Les élèves du se­con­daire confiés à Fred Pel­le­rin

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Il y a un cer­tain temps dé­jà que les res­pon­sables du concours cher­chaient à s’as­su­rer la col­la­bo­ra­tion du po­pu­laire écri­vain pour agir à titre de ju­ré-in­vi­té de l’ini­tia­tive qui en est à sa troi­sième édi­tion cette an­née.

Dans le lan­gage co­lo­ré qui est le sien, Fred Pel­le­rin nous ex­plique sa mo­ti­va­tion à ac­cep­ter ce rôle fort im­por­tant.

« On en ja­sait de­puis quelques an­nées, dé­jà. Parce que la chose lit­té­raire m’in­té­resse... et de par­ti­ci­per à en ré­pandre le plai­sir et à s’en par­ta­ger les idées me tente tou­jours. On at­ten­dait qu’il se glisse un mo­ment libre dans les ca­lendres... Et puis voi­là, je m’y trem­pe­rai les yeux en­fin » note le prin­ci­pal in­té­res­sé.

Amour de la langue

Et quand on lui de­mande de nous par­ler de son amour pour la langue fran­çaise qui est en quelque sorte sous-ja­cent (l’amour, s’en­tend) à sa tâche de ju­ré, Fred Pel­le­rin est aus­si vo­lu­bile qu’in­té­res­sant. « J’aime ma langue. La fran­çaise. La qué­bé­coise, sur­tout. J’aime quand elle parle, quand elle grince, quand elle se ré­in­vente et donne à la poé­sie. J’aime quand elle nomme et se moule sur mon monde. Quand elle me fait lui ap­par­te­nir. À mon avis, c’est dans le plai­sir qu’on trouve à se ré­ap­pro­prier la langue qu’on se la sauve des trous de mé­moire. Et ça de­vient une ren­contre et en­core plus ». Der­nière pe­tite ques­tion : Vous al­lez ju­ger les textes des élèves de ni­veau se­con­daire, quels sont vos rap­ports avec les jeunes de ce groupe d’âge? « Bien que mes agen­das fous ne me laissent plus beau­coup de temps pour pas­ser conter dans les écoles, j’ai eu la chance, pen­dant de nom­breuses an­nées, de vi­si­ter des écoles se­con­daires un peu par­tout dans le Qué­bec. Dans les cours de fran­çais de se­con­daire III, on en­seigne les contes. Aus­si, on m’in­vi­tait pour al­ler li­vrer mes his­toires et je pre­nais grand plai­sir à y don­ner dans le dé­lire. Les jeunes de ce groupe d’âge, quand ils le sentent bien, peuvent chauf­fer fort la ma­chine à fo­lie. J’y trou­vais oreille à mon goût et j’en garde de bons sou­ve­nirs! » se plait à ré­pondre Fred Pel­le­rin. Alors, élèves du se­con­daire, le plus bel am­bas­sa­deur de St-Élie-de-Cax­ton at­tend vos pro­duc­tions…

Fred Pel­le­rin

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