Sup­port aux proches ai­dants

Le Nord - - FRONT PAGE -

Cette ex­cel­lente nou­velle a été dé­voi­lée ven­dre­di der­nier par la mi­nistre res­pon­sable des Aî­nés, Mme Mar­gue­rite Blais, et le pré­sident de So­jec­ci II, M.An­dré Cha­gnon. Se­lon ce qui a été an­non­cé, le Car­re­four de sou­tien aux ai­dants des Lau­ren­tides s’est vu at­tri­buer une en­ve­loppe de 100 000 $. Avec cette somme, le Car­re­four doit, d’ici jan­vier 2011, réa­li­ser une pla­ni­fi­ca­tion stra­té­gique trien­nale, conce­voir un plan d’ac­tion an­nuel, pla­ni­fier la mise en place d’un gui­chet d’ac­cès et dé­ter­mi­ner les ser­vices à être dis­pen­sés. Mis en place par L’Ap­pui pour les proches ai­dants, ce car­re­four se­ra ap­pe­lé au cours des pro­chains mois à éla­bo­rer un pro­gramme de ser­vices de sou­tien per­son­na­li­sés vi­sant à mieux ou­tiller les proches ai­dants dans leur mis­sion d’ac­com­pa­gne­ment. L’Ap­pui a été ins­ti­tué en no­vembre 2009 par le gou­ver­ne­ment du Québec et la fa­mille Lu­cie et An­dré Cha­gnon, par l’en­tre­mise de la so­cié­té So­jec­ci II ltée.Son man­dat est de gé­rer un fonds de 200 mil­lions de dol­lars sur dix ans des­ti­né à sou­te­nir des per­sonnes qui contri­buent, sans ré­mu­né­ra­tion,à don­ner des soins à des proches at­teints d’une in­ca­pa­ci­té si­gni­fi­ca­tive ou per­sis­tante pou­vant com­pro­mettre leur main­tien à do­mi­cile. «Le geste que nous fai­sons au­jourd’hui est une ré­ponse di­recte à tous ces êtres ex­cep­tion­nels qui ont pro­fi­té de la consul­ta­tion pu­blique de 2007 sur les condi­tions de vie des aî­nés pour nous éveiller à une réa­li­té mé­con­nue, leur dure réa­li­té de proche ai­dant. Le voeu que je for­mule à l’oc­ca­sion de ce lan­ce­ment, c’est que les car­re­fours de sou­tien aux ai­dants soient une porte d’en­trée ac­ces­sible, utile et ré­con­for­tante pour ces per­sonnes à la re­cherche d’un ap­pui concret dans leur mis­sion quo­ti­dienne» a dé­cla­ré, ven­dre­di, la mi­nistre Blais. Au Québec, on es­time à 300 000 le nombre de per­sonnes qui rem­plissent le rôle d’ai­dants au­près d’aî­nés, per­met­tant ain­si à ceux-ci de de­meu­rer à do­mi­cile. Ces ai­dants éprouvent de la dif­fi­cul­té à conci­lier leur vie per­son­nelle et pro­fes­sion­nelle avec leurs ac­ti­vi­tés d’ai­dants en rai­son de la lour­deur de leur tâche. De son cô­té, M.An­dré Cha­gnon, pré­sident de la so­cié­té So­jec­ci II ltée,et lui-même proche ai­dant au­près de sa conjointe Lu­cie, a ré­ité­ré son en­thou­siasme en­vers les dé­marches en­tre­prises par L’Ap­pui. «Le vieillis­se­ment de la po­pu­la­tion fait en sorte que de plus en plus de per­sonnes consacrent temps et éner­gie au bien-être de leurs proches en perte d’au­to­no­mie. Ces ai­dants ont be­soin d’ap­pui, de for­ma­tion, de re­con­nais­sance et de ré­pit pour conti­nuer. » C’est à l’ini­tia­tive de la Table ré­gio­nale des aî­nés des Lau­ren­tides que notre ré­gion a te­nu en avril 2009 la Jour­née des Proches Ai­dants avec un grand A au Chan­te­clerc de Sainte-Adèle. Au cours de ce col­loque a été ren­due pu­blique une vaste en­quête sur les condi­tions de vie des proches ai­dants des Lau­ren­tides et sur leur sa­tis­fac­tion à l’égard de la qua­li­té et la quan­ti­té des ser­vices re­çus. De cet évé­ne­ment ma­jeur est né le Co­mi­té ré­gio­nal des Proches Ai­dants, lieu de concer­ta­tion réunis­sant tous les ac­teurs so­cioé­co­no­miques et po­li­tiques des Lau­ren­tides concer­nés par la pro­blé­ma­tique des proches ai­dants. C’est de ce ce­la qu’est is­su le Car­re­four de sou­tien aux ai­dants des Lau­ren­tides (CSAL). «Pour plu­sieurs d’entre nous qui nous consa­crons bé­né­vo­le­ment à la cause des proches ai­dants de­puis de nom­breuses an­nées, parce nous avions eu nous-mêmes à nous oc­cu­per de pa­rents ou de conjoints et que nous connais­sions in­ti­me­ment leur réa­li­té, la ve­nue de L’Ap­pui est une bé­né­dic­tion» com­mente Mme Gil­berte La­tour, pré­si­dente du CSAL .

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