COM­BUS­TION EF­FI­CACE DU BOIS

Pour des rai­sons de pro­tec­tion d’en­vi­ron­ne­ment, mais éga­le­ment ques­tion éco­no­mies sur les frais de chauf­fage d’ap­point, les pro­prié­taires d’ins­tal­la­tions de chauf­fage au bois doivent ap­prendre et mettre en pra­tique les tech­niques re­quises pour en as­su­rer

Le Nord - - COMMUNAUTAIRE - LA­POINTE MY­CHEL

En uti­li­sant la bonne mé­thode, on réus­sit ai­sé­ment à di­mi­nuer la quan­ti­té de bois né­ces­saire pour chauf­fer votre mai­son, à ré­duire la pol­lu­tion in­té­rieure et ex­té­rieure oc­ca­sion­née par la fu­mée de bois, à abais­ser la fré­quence des ra­mo­nages et à ac­croître les avan­tages et le plai­sir du chauf­fage au bois.

Trans­for­ma­tions

Il faut sa­voir qu’en brû­lant, le bois de chauf­fage su­bit trois trans­for­ma­tions. Soient : L’éva­po­ra­tion de l’eau. Jus­qu’à la moi­tié du poids d’une bûche fraî­che­ment cou­pée est consti­tuée d’eau. Après un sé­chage suf­fi­sant, la te­neur en eau est ré­duite à en­vi­ron 20 p. 100. À me­sure que le bois chauffe dans la chambre de com­bus­tion, l’eau s’évapore tout en consom­mant de l’éner­gie ther­mique. Plus le bois est hu­mide, plus il faut d’éner­gie ther­mique pour faire éva­po­rer l’eau. C’est pour­quoi le bois de chauf­fage hu­mide siffle, gré­sille et brûle dif­fi­ci­le­ment, alors que le bois bien sé­ché prend feu et brûle fa­ci­le­ment. Le dé­ga­ge­ment de fu­mée.

Lorsque

la tem­pé­ra­ture du bois s’élève au-des­sus du point d’ébul­li­tion de l’eau, ce­lui-ci se met à fu­mer. La fu­mée est le signe concret de la dé­com­po­si­tion du bois mas­sif qui se va­po­rise en un nuage de gaz com­bus­tible et de gout­te­lettes de gou­dron. La fu­mée elle-même brû­le­ra moyen­nant une tem­pé­ra­ture suf­fi­sam­ment éle­vée et la pré­sence d’oxy­gène. Quand la fu­mée brûle, elle pro­duit les flammes brillantes qui ca­rac­té­risent la com­bus­tion du bois. Ce­pen­dant, la fu­mée qui ne brûle pas dans la chambre de com­bus­tion sort de l’ap­pa­reil pour se re­trou­ver dans le tuyau de rac­cor­de­ment et la che­mi­née, où elle se condense et forme des dé­pôts de créo­sote ou bien s’échappe dans l’at­mo­sphère sous forme de pol­lu­tion. La fu­mée non brû­lée re­pré­sente une perte d’ef­fi­ca­ci­té puis­qu’elle ren­ferme une grande par­tie de l’éner­gie to­tale fournie par le bois. Les ins­tal­la­tions à com­bus­tion évo­luée sont conçues de fa­çon à brû­ler la fu­mée avant qu’elle ne quitte le poêle; voi­là donc une des rai­sons pour les­quelles elles sont plus ef­fi­caces que les vieilles ins­tal­la­tions. La car­bo­ni­sa­tion. Au fur et à me­sure que le feu pro­gresse et que la plus grande par­tie des gaz et du gou­dron se sont éva­po­ré du bois, il ne reste que du char­bon. Le char­bon est consti­tué presque en­tiè­re­ment de car­bone; il pro­duit une lueur rouge en brû­lant et un peu de flamme ou de fu­mée lors­qu’il dis­pose d’oxy­gène en quan­ti­té suf­fi­sante. Le char­bon est un bon com­bus­tible qui brûle fa­ci­le­ment. Tou­te­fois, la com­bus­tion du char­bon pro­duit sou­vent du mo­noxyde de car­bone, un pol­luant d’air in­té­rieur qui est no­cif.

Com­bus­tion évo­luée

En pra­tique, les trois phases de la com­bus­tion du bois sur­viennent si­mul­ta­né­ment. En ef­fet, les gaz du bois peuvent s’en­flam­mer pen­dant que les ex­tré­mi­tés de la bûche sont rouges en rai­son de la com­bus­tion du char­bon et que l’eau en­core pré­sente à l’in­té­rieur du bois conti­nue à s’éva­po­rer. Pour brû­ler le bois ef­fi­ca­ce­ment, il s’agit de par­ve­nir à une éva­po­ra­tion ra­pide de l’eau et de faire en sorte que la fu­mée brûle avant de quit­ter la chambre de com­bus­tion. Dans les nou­veaux mo­dèles d’ap­pa­reils à com­bus­tion évo­luée, les flammes se ré­par­tissent en deux zones sou­vent vi­sibles : celle de la flamme pri­maire qui s’élève du bois et celle de la flamme se­con­daire trans­pa­rente qui tour­billonne au-des­sus du bois. Dans les mo­dèles per­fec­tion­nés, non seule­ment la com­bus­tion est meilleure et moins polluante, mais la flamme a meilleure al­lure, ce qui re­pré­sente un avan­tage non né­gli­geable.

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