Lit­té­ra­ture, toi, mon Pre­mier amour, tu m’as dé­mon­tré La condi­tion hu­maine, la vraie. Certes, La mé­ta­mor­phose des gens qui vieillissent, tout comme moi, me fait peur, car je ne voudrais pas de­voir te quit­ter. Même s’il y avait Un en­fant à ma porte, là, tu gar­de­rais tou­jours ta place dans ma vie. Le temps d’un ou­ra­gan, tout peut chan­ger, mais pré­sen­te­ment, j’écris Les pages de notre amour et je dé­sire que tu m’ac­com­pagnes toute ma vie. C’est comme Le pia­niste pour qui la mu­sique est vi­tale, ce sont tes mots qui me font vivre. Le par­fum de tes pages m’en­ivre. Je me sens comme L’idiot, ou plu­tôt comme L’étran­ger qui dé­couvre un nou­veau monde chaque jour. En­fin, Le temps n’est rien, puis­qu’il se sus­pend lorsque nous sommes en­semble. Je dois t’ad­mettre que c’est Le qua­trième été qui a été ré­vé­la­teur de notre amour, puisque c’est Sans rien ni per­sonne au coeur de Juillet que je t’ai dé­cou­vert. Toutes ces choses qu’on ne s’est pas dites, qu’il nous reste à par­ta­ger, me donnent l’en­vie de de­ve­nir L’ar­ra­cheuse de temps pour te gar­der à mes cô­tés pour l’éter­ni­té. Bref, je t’écris sim­ple­ment Parce que je t’aime. Peut-être est-ce trop, peut-être est-ce dé­pla­cé ou mal, mais j’ai pour mon dire que Même le mal se fait bien. Vois-tu, je te lis comme je t’écris, c’est-à-dire À ciel ou­vert. L’ombre du vent frôle si dou­ce­ment ma peau, ici, main­te­nant, qu’elle ra­mène tout mon être à la réa­li­té, celle que je tente d’ou­blier avec peine. Je n’ai qu’une re­quête en­vers toi chère lit­té­ra­ture, Sauve-moi, fais­moi tout ou­blier et amène-moi dans des mondes uto­piques et ir­réa­listes comme tu le fais dé­jà si bien.

Au plai­sir de se re­voir sous peu.

Sa­rahLa­lan­cette

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