AS­SEZ DES DÉ­CHETS ET DU PILLAGE

COMP­TOIR D’EN­TRAIDE DE SAINT-JÉ­RÔME Des ser­vices mu­ni­ci­paux Du pillage

Le Nord - - ACTUALITÉS - MY­CHEL LA­POINTE

Les di­ri­geants de Cen­traide Lau­ren­tides en ont plein le dos (pour ne pas dire d’autre chose) de voir que leur comp­toir d’en­traide sert en quelque sorte de dé­po­toir pour cer­tains ci­toyens et de « bar ou­vert » pour d’autres…

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trans­con­ti­nen­tal. ca En point de presse tôt lun­di ma­tin der­nier, la di­rec­trice gé­né­rale de Cen­traide Lau­ren­tides, Mme Su­zanne M.Pi­ché ne mâ­chait pas ses mots pour ex­pri­mer le ras le bol qui anime les sa­la­riés et bé­né­voles de l’or­ga­nisme. « Trop sou­vent, on se re­trouve avec des pots de pein­ture, des vieux pneus et des fau­teuils trop abî­més. Je ne com­prends pas pour­quoi les choses en sont ain­si. On n’est pas des ré­cu­pé­ra­teurs ou des re­cy­cleurs. La mis­sion du comp­toir d’en­traide est d’ai­der les gens dans le be­soin. Mais il y a des li­mites. Si cer­taines choses ne font plus l’af­faire des gens qui nous les ap­portent, ça ne fe­ra pas plus l’af­faire de ceux que nous vou­lons ai­der… » de lan­cer Mme Pi­ché, avec un ton d’exas­pé­ra­tion dans la voix. En fait, pour Mme Pi­ché, les choses ne sont pour­tant pas com­pli­quées. « Parce qu’il s’agit d’ai­der, le Comp­toir d’en­traide de Saint-Jé­rôme n’ac­cepte pas les vieux ma­te­las sales, les di­vans dé­fon­cés, les pièces au­to­mo­biles, les pneus, les bat­te­ries, les ma­té­riaux de construc­tion, en somme tous les ar­ticles qui sont com­plè­te­ment in­uti­li­sables, parce que mal­propres ou en pi­teux état. Nous dé­si­rons rap­pe­ler à tous qu’il existe des ser­vices mu­ni­ci­paux pour se dé­bar­ras­ser des or­dures ». Ce n’est d’ailleurs pas un ha­sard si les gens de Cen­traide Lau­ren­tides ont choi­si de te­nir leur ren­contre avec les re­pré­sen­tants de la presse ré­gio­nale lun­di ma­tin, après une par­tie du week-end au cours du­quel le comp­toir était fer­mé. C’était pour of­frir un aper­çu vi­suel de la si­tua­tion avant l’ar­ri­vée des bé­né­voles et l’ou­ver­ture des portes. Le spec­tacle était ef­fec­ti­ve­ment dé­so­lant. En fait, les di­ri­geants de Cen­traide Lau­ren­tides in­vitent la po­pu­la­tion à conti­nuer à faire des dons en ayant en tête que ce qui est don­né doit être, in­siste-t-on, réu­ti­li­sable. « Les coûts de ges­tion des vi­danges sont énormes pour Cen­traide Lau­ren­tides et mettent en pé­ril le re­tour de sommes im­por­tantes dans la com­mu­nau­té » plaide-t-on. C’est aus­si sans comp­ter que Cen­traide doit aus­si faire face à un pro­blème d’en­ver­gure, le pillage. « En plus de pri­ver les uti­li­sa­teurs du comp­toir de vê­te­ments et d’ob­jets de bonne qua­li­té, le pillage crée aus­si beau­coup de dé­chets. En de­hors des heures d’ou­ver­ture, les gens dé­posent leurs dons à l’ex­té­rieur, pas tou­jours dans la chute, sou­vent le long du mur. Avant que les dons soient ra­mas­sés par les bé­né­voles, des pilleurs fouillent les sacs et s’em­parent des ob­jets ayant le plus de va­leur, le plus sou­vent pour les vendre dans des mar­chés aux puces ou dans des ventes-dé­bar­ras. Le pillage dé­cou­rage les bé­né­voles qui se re­trouvent face à un amon­cel­le­ment de vê­te­ments et d’ob­jets épar­pillés, sa­lis, trem­pés, in­uti­li­sables » ex­plique Mme Manon Fex, di­rec­trice du Comp­toir d’en­traide de Saint-Jé­rôme. D’ailleurs afin d’évi­ter le pillage, les ci­toyens sont en­cou­ra­gés à al­ler por­ter leurs dons du­rant les heures d’ou­ver­ture du Comp­toir, du lun­di au ven­dre­di, de 9 h à 16 h 30, et le sa­me­di, de 9 h à mi­di. Le Comp­toir est main­te­nant si­tué au 601, rue Lachaîne à Saint-Jé­rôme

Ma­nonFex,Su­zan­neM.Pi­chéetVio­let­teGin­gras­deCen­trai­deLau­ren­ti­de­ses­pè­rentque le­mes­sa­ge­fi­ni­ra­par­pas­ser.

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