LA MA­LA­DIE DE LYME, VOUS CONNAIS­SEZ?

Le Nord - - HISTOIRE DE CRIMES -

La ma­la­die de Lyme tire son nom de la ville où elle a été dé­cou­verte aux États-Unis en 1977. La bac­té­rie Bor­re­lia burg­dor­fe­ri, res­pon­sable de la ma­la­die, est trans­mise par une tique. Même si elle est prin­ci­pa­le­ment trans­mise aux sou­ris à pattes blanches et aux cerfs de Vir­gi­nie, l’hu­main et les ani­maux de com­pa - gnie peuvent éga­le­ment contrac­ter la bac­té­rie. Heu­reu­se­ment au Québec, seule­ment 10% des tiques sont por­teuses du Bor­re­lia burg­dor­fe­ri. « Les prin­ci­paux lieux de trans­mis­sions sont les herbes hautes et les ré­gions boi­sées. À ces en­droits la tique peut mon­ter sur la tige et s’ac- cro­cher à nous » , in­forme Syl­vie Lacoursière, mé­de­cin-conseil à la Di­rec­tion de san­té pu­blique. Trois phases bien dis­tinctes ca­rac­té­risent la ma­la­die de Lyme. Au pre­mier stade, une plaque rouge en forme de cible se for­me­ra à l’en­droit de la pi­qûre. « Une ré­ac­tion cu­ta­née ap­pa­raît gé­né­ra­le­ment dix jours après avoir été pi­qué. La plu­part du temps celle-ci est ac­com­pa­gnée de dou­leurs mus­cu­laires, de fièvre et de maux de tête. Il faut être vi­gi­lant car sou­vent la plaque passe in­aper­çue et ce n’est qu’après que les gens dé­ve­loppent des pro­blèmes » , ré­vèle Dre Lacoursière. Dans un deuxième temps, de quelques jours à quelques se­maines après l’ap­pa­ri­tion de la plaque rouge, d’autres symp­tômes sur­viennent aux ar­ti­cu­la­tions, au sys­tème neu­ro­lo­gique et au coeur. Quant à la phase trois, qui peut s’étendre de quelques mois jus­qu’à quelques an­nées, elle donne lieu à des com­pli­ca­tions beau­coup plus sé­vères pou­vant me­ner à des pro­blèmes car­diaques et ar­ti­cu­laires. Il existe des moyens pour évi­ter qu’une tique nous choi­sisse comme hôte. Il ne faut pas mar­cher hors des sen­tiers, por­ter des vê­te­ments longs et clairs, car la tique de­vient fon­cée lors­qu’elle a pris son re­pas san­guin. Il faut éga­le­ment le bas de nos pan­ta­lon dans nos chaus­settes, por­ter un cha­peau et des chaus­sures fer­mées, se mettre un in­sec­ti­fuge et s’exa­mi­ner lors­qu’on re­vient d’une bal­lade en fo­rêt. « Si mal­gré tout une tique par­ve­nait à s’ac­cro­cher, il est pos­sible de l’ex­traire avec une pince fine en ti­rant dans un mou­ve­ment cons­tant. Tou­te­fois, il faut faire at­ten­tion de ne pas bri­ser la ca­ra­pace. Si on en­lève la tique dans les pre­mières 24 heures, les chances d’être in­fec­té sont presque nulles», di­vulgue Dre Lacoursière. Une di­zaine de cas par an­née sont diag­nos­ti­qués au Québec. En Mau­ri­cie et au Centre-du-Québec un seul a été re­cen­sé en 2008. Mal­gré tout, la ré­gion fi­gu­rait au troi­sième rang en 2008 et au qua­trième en 2009 pour le nombre de tiques rap­por­tées aux fins d’ana­lyse.

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