MU­SIQUE ET LE SEXE

Le Nord - - HISTOIRE DE CRIMES -

Les deux fris­sons se res­semblent. Dès que l’on re­con­naît le pre­mier ac­cord d’une toune, d’une mu­sique de film ou d’une sym­pho­nie qu’on aime, il y a comme un mou­ve­ment de troupes au bas du ventre. Exac­te­ment comme le sexe! Et dès que le mor­ceau mu­si­cal se met en branle, on se laisse trans­por­ter par le point du non re­tour. Exac­te­ment comme le sexe! « Ca y est, c’est par­ti! » Et quand la pìèce mu­si­cale prend fin, on se dit : « Mau­dit qu’c’est bon! » et on file ga­ga. Exac­te­ment comme le sexe! Bon, il n’y au­rait pas de mu­sique sans sexe, c’est vrai! Le sexe passe de­vant par la force des choses. Mais vous voyez où je veux en ve­nir! D’ailleurs, plu­sieurs ba­by boo­mers m’ont dit que, pen­dant un cer­tain temps, ils n’ont fait l’amour que sur les airs de Pink Floyd ou de Led Zep­pe­lin.

La mu­sique dans la peau

Le pre­mier ac­cord pla­qué au pia­no de Ben­ny and the Jets ( El­ton John), l’in­tro à la gui­tare de Ca­li­for­nia Drea­min ( The Mamas and The Pa­pas), le « one two th­ree four » de I saw her stan­ding there ( Beatles) le sif­fle­ment de Lind­berg ( Char­le­bois), les pre­mières notes au pia­no d’Ima­gine ( John Len­non), l’en­vo­lée à la gui­tare d’un air de fla­men­co, les pre­miers ac­cords co­chon d’un blues joué sur le coin d’une rue à New York, l’in­tro d’En­ter Sand­man ( Me­tal­li­ca), tous ces « points de non re­tour » nous mettent dans un état presque se­cond. Ils nous ar­rachent à la vie quo­ti­dienne en nous fai­sant chan­ger de peau à la vi­tesse de l’éclair. J’ai un exemple en poche pour vous. Une fois, j’ai ac­com­pa­gné une fille à des noces. Dès que les pre­miers ac­cords d’un char­les­ton ont ré­son­né, les sou­liers ont vo­lé sous les tables, la fille a sau­té sur la piste de danse et les pieds frap­paient le plan­cher comme un mar­teau pi­queur. La fille ve­nait de chan­ger de peau. Le char­les­ton fi­ni, elle est ve­nue se ras­seoir cal­me­ment. Heu­reuse. Dé­ten­due. Ga­ga. La fois où mon kid est sor­ti de scène (ML)Les Jeux d’hi­ver des 50 ans et plus n’au­ront pas lieu en 2011 dans les Lau­ren­tides. En ef­fet, lors du der­nier Conseil d’ad­mi­nis­tra­tion ré­gio­nal du Ré­seau FADOQ des Lau­ren­tides, les ad­mi­nis­tra­teurs pré­sents ont adop­té une ré­so­lu­tion afin d’in­ter­rompre les pro­chains Jeux d’hi­ver 50+, de fa­çon à for­mer un co­mi­té d’étude pour ré­vi­ser cet évé­ne­ment. Ce Fes­ti­val spor­tif hi­ver­nal, pour les per­sonnes de 50 ans et mieux, en au­rait été à sa 4e édi­tion en fé­vrier 2011.

Co­mi­té d’étude

«Nous sommes fiers d’avoir dé­ve­lop­pé ce nou­vel évé­ne­ment pour les aî­nés en 2008 », sou­ligne M. Gilles Legault, pré­sident du Ré­seau FADOQ des Lau­ren­tides. « Notre di­rec­teur gé­né­ral, M. Mi­chael Le­duc, a ef­fec­tué un tra­vail co­los­sal afin de pro­duire et réa­li­ser ces jeux uniques au Québec. Notre re­grou­pe­ment ré­gio­nal a ou­vert ses portes après avoir joué son pre­mier mor­ceau rock avec un band, il avait les yeux cha­vi­rés. « C’était écoeu­rant pa­pa! » . C’est tout ce qu’il a dit.

Le pou­voir

J’ai tou­jours vu le disc jo­ckey comme un dé­miurge au pou­voir in­soup­çon­né. Du bout des doigts il nous fait pas­ser d’un état se­cond à l’autre à sa guise. Il peut chan­ger l’hu­meur du genre hu­main au mo­ment où il le veut bien. Il a le pou­voir, comme di­raient les fans de l’uni­vers de La guerre des étoiles. à tous les aî­nés du Québec, et d’ailleurs, en les in­vi­tant à par­ti­ci­per, sur une pé­riode de 6 jours à des épreuves de ho­ckey, de cur­ling, de ski al­pin, de ski de fond et de ra­quette », pour­suit-il. «C’est avec fier­té que je vous an­nonce que mes col­lègues, sié­geant au Conseil d’ad­mi­nis­tra­tion pro­vin­cial du Ré­seau FADOQ, ont man­da­té un co­mi­té afin d’étu­dier la prise en charge des Jeux d’hi­ver 50+ par le se­cré­ta­riat pro­vin­cial. De notre cô­té (dans les Lau­ren­tides), nous man­da­tons aus­si un co­mi­té afin d’étu­dier la trans­for­ma­tion de l’évé­ne­ment pro­vin­cial, que nous avons dé­ve­lop­pé, en évé­ne­ment ré­gio­nal. De plus, notre ob­jec­tif se­ra d’être la ré­gion hô­tesse, pour l’éven­tuelle pre­mière édi­tion, de la Fi­nale pro­vin­ciale des Jeux d’hi­ver FADOQ », conclut M.Legault.

Un re­cul

Pour sa part, M. Le­duc croit qu’il est im­por­tant de prendre un peu de re­cul face à l’évé­ne­ment qu’il a dé­ve­lop­pé avec plu­sieurs par­te­naires et col­la­bo­ra­teurs. «Nous avons été in­no­va­teurs dans les Lau­ren­tides, tout en ayant une vi­sion pro­vin­ciale plu­tôt que ré­gio­nale, puis­qu’au­cun autre évé­ne­ment si­mi­laire à ce­lui-ci n’existe au Québec. Là, je pour­rai sou­te­nir mes col­lègues du Ré­seau FADOQ lors de l’im­plan­ta­tion d’une éven­tuelle fi­nale pro­vin­ciale qui cir­cu­le­ra an­nuel­le­ment dans plu­sieurs ré­gions du Québec. Pa­ral­lè­le­ment, nous dé­ve­lop­pe­rons une pro­gram­ma­tion ré­gio­nale lau­ren­tienne me­nant éven­tuel­le­ment à cette fi­nale pro­vin­ciale» sou­ligne-t-il. «Il faut se le dire, ce sont plu­sieurs per­sonnes qui ont contri­bué à la pla­ni­fi­ca­tion et à la réa­li­sa­tion des Jeux d’hi­ver 50+, au cours des der­nières an­nées… Je tiens à les re­mer­cier et sou­haite pou­voir comp­ter sur eux pour réa­li­ser les pro­chaines étapes », conclut-il.

Djet­teCat-Ca­the­ri­neHar­dyBa­ri­beau

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