PLUS DE 625 CA­NA­DIENS VIC­TIMES DE FRAUDE

Une fraude toute simple qui fonc­tionne au­tant par té­lé­phone que par cour­riel a sou­ti­ré plus de 2,1M$ à en­vi­ron 625 per­sonnes au pays, en plus de ceux qui ne se sont pas ma­ni­fes­tés.

Le Nord - - DIVERTISSEMENT ET CULTURE -

Les vic­times re­çoivent un té­lé­phone ou un cour­riel d’un pré­ten­du proche qui est en dif­fi­cul­té et qui de­mande un trans­fert d’ar­gent urgent. On sur­nomme sou­vent cette ar­naque « fraude de grands-pa­rents » puisque ceux-ci sont par­ti­cu­liè­re­ment naïfs dans ces si­tua­tions. Le frau­deur ap­pelle en di­sant « grand-ma­man, c’est toi? » et celle-ci ré­pond « Da­vid? Paul? », par exemple. Une fois qu’il a le nom, il ex­plique qu’il a be­soin d’ar­gent pour sor­tir de pri­son ou de l’hô­pi­tal. La vic­time trans­fère l’ar­gent as­sez ra­pi­de­ment, sans avoir le temps de ré­flé­chir. Par cour­riel, le frau­deur pirate un compte de mes­sa­ge­rie et en­voie un ap­pel à l’aide à tous les contacts. Il peut même scru­ter les an­ciens cour­riels pour dé­ni­cher des in­for­ma­tions per­son­nelles pour rendre son mes­sage plus cré­dible. Si vous re­ce­vez un coup de fil d’un proche qui se dit en dif­fi­cul­té, as­su­rez-vous qu’il s’agit de la bonne per­sonne en lui po­sant quelques ques­tions per­son­nelles, même si la si­tua­tion est ur­gente. Si vous re­ce­vez un cour­riel de ce genre, dites-vous qu’il est peu pro­bable qu’un proche vous de­mande de l’ar­gent par cour­riel…

Mars 500

Les as­tro­nautes se­raient en me­sure d’al­ler sur la pla­nète Mars d’ici 20 ou 30 ans. De­puis le 3 juin, six vo­lon­taires cou­ra­geux par­ti­cipent à une si­mu­la­tion de 520 jours, nom­mée Mars 500, qui re­crée les condi­tions d’un tel voyage. Ils sont en­fer­més à l’Ins­ti­tut des pro­blèmes mé­di­caux bio­lo­giques de Mos­cou. Se­lon la po­si­tion de l’or­bite des pla­nètes Terre et Mars, entre 55 et 400 mil­lions de ki­lo­mètres les sé­parent; le voyage pren­dra donc en­vi­ron 520 jours. Leur ex­pé­rience se­ra sé­pa­rée en trois par­ties : plus de 250 jours uni­que­ment pour se rendre sur Mars (si­mu­lée), où ils sé­jour­ne­ront un mois, pour prendre 240 autres jours pour re­ve­nir. On étu­die­ra les ef­fets psy­cho­lo­giques et phy­siques d’un tel confi­ne­ment, comme le sen­ti­ment d’iso­le­ment, l’ex­po­si­tion à la lu­mi­no­si­té ar­ti­fi­cielle uni­que­ment, la qua­li­té de l’air, etc. Un Fran­çais, un Ita­lo-Co­lom­bien, un Chi­nois et trois Russes ont été choi­sis par­mi 6 500 can­di­da­tures. Ils de­vront ra­tion­ner la nour­ri­ture, qui est la même que celle des as­tro­nautes de la sta­tion spa­tiale in­ter­na­tio­nale, et n’au­ront droit qu’à une seule douche tous les 15 jours. Ils com­mu­ni­que­ront avec leur fa­mille par cour­riel de fa­çon très li­mi­tée et si l’un d’eux aban­donne le pro­jet, il se­ra consi­dé­ré comme mort en mis­sion. Pour suivre leurs aven­tures, ren­dez-vous au mars500main.apps­pot.com.

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