LA CAL­VI­TIE; UNE AF­FAIRE D’HOMME ET DE FEMME

Le deux tiers des adultes cau­ca­siens au­ront une cal­vi­tie quel­conque à un mo­ment don­né de leur vie. Alors, qu’est-ce qui cause la perte im­por­tante de che­veux? Que faire?

Le Nord - - DIVERTISSEMENT ET CULTURE -

Se­lon un ar­ticle pa­ru dans la re­vue Bel âge, la cal­vi­tie com­mune, ap­pe­lée alo­pé­cie an­dro­gé­nique, est due par des fac­teurs gé­né­tiques. Chez plu­sieurs per­sonnes, il s’agit d’un phé­no­mène hé­ré­di­taire re­lié à l’hor­mone mas­cu­line, soit la tes­to­sté­rone. On re­con­naît l’alo­pé­cie an­dro­gé­nique par la di­mi­nu­tion de che­veux de chaque cô­té des tempes et le front. Un rond se dé­gar­nit alors à l’ar­rière de la tête. Au fil du temps, les deux zones s’élar­gissent et, un mo­ment don­né, le mo­dèle clas­sique de la couronne che­ve­lue fait son ap­pa­ri­tion. N’im­porte quel mé­de­cin peut tou­te­fois vous ga­ran­tir que la perte de che­veux ne si­gni­fie pas né­ces­sai­re­ment que vous de­vien­drez chauve. Su­bir un gros stress ou un trau­ma­tisme peut pro­vo­quer une chute de che­veux. Après quelques mois, ils re­pous­se­ront.

In­no­va­tions tech­no­lo­giques

Plu­sieurs pro­grès tech­no­lo­giques peuvent pro­cu­rer de bons ré­sul­tats. C’est no­tam­ment le cas avec deux trai­te­ments mé­di­caux. Le pre­mier, soit le fi­nas­té­ride, oblige l’in­di­vi­du à ava­ler un com­pri­mer tous les jours sans ar­rêt. Dans le cas contraire, la perte de che­veux re­com­men­ce­ra. Le fi­nas­té­ride fait obs­tacle aux ef­fets de la DHT (une hor­mone dé­ri­vée de la tes­to­sté­rone qui dé­truit les fol­li­cules pi­leux). Ce pro­duit ar­rête donc la perte de che­veux et peut contri­buer à la re­pousse. Il peut ce­pen­dant en­traî­ner quelques ef­fets se­con­daires. No­tam­ment une de li­bi­do. Gé­né­ra­le­ment, au bout de cinq à six mois, tout rentre dans l’ordre. Quant au trai­te­ment par le mi­noxi­dil, il né­ces­site l’ap­pli­ca­tion d’une so­lu­tion sur le cuir che­ve­lu et ce, le ma­tin et le soir. Ce li­quide a pour but de sti­mu­ler la cir­cu­la­tion san­guine afin que les fol­li­cules soient bien vas­cu­la­ri­sés, oxy­gé­nés ain­si qu’en meilleure san­té. Les hommes et les femmes peuvent uti­li­ser ce pro­duit.

Trai­te­ment chi­rur­gi­cal

La greffe ca­pil­laire se pra­tique sous anes­thé­sie lo­cale. Le mé­de­cin pré­lève une bande de cuir che­ve­lu dans la ré­gion oc­ci­pi­tale du crâne. Il la dé­coupe par la suite mi­nu­tieu­se­ment en gref­fons conte­nant de un à quatre che­veux. Une fois la ci­ca­trice re­fer­mée, il suf­fit d’at­tendre deux à trois mois pour qu’un nou­veau che­veu ap­pa­raisse ain­si qu’un an pour voir le ré­sul­tat fi­nal de la greffe.

La bio­sti­mu­la­tion au la­ser

On uti­lise la bio­sti­mu­la­tion au la­ser dans le but d’amé­lio­rer l’as­pect ain­si que la tex­ture des che­veux. Cette mé­thode peut aus­si être uti­li­sée pour ac­ti­ver la re­pousse. La sti­mu­la­tion est ren­due pos­sible grâce à une émis­sion de lu­mière rouge par l’in­ter­mé­diaire d’un casque com­por­tant une cen­taine de la­sers, tous à basse in­ten­si­té. La lu­mière entre dans le cuir che­ve­lu sans dou­leur. Cette éner­gie per­met la cir­cu­la­tion san­guine don­nant ain­si un meilleur ap­port en oxy­gène du fol­li­cule et une ré­ac­ti­va­tion des fol­li­cules qui se pré­parent à tom­ber.

La cal­vi­tie au fé­mi­nin

Les hommes ne sont pas les seuls de­voir faire face à la cal­vi­tie. C’est éga­le­ment le cas chez la gent fé­mi­nine. Elle le vit tou­te­fois dif­fé­rem­ment. Se­lon les sta­tis­tiques, près de 30 % des femmes ont une cal­vi­tie quel­conque. Elle est ré­pan­due dans dif­fé­rentes sec­tions de la tête de ma­nière égale. De plus, il est rare de re­trou­ver le front dé­gar­nit. L’in­gé­ra­tion de cer­tains mé­di­ca­ments et les troubles de la glande thy­roïde sont deux fac­teurs qui causent la perte de che­veux dans le groupe fé­mi­nin. Mais cer­taines pa­tho­lo­gies pro­voquent un dés­équi­libre hor­mo­nal en­traî­nant une perte de che­veux sans que ce soit un pro­blème d’ordre gé­né­tique. L’ap­proche thé­ra­peu­tique de­vient alors plus dé­li­cate. Si le mé­de­cin craint une pa­tho­lo­gie sous-ja­cente, il re­com­man­de­ra alors des prises de sang et des exa­mens avec un en­do­cri­no­logue.

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