AU TRA­VAIL ET IN­CA­PABLE DE POUR­VOIR À SES BE­SOINS

Le Nord - - ACTUALITÉS -

M. Sam Ha­mad, mi­nistre de l’Em­ploi et de la So­li­da­ri­té so­ciale M. Gilles Robert, dé­pu­té de Pré­vost D’une fa­çon gé­né­rale, nous pou­vons dire, et ce­la avec fier­té, qu’au Québec nous vi­vons dans une so­cié­té de confort. Les pays qui af­fichent une feuille de route su­pé­rieure à la nôtre sont rares. Ce­ci ayant été dit, nous pou­vons et de­vons même, cher­cher à cor­ri­ger les manques exis­tants. C’est dans cet es­prit que je porte à votre at­ten­tion le manque sui­vant. Nos moins for­tu­nés bé­né­fi­cient d’aide de la so­cié­té via le pro­gramme de so­li­da­ri­té so­ciale. Dans cette ca­té­go­rie de ci­toyens se trouvent ceux qui peuvent tra­vailler, mais qui n’ont pas d’em­ploi, et ceux qui sont in­ca­pables de tra­vailler (les in­aptes au tra­vail). Ma fille de 46 ans qui est han­di­ca­pée est dans cette ca­té­go­rie. Son loyer de $900, est plus que rai­son­nable. Pour ce qu’elle re­çoit il n’y a ab­so­lu­ment rien in­fé­rieur à un strict mi­ni­mum de $1000. Si De­nise pou­vait prendre soin d’elle-même et vivre dans un HLM, elle pour­rait mieux ar­ri­ver, comme elle le fai­sait an­té­rieu­re­ment avant sa der­nière ma­la­die. Aus­si, si De­nise avait 65 ans, elle re­ce­vrait en­vi­ron $225 de plus par mois. Les gens qui sont en foyer et clas­si­fiés in­aptes au tra­vail ne re­çoivent tout sim­ple­ment pas as­sez pour vivre se­lon nos normes de mi­ni­mum ac­cep­table par notre so­cié­té. Une ca­té­go­rie spé­ci­fique pour ces ci­toyens doit donc être éta­blie, avec les ajus­te­ments qui s’im­posent. Je n’ai au­cune idée du nombre de per­sonnes dans la même si­tua­tion que ma fille… mais que ce chiffre soit bas ou éle­vé, nous ne de­vons pas lais­ser ces ci­toyens à part en­tière poi­ro­ter ain­si. D’un pa­pa qui vieillit et qui fi­ni­ra par man­quer de sous…

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