Se ma­rier, pour l’amour et l’en­ga­ge­ment

Le Nord - - ACTUALITÉS - My­chel La­pointe

Le ma­riage est en­core po­pu­laire de nos jours. C’est vrai tant pour les jeunes que pour les gens plus âgés qui dé­cident un jour de fran­chir cette étape im­por­tante de leur exis­tence.

En fait, bien que le fait de vivre en­semble en concu­bi­nage soit de nos jours mon­naie cou­rante, bon nombre de couples qui co­ha­bitent se ma­rient en­core, au bout de quelques an­nées.

Bonnes rai­sons

Quand vient le temps de pla­ni­fier de se ma­rier, une ques­tion fon­da­men­tale se pose : quelles sont les bonnes rai­sons pour se ma­rier?

La pre­mière ré­ponse qui vous vient en tête, bien sûr, c’est l’amour que vous éprou­vez l’un pour l’autre. Bien que ce­la ne doive pas être la seule rai­son de se ma­rier, il est un in­gré­dient pri­mor­dial dans les re­la­tions fruc­tueuses.

Puis, vous pen­sez au be­soin de vous en­ga­ger. Vous avez dé­ci­dé que vous vou­liez être en­semble pour tou­jours, en étant conscients des dé­fauts et des fai­blesses de l’un et de l’autre. Aus­si, la cé­ré­mo­nie de ma­riage fait par­tie in­té­grante de votre culture ou re­li­gion et est une par­tie es­sen­tielle de votre sys­tème de va­leurs de base.

En outre, peut-être ai­me­riez-vous aus­si fon­der une fa­mille. Vous ai­mez les condi­tions de sé­cu­ri­té et d’en­ga­ge­ment de votre re­la­tion de­puis un cer­tain temps, et un ma­riage se­rait se­lon vous un meilleur en­vi­ron­ne­ment pour éle­ver des en­fants.

Puis, l’idée de cé­lé­brer votre amour vous en­chante. Parce que vous vou­lez que votre fa­mille et vos amis par­tagent avec vous votre bon­heur et votre en­ga­ge­ment en tant que couple, et vous pen­sez que c’est le bon mo­ment. Vous avez une re­la­tion so­lide et le ma­riage vous pa­raît la pro­chaine étape lo­gique.

Mais peu im­porte les rai­sons qui vous poussent au ma­riage, l’im­por­tant est d’être in­ti­me­ment convain­cu que vous êtes avec la bonne per­sonne...

Contrat de ma­riage

Une fois que vous avez pris le dé­ci­sion de vous ma­rier, la pro­chaine étape et de se de­man­der s’il mieux se do­ter d’un contrat de ma­riage?

Si les époux n’ont pas de contrat de ma­riage re­çu de­vant un no­taire, ils se­ront sou­mis au ré­gime ma­tri­mo­nial lé­gal en vi­gueur au Québec : la so­cié­té d’ac­quêts.

Il faut sa­voir que près de la moi­tié des couples qui se ma­rient ne signe pas de contrat de ma­riage. Leur union est alors au­to­ma­ti­que­ment ré­gie par les règles du ré­gime de la so­cié­té d’ac­quêts, le ré­gime lé­gal en vi­gueur au Québec de­puis le 1er juillet 1970. Chaque époux pos­sède ain­si des biens propres et des biens ac­quêts, dont il as­sume l’ad­mi­nis­tra­tion. Les biens propres d’un époux sont ceux qu’il pos­sé­dait avant le ma­riage. En règle gé­né­rale, les biens ac­quis au cours du ma­riage sont consi­dé­rés comme des ac­quêts.

Le ré­gime de la sé­pa­ra­tion de biens doit faire l’ob­jet d’un contrat de ma­riage de­vant le no­taire. Sous ce ré­gime, cha­cun des époux conserve la pro­prié­té ex­clu­sive de ses biens. Il les gère seul et as­sume la res­pon­sa­bi­li­té de ses dettes.

Bien que le ré­gime de la com­mu­nau­té de biens ne soit plus le ré­gime lé­gal au Québec de­puis 1970 et qu’il n’ait plus la fa­veur de la plu­part des époux, il est en­core pos­sible de choi­sir ce type de ré­gime par contrat no­ta­rié.

En tout temps, il est pos­sible de chan­ger de ré­gime ma­tri­mo­nial ou de contrat de ma­riage, ou en­core de mo­di­fier l’un ou l’autre. Il suf­fit que les deux époux y consentent et signent un nou­vel acte de­vant le no­taire. Il n’est pas né­ces­saire de faire ac­cep­ter ce chan­ge­ment par le tri­bu­nal ni de faire pa­raître à ce su­jet des avis pu­blics à l’in­ten­tion des créan­ciers. No­tons en­fin que le nou­veau ré­gime ma­tri­mo­nial n’entre en vi­gueur que le jour de sa si­gna­ture, et qu’il n’a au­cun ef­fet ré­tro­ac­tif.

Vient un temps dans la re­la­tion amou­reuse où le ma­riage re­pré­sente une étape im­por­tante.

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