UN RÔLE PLUS IM­POR­TANT POUR LES PHAR­MA­CIENS

«En Al­ber­ta, en Co­lom­bie-Bri­tan­nique, au Nou­veau-Bruns­wick et en On­ta­rio, les phar­ma­ciens peuvent pro­lon­ger, re­nou­ve­ler et par­fois, sous cer­taines condi­tions, pres­crire des mé­di­ca­ments. Pen­dant ce temps, au Québec, nous tar­dons à don­ner ces mêmes pou­voirs

Le Nord - - ACTUALITÉS - LA­POINTE MY­CHEL

La dé­pu­tée de la cir­cons­crip­tion de Mi­ra­bel et porte-pa­role de l’op­po­si­tion of­fi­cielle en ma­tière de Lois pro­fes­sion­nelles se dit ain­si d’avis que la Loi «de­vrait per­mettre aux phar­ma­ciens du Québec de jouer un rôle ac­cru dans les soins de san­té de pre­mière ligne». «Ils pour­raient ain­si pro­lon­ger des or­don­nances lorsque la si­tua­tion du pa­tient est cli­ni­que­ment stable, in­ter­ve­nir lors­qu’il s’agit d’ajus­ter la thé­ra­pie mé­di­ca­men­teuse, voire ini­tier un trai­te­ment de ces­sa­tion ta­ba­gique ou amor­cer des trai­te­ments pour cer­taines af­fec­tions mi­neures comme par exemple une conjonc­ti­vite, une nau­sée de gros­sesse ou une rhi­nite al­ler­gique (ex: herbe à poux)» note-t-elle.

Mé­de­cin de fa­mille

Pour la dé­pu­tée cette nou­velle fa­çon de faire per­met­trait en quelque sorte d’ap­por­ter une so­lu­tion à une si­tua­tion pro­blé­ma­tique : la pé­nu­rie de mé­de­cins de fa­mille au Québec. «Plus d’un Qué­bé­cois sur quatre n’a pas de mé­de­cin de fa­mille » , rap­pelle Mme Beau­doin. «Il faut donc in­no­ver et re­gar­der ce qui se fait ailleurs pour amé­lio­rer l’ac­cès aux soins. Ajus­ter notre lé­gis­la­tion ac­tuelle à la réa­li­té per­met­trait, tout comme c’est le cas au Nou­veau-Bruns­wick, d’évi­ter des mil­liers de vi­sites de pa­tients à l’ur­gence et chez le mé­de­cin». Qui plus est, la dé­pu­tée Beau­doin pré­co­nise un par­tage des com­pé­tences dans le do­maine de la san­té. « Nos pro­fes­sion­nels de la san­té ne doivent plus tra­vailler en vase clos. Il faut fa­vo­ri­ser le par­tage des com­pé­tences entre eux pour sou­la­ger notre ré­seau pu­blic de san­té. Nos phar­ma­ciens ont les com­pé­tences né­ces­saires et sont ca­pables d’en faire da­van­tage, d’au­tant qu’ils sont 5 200 à pra­ti­quer dans l’une des 1 700 phar­ma­cies du Québec. Il faut main­te­nant sans plus hé­si­ter leur of­frir cette pos­si­bi­li­té».

De­ni­seBeau­doin

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