Gas­con sa­tis­fait des vé­ri­fi­ca­tions Hat­tem ré­clame la trans­pa­rence…

Ré­no­va­tions à la mai­son de Pierre Rat­té

Le Nord - - ACTUALITÉS - My­chel La­pointe

Le di­rec­teur gé­né­ral ad­joint de Saint-Jé­rôme, M.Pierre Rat­té, a fait ré­no­ver sa ré­si­dence de Ter­re­bonne il y a quelques an­nées par l’en­tre­pre­neur L’ar­che­vêque & Ri­vest qui a ob­te­nu par le pas­sé des contrats de la mu­ni­ci­pa­li­té. Même s’il consi­dère que l’his­toire re­lève de la vie pri­vée de M.Rat­té, le maire Marc Gas­con a fait faire des vé­ri­fi­ca­tions et conclut que tout a été fait dans les règles de l’art. Pour sa part, le chef de Vi­sion Saint-Jé­rôme, M.Andrew Hat­tem, ré­clame de la trans­pa­rence de la part de l’ad­mi­nis­tra­tion mu­ni­ci­pale et de­mande que Pierre Rat­té pré­sente ses fac­tures de ré­no­va­tions.

Ain­si donc, une nou­velle his­toire se­coue la Ville de Saint-Jé­rôme alors qu’on af­fir­mait sur les ondes de LCN en dé­but d’après-mi­di sa­me­di que le di­rec­teur gé­né­ral ad­joint de Saint-Jé­rôme, M.Pierre Rat­té, a fait ré­no­ver sa ré­si­dence de Ter­re­bonne an­nées par L’ar­che­vêque & Ri­vest.

Cette his­toire n’est pas sans rap­pe­ler celle vé­cue en oc­tobre der­nier par le maire, M.Marc Gas­con, qui a dû se dé­fendre pour des ré­no­va­tions (exé­cu­tées par L’ar­che­vêque & Ri­vest) à sa ré­si­dence du quar­tier St-Pierre. M.Gas­con, on s’en sou­vient, avait mis les fac­tures des ré­no­va­tions de sa ré­si­dence à la dis­po­si­tion des mé­dias, pour consul­ta­tions.

Vé­ri­fi­ca­tions

Lun­di en dé­but de soi­rée, le maire Marc Gas­con ré­agis­sait au dos­sier par voie de com­mu­ni­qué.

« Bien que ce­la ne re­lève pas du maire, aus­si­tôt que j’ai été in­for­mé de cette si­tua­tion, j’ai de­man­dé au DG, M. Éric Lachapelle, de vé­ri­fier toutes les in­for­ma­tions à l’ef­fet que M. Rat­té ait uti­li­sé les ser­vices d’un en­tre­pre­neur qui a fait des af­faires avec la Ville. Évi­dem­ment, ma prio­ri­té a été de de­man­der au DG de vé­ri­fier si tout avait été fait dans les règles de l’art. En date d’au­jourd’hui, la di­rec­tion gé­né­rale m’a confir­mé que rien ne me per­met­tait de croire le contraire. M.Rat­té a uti­li­sé des ser­vices comme tout autre ci­toyen peut le faire au quo­ti­dien. Pour le reste, ce­la re­lève du do­maine pri­vé » dé­clare M.Gas­con.

En outre, le maire a te­nu à rap­pe­ler que « de­puis le 1er jan­vier der­nier, la Ville de Saint-Jé­rôme et comme l’en­semble des mu­ni­ci­pa­li­tés du Québec ont été te­nues de res­ser­rer leurs règles avec la po­li­tique de ges­tion contrac­tuelle concer­nant tous les ac­teurs du monde mu­ni­ci­pal (les four­nis­seurs, les employés et les élus) fai­sant af­faire avec la Mu­ni­ci­pa­li­té. De plus, la Ville de Saint-Jé­rôme au­ra à adop­ter au cours de l’an­née 2011 un nou­veau code d’éthique comme le pré­voit la loi ».

De la trans­pa­rence…

Pour sa part, M.Andrew Hat­tem semble être moins convain­cu que les choses sont aus­si simples.

«Cette si­tua­tion n’a vrai­ment pas de bon sens… » ré­agit M.Hat­tem, éga­le­ment par voie de com­mu­ni­qué lun­di soir. « Il n’y a pas de mal à faire agran­dir sa ré­si­dence et le nu­mé­ro deux de la ville a le droit de choi­sir l’en­tre­pre­neur vou­lu. Là où il y a un pro­blème, c’est que le maire a dû aban­don­ner la pré­si­dence de l’UMQ pour des al­lé­ga­tions si­mi­laires concer­nant le lien entre la ville de Saint-Jé­rôme et la firme L’Ar­che­vêque et Ri­vest. De­vant cette si­tua­tion, Pierre Rat­té doit pré­sen­ter pu­bli­que­ment ses fac­tures afin de prou­ver qu’il a payé pour les tra­vaux… En plus, Marc Gas­con doit de­man­der à tous les hauts fonc­tion­naires de la ville et aux conseillers mu­ni­ci­paux de dé­cla­rer de bonne foi tous les contrats exé­cu­tés pour ceux-ci avec des en­tre­prises qui ont tra­vaillé pour la ville. C’est une ques­tion de trans­pa­rence ».

Dé­nei­ge­ment

Par la même oc­ca­sion, Andrew Hat­tem ré­agit à un autre dos­sier concer­nant la Ville de Saint-Jé­rôme.

« Par­lant de trans­pa­rence, de­puis sa fon­da­tion, Vi­sion Saint-Jé­rôme re­vient sou­vent sur les thèmes trans­pa­rence et en­det­te­ment. La pu­bli­ca­tion d’une en­quête du Jour­nal de Mon­tréal, pu­bliée le lun­di 24 jan­vier, ex­plique mieux pour­quoi Saint-Jé­rôme est la ville la plus en­det­tée par­mi les 25 plus po­pu­leuses du Québec… Il en coûte 14 250 $ par ki­lo­mètre aux Jé­rô­miens pour dé­nei­ger nos rues. Com­ment ex­pli­quer que des villes net­te­ment plus po­pu­leuses comme, La­val, Sa­gue­nay, Ga­ti­neau, Ter­re­bonne, Sher­brooke, pour ne nom­mer que celles-là, paient, dans cer­tains cas, presque trois fois moins cher pour le même ser­vice? La su­per­fi­cie n’est pas un pro­blème, plu­sieurs de ces villes sont plus grandes que Saint-Jé­rôme. Y’ a-t-il suf­fi­sam­ment de dé­pôts à neige sur le ter­ri­toire? La ville gère-t-elle bien ses contrats? Je ne peux mal­heu­reu­se­ment pas ré­pondre à ces ques­tions. Mais chose cer­taine, Sher­brooke paie 5 341 $ pour chaque ki­lo­mètre et c’est très mon­ta­gneux, beau­coup de grosses côtes et Saint-Jé­rôme dé­bourse 14 250 $. Les ci­toyens mé­ritent des ré­ponses » éva­lue le chef de Vi­sion Saint-Jé­rôme.

Pierre Rat­té

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