DES SO­LU­TIONS EN AT­TEN­DANT

De­puis lun­di, la deuxième uni­té de dé­bor­de­ment, qui avait été créée quelques jours au­pa­ra­vant, ap­par­tient do­ré­na­vant au dé­par­te­ment de pneu­mo­lo­gie.

Le Nord - - ACTUALITÉS - RI­CHER DA­VID

« Notre per­son­nel peut main­te­nant souf­fler un peu», dé­clare la pré­si­dente du syn­di­cat des in­fir­miers et in­fir­mières auxi­liaires, Nan­cy Moss. Cette so­lu­tion est tou­te­fois tem­po­raire puisque des tra­vaux aux trois éta­blis­se­ments du CSSS de Saint-Jé­rôme se­ront exé­cu­tés en 2011.

Autre so­lu­tion à court terme

L’ajout d’un pré­po­sé à l’uni­té de dé­bor­de­ment au pre­mier étage est une autre so­lu­tion, dite tem­po­raire, sur la­quelle les deux par­tis se sont en­ten­dus le 23 sep­tembre der­nier, à la suite d’un se­cond dé­brayage de la part de l’équipe de tra­vail du ma­tin. «Ou­vrir une autre uni­té était une bonne idée en soi. Ce­pen­dant, deux jours plus tard, on se rend compte que ce­la ne fonc­tionne pas comme il fau­drait», dé­clare la pré­si­dente. «Elles doivent se dé­pla­cer de l’ur­gence jus­qu’au pre­mier étage pour don­ner les soins né­ces­saires aux pa­tients», ajoute-t-elle. Jeu­di der­nier, 67 pa­tients se trou­vaient sur ci­vières alors que le per­mis est de 39. Le taux d’oc­cu­pa­tion s’éle­vait à 172 %. Treize in­fir­miers et cinq in­fir­mières auxi­liaires étaient en fonc­tion en ma­ti­née. Le syn­di­cat et la di­rec­tion du CSSS de Saint-Jé­rôme ont clon­clu lun­di soir der­nier d’ajou­ter deux in­fir­mières aux uni­tés de dé­bor­de­ment. Le but de cette so­lu­tion, elle aus­si tem­po­raire, était d’al­lé­ger la tâche aux membres du per­son­nel in­fir­mier.

Que des so­lu­tions

tem­po­raires?

De­puis le 20 sep­tembre der­nier, les so­lu­tions trou­vées ne sont que pour une du­rée à court terme. «Lors de notre réunion mer­cre­di, l’em­ployeur et le Conseil des ser­vices es­sen­tiels ont pris la dé­ci­sion de for­mer un se­cond co­mi­té qui éva­lue­ra la si­tua­tion que vivent ac­tuel­le­ment les in­fir­miers et in­fir­mières auxi­liaires de l’ur­gence», ex­plique Nan­cy Moss. Cette éva­lua­tion se tien­dra vrai­sem­bla­ble­ment la se­maine pro­chaine. Ces quelque dix jours d’es­sai per­met­tront de sa­voir si les deux so­lu­tions ap­por­tées ont eu l’ef­fet es­comp­té sur la sur­charge du tra­vail des in­fir­miers et in­fir­mières auxi­liaires. Lors d’un ap­pel du Conseil des ser­vices es­sen­tiels jeu­di ma­tin, les in­fir­miers et in­fir­mières auxi­liaires ont été for­cés de ren­trer au tra­vail sans quoi un juge dé­bar­quait sur les lieux les obli­geants à ré­in­té­grer leur poste. Après s’être consul­tée, l’équipe du ma­tin a dé­ci­dé de re­tour­ner au tra­vail. Pen­dant une par­tie de la jour­née, la di­rec­tion ain­si que le syn­di­cat se sont ren­con­trés au­tour d’une table afin de trou­ver d’autres so­lu­tions au pro­blème. Du cô­té de la di­rec­tion, on dit in­ten­si­fier le rap­port avec les employés. Ques­tion­né sur les so­lu­tions à court terme, le di­rec­teur du CSSS Saint-Jé­rôme, François Ther­rien, a dé­cla­ré que «pour ré­gler les pro­blèmes à l’ur­gence, il nous faut l’au­to­ri­sa­tion du mi­nistre de la San­té ain­si que de l’ar­gent ver­sé par ce der­nier». Douze lits ont été ou­verts. Vingt-huit autres se­ront dis­po­nibles pro­chai­ne­ment.

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