MÊMES PRIN­CIPES POUR TOUS LES ÉLUS

En ma­tière d’éthique, les mêmes bases et prin­cipes doivent s’ap­pli­quer à tous les élus du Québec.

Le Nord - - ACTUALITÉS - LA­POINTE MY­CHEL

C’est la po­si­tion qu’a dé­fen­due mar­di der­nier l’Union des mu­ni­ci­pa­li­tés du Québec, par la voie de son pré­sident et maire de Saint-Jé­rôme Marc Gas­con, de­vant la Com­mis­sion de l’amé­na­ge­ment du ter­ri­toire, dans le cadre des consul­ta­tions sur le pro­jet de loi 109, Loi sur l’éthique et la dé­on­to­lo­gie en ma­tière mu­ni­ci­pale.

Deux poids deux

me­sures

À l’amorce de son té­moi­gnage, M.Gas­con, a ap­puyé plu­sieurs des me­sures pro­po­sées au pro­jet de loi 109 et s’est dit heu­reux que le lé­gis­la­teur ait op­té pour une ap­proche qui s’ins­pire du pro­jet de loi 48, Code d’éthique et de dé­on­to­lo­gie pour les membres de l’As­sem­blée na­tio­nale. «Cette ap­proche re­joint la po­si­tion de l’UMQ à l’ef­fet qu’en ma­tière d’éthique, il ne de­vrait pas y avoir de po­li­tique du deux poids deux me­sures et qu’en ce sens, les mêmes bases et prin­cipes doivent gou­ver­ner les élus pro­vin­ciaux et mu­ni­ci­paux. C’est pour­quoi nous de­man­dons éga­le­ment que les pro­jets de loi 48 et 109 soient adop­tés en même temps» de dire Mon­sieur Gas­con.

Mêmes pou­voirs

Le pro­jet de loi 109 ré­pond, dit-on, à plu­sieurs égards aux at­tentes de l’UMQ «en ins­tau­rant no­tam­ment un cadre lé­gal pré­voyant des règles d’éthique iden­tiques pour tous les élus mu­ni­ci­paux et une for­ma­tion obli­ga­toire pour ceux-ci, ce qui per­met­tra d’agir en amont des di­lemmes éthiques». C’est dans cette pers­pec­tive que l’Union de­mande de don­ner au com­mis­saire à l’éthique, qui re­lè­ve­ra de la Com­mis­sion mu­ni­ci­pale, les mêmes pou­voirs que ceux du com­mis­saire à l’éthique pré­vus au pro­jet de loi 48, «soit no­tam­ment ce­lui de trans­mettre aux élus mu­ni­ci­paux des avis écrits et mo­ti­vés sur toute ques­tion concer­nant les obli­ga­tions qui leur in­combent en ver­tu de leur code d’éthique, et ce, en amont des si­tua­tions». Aus­si, le pro­jet de loi 109, in­siste-t-on, «de­vrait pré­voir que l’élu ne com­met pas un man­que­ment à son code d’éthique pour un acte ou une omis­sion s’il a an­té­rieu­re­ment fait une de­mande d’avis au com­mis­saire et si cet avis a conclu que l’acte ou l’omis­sion n’en­freignent pas le code d’éthique». Dans ses re­com­man­da­tions, l’Union de­mande éga­le­ment que la sanc­tion vi­sant une sus­pen­sion d’un membre d’un conseil mu­ni­ci­pal pour une pé­riode pou­vant al­ler jus­qu’à 180 jours soit re­ti­rée de la liste des sanc­tions pré­vues au pro­jet de loi 109, «puis­qu’elle est conçue pour des man­que­ments graves à l’éthique qui re­lèvent da­van­tage de la com­pé­tence des tri­bu­naux de droit com­mun».

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