UNE ÉNER­GIE QUI GAGNE DU TER­RAIN

Comme plu­sieurs autres sys­tèmes de chauf­fage, le gaz na­tu­rel a beau­coup évo­lué au cours des 20 der­nières an­nées. Son ef­fi­ca­ci­té éner­gé­tique s’est trouve ain­si gran­de­ment amé­lio­rée.

Le Nord - - ACTUALITÉS - RE­NAULT PHI­LIPPE

D’ailleurs, le nombre de ré­si­dences ayant re­cours au gaz na­tu­rel au Québec connaît une nette pro­gres­sion de­puis quelques an­nées, plu­sieurs ayant dé­ci­dé de lais­ser tom­ber le ma­zout au pro­fit de ce sys­tème qui a fait ses preuves. Plus de 150 000 foyers uti­lisent cette éner­gie. Son prix est d’en­vi­ron 25% moins cher que ce­lui du ma­zout, ce qui équi­vaut à ce­lui de l’élec­tri­ci­té. Un ap­pa­reil à haute ef­fi­ca­ci­té éner­gé­tique peut of­frir un ren­de­ment al­lant jus­qu’à 95%. Il est tou­te­fois im­por­tant de s’as­su­rer d’un bon état du ma­té­riel, puisque si désuet, son ren­de­ment peut des­cendre sous les 70%. Lors­qu’on prend en consi­dé­ra­tion que près de 60% de sa fac­ture d’éner­gie est liée au chauf­fage, il est pré­fé­rable de s’as­su­rer d’avoir la meilleure ins­tal­la­tion pos­sible. L’au­tomne est par ailleurs le mo­ment idéal pour vé­ri­fier l’état de son ap­pa­reil de chauf­fage cen­tral, s’il est âgé de plus de dix ans. Il faut par­ti­cu­liè­re­ment être at­ten­tif à l’usure, au bruit et à la ten­sion dans la cour­roie (pour les gé­né­ra­teurs avec ven­ti­la­teur à cour­roie), aux traces d’huile le long de con- duits, du ré­ser­voir et sous le mo­teur ain­si qu’à la fa­ci­li­té à mettre l’ap­pa­reil en marche. Point po­si­tif: une fois le sys­tème ins­tal­lé, il est pos­sible de l’uti­li­ser pour ali­men­ter une cui­si­nière, un foyer, un bar­be­cue ou en­core un chauffe-eau re­qué­rant cette éner­gie. Aus­si, le gaz na­tu­rel se veut plus sé­cu­ri­taire que l’on pour­rait le pen­ser. Plus lé­ger que l’air, il s’élè­ve­ra tout sim­ple­ment dans l’at­mo­sphère sans for­mer d’ac­cu­mu­la­tion au sol, comme le gaz pro­pane, en cas de fuite. L’ajout d’un com­po­sé or­ga­nique lui don­nant une forte odeur per­met de dé­tec­ter sa pré­sence dans l’air à des concen­tra­tions de moins de 1 %.

Pas sans failles

Mais le gaz na­tu­rel n’est pas sans faille et com­porte deux prin­ci­paux in­con­vé­nients. Tout d’abord, il n’est pas to­ta­le­ment propre. Bien que plus éco­lo­gique que les autres com­bus­tibles fos­siles sur le mar­ché (le ma­zout, par exemple), il émet une cer­taine quan­ti­té de gaz à ef­fet de serre (CO2) et d’oxyde d’azote. Autre as­pect non né­gli­geable: il ne s’agit pas d’une éner­gie re­nou­ve­lable, mais bien d’une res­source épui­sable qui ne pour­ra pas être ex­ploi­ter in­dé­fi­ni­ment. Cer­tains es­timent que qu’elle se­ra to­ta­le­ment épui­sée au dé­but des an­nées 2070.

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