UN EN­TRE­TIEN DE LA PIS­CINE ÉCO­LO

Quand on pense à l’en­tre­tien de la pis­cine, le chlore est lar­ge­ment uti­li­sé. Il existe pour­tant es so­lu­tions plus éco­lo­giques.

Le Nord - - POINT DE VUE - LA­POINTE MY­CHEL

En fait, les études prouvent qu’au Québec, on es­time à 300 000 le nombre de pis­cines. Et cha­cune d’elle consomme en moyenne 200$ d’élec­tri­ci­té pour la fil­tra­tion de 75 000 litres d’eau, dont une par­tie est re­nou­ve­lée au cours de l’été.

Désa­gré­ments

De­puis de très nom­breuses an­nées, c’est le chlore qui y est lar­ge­ment uti­li­sé pour pré­ve­nir les germes et l’ap­pa­ri­tion des algues. Il en faut en moyenne 30 kg pour as­sai­nir une pis­cine du­rant un été. À ce­la s’ajoutent les al­gi­cides et sta­bi­li­sa­teurs de pH. Au­tant de pro­duits chi­miques qui vont se re­trou­ver dans l’en­vi­ron­ne­ment. C’est sans comp­ter que le chlore cause de plus cer­tains désa­gré­ments: rou­geurs aux yeux, as­sè­che­ment de la peau, dé­té­rio­ra­tion des maillots de bain. Des études af­firment même qu’il est à l’ori­gine de pro­blèmes res­pi­ra­toires comme l’asthme.

Le sel

Quels sont les moyens autres que le chlore pour faire le tra­vail? En fait, cer­tains af­firment que l’ave­nir est au sel! Les sys­tèmes de trai­te­ment au sel sont en ef­fet de­ve­nus très po­pu­laires, après avoir été pré­sen­tés comme étant plus éco­lo­giques que les tra­di­tion­nels trai­te­ments au chlore. Comme le sel de table tra­di­tion­nel, le pro­duit uti­li­sé contient du so­dium et du chlore. Le prin­cipe est très simple: on sa­ture de sel l’eau de la pis­cine à rai­son de 40 kg pour 10 000 litres d’eau, ce qui fait une concen­tra­tion de 3 000 ppm. Lorsque l’eau sa­lée de la pis­cine passe entre les élec­trodes d’un ap­pa­reil (ap­pe­lé chlo­ri­na­teur ou élec­tro­ly­seur) conçu pour ce trai­te­ment, il se pro­duit des chocs élec­triques. Ceux­ci coupent en deux la mo­lé­cule de sel et gé­nèrent ain­si du chlore na­tu­rel pour dés­in­fec­ter l’eau.Au fi­nal, la concen­tra­tion de sel dans la pis­cine est dix fois moins im­por­tante que dans la mer, et la concen­tra­tion de chlore est in­fé­rieure à celle que pro­duit le trai­te­ment au chlore clas­sique, en plus d’être stable.

Mais...

Le prin­ci­pal avan­tage du sys­tème de trai­te­ment au sel est que la concen­tra­tion de chlore dans la pis­cine est tou­jours égale, ce qui fait di­mi­nuer de fa­çon dras­tique les cor­vées d’en­tre­tien, en plus d’évi­ter l’en­tre­po­sage et la ma­ni­pu­la­tion du chlore en gra­nules, en pas­tilles ou sous forme li­quide. Le hic? On conti­nue d’avoir du chlore dans la pis­cine que l’on vide de moi­tié une fois par an­née, en plus du sel qui s’en ira dans l’en­vi­ron­ne­ment. Une pis­cine moyenne de 40 000 litres né­ces­site 240 kg de sel la pre­mière an­née, puis 100 kg par an­née sub­sé­quente. Chaque an­née, on en­voie donc 100 kg de sel dans les égouts, sous la forme d’une eau sa­lée qui ne peut être re­trai­tée par les sta­tions d’épu­ra­tion et qui tend à conta­mi­ner nos cours d’eau et la nappe phréa­tique. Cette mé­thode est donc loin d’être sans im­pact sur l’en­vi­ron­ne­ment. De plus, le prix de l’élec­tro­ly­seur est éle­vé: de 1 300 à 2 500$. Avec l’aide de Dé­cor­mag

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