L’AN­CIEN MAIRE DÉ­BOU­TÉ

Le Nord - - POINT DE VUE -

J’ima­gine que vous ne sa­viez pas plus que moi la si­gni­fi­ca­tion de l’acro­nyme MAMROT uti­li­sé par My­chel La­pointe dans son texte de la page 3 de la se­maine der­nière. Il s’agit du mi­nis­tère des Af­faires mu­ni­ci­pales, des Ré­gions et de l’Oc­cu­pa­tion du Ter­ri­toire. Les fonc­tion­naires qui ont re­bap­ti­sé ain­si l’an­cien mi­nis­tère des Af­faires mu­ni­ci­pales doivent avoir eu un or­gasme en choi­sis­sant cette ap­pel­la­tion pit­to­resque. Pas­sons. Dans ce texte nous ap­pre­nions que le mi­nis­tère n’en­quê­te­ra pas dans le dos­sier du Quar­tier 50+ comme l’avait de­man­dé l’an­cien maire des an­nées ’80, Jean-Claude Hé­bert. Ce der­nier cri­ti­quait le mode de fi­nan­ce­ment des ins­tal­la­tions du Quar­tier 50+ sous la forme d’une lo­ca­tion de la bâ­tisse au lieu d’un achat. Il de­man­dait au mi­nis­tère de ré­éva­luer sa dé­ci­sion d’ac­cep­ter la lo­ca­tion. L’an­cien maire sou­te­nait ou in­si­nuait que cette fa­çon de faire n’était pas dans l’in­té­rêt pu­blic. Le mi­nis­tère a dé­ci­dé que la ville de Saint-Jé­rôme avait pro­cé­dé cor­rec­te­ment dans cette af­faire et a re­fu­sé d’ou­vrir une en­quête là-des­sus. C’est une gifle bien mé­ri­tée. Il était grand temps que cet ob­jec­teur de conscience se fasse re­mettre à sa place par une ins­ti­tu­tion re­con­nue. De­puis la der­nière élec­tion mu­ni­ci­pale, où il n’était pas can­di­dat, l’an­cien maire JeanC­laude Hé­bert s’acharne contre l’ad­mi­nis­tra­tion Gas­con se fai­sant le porte-pa­role du par­ti de l’op­po­si­tion mu­ni­ci­pale en jouant au re­dres­seur de torts. Il au­rait pu fa­ci­le­ment se pré­sen­ter contre le maire Gas­con et of­frir à la po­pu­la­tion sa vi­sion de l’ave­nir. Il a choi­si sa po­si­tion de gé­rant d’es­trade, c’est moins com­pro­met­tant. Avait-il peur de man­ger une dé­ge­lée c’est-à-dire de su­bir une cui­sante dé­faite? C’est pro­ba­ble­ment ce qui se­rait ar­ri­vé car la po­pu­la­tion a ap­puyé mas­si­ve­ment l’ad­mi­nis­tra­tion Gas­con. La cam­pagne de sa­lis­sage or­ches­trée par l’an­cien maire avec les can­di­dats bat­tus à plate cou­ture au der­nier scru­tin ne lève pas et n’ap­porte rien de po­si­tif au dé­bat pu­blic. Le MAMROT a pris la bonne dé­ci­sion et j’es­père que Mon­sieur Hé­bert a com­pris. Ce n’est pas sûr car l’an­cien po­li­ti­cien semble dur de com­pre­nure. Quand on ne veut pas com­prendre... Il de­vrait en pro­fi­ter pour ré­vi­ser sa po­si­tion dans les autres dos­siers qu’il dé­fend car il est gé­né­ra­le­ment aus­si à cô­té de la plaque dans ses in­si­nua­tions mal fon­dées. Plu­sieurs se de­mandent d’ailleurs quels in­té­rêts il re­pré­sente ou en­core quelle mouche l’a pi­qué. Cher­chez à sa­voir. Il ne re­tourne pas les ap­pels de My­chel La­pointe, c’est son droit. My­chel au­rait de bonnes ques­tions pour lui.

Lan­dry

Quand l’an­cien Pre­mier mi­nistre Ber­nard Lan­dry dé­clare ‘Je suis éton­né que des gens in­tel­li­gents comme MM. Legault et Facal prennent une voie aus­si illo­gique’ en par­lant de leur nou­veau mou­ve­ment po­li­tique, il m’étonne. C’est comme si M. Lan­dry af­fir­mait que pen­ser dif­fé­rem­ment de lui était illo­gique et dé­mon­trait une dé­faillance de l’in­tel­li­gence. C’est gros de la part de ce­lui qui a eu une car­rière po­li­tique bien rem­plie. Il y en a qui vieillissent mal.

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