Mars, le Mois de la nu­tri­tion!

Le Nord - - MOIS NUTRITION - Fran­çoise Le Guen

Mars est le Mois de la nu­tri­tion au pays. Cette an­née, la cam­pagne, avec comme thème : «Cui­si­ner en­semble, c’est la re­cette du plai­sir!» fait res­sor­tir les avan­tages de cui­si­ner en­semble : res­ser­rer les liens fa­mi­liaux, trans­mettre les tra­di­tions, dé­ve­lop­per les ha­bi­le­tés et amé­lio­rer l’ali­men­ta­tion de toute la fa­mille. La cam­pagne nationale de ce 30e Mois de la nu­tri­tion est pré­sen­tée par Les dié­té­tistes du Ca­na­da, ain­si que par des mil­liers de dié­té­tistes qui oeuvrent par­tout au pays.

« Le Mois de la nu­tri­tion est l’oc­ca­sion idéale pour re­dé­cou­vrir le plai­sir de cui­si­ner des re­pas sains, avec des pro­duits de chez nous. Il est éga­le­ment fa­cile de gar­der cette bonne ha­bi­tude grâce aux mar­chés pu­blics ou­verts du­rant l’été dans les Lau­ren­tides », af­firme Mé­la­nie Gi­roux, nu­tri­tion­niste à la Di­rec­tion de san­té pu­blique des Lau­ren­tides. D’au­tant que, cette an­née la cam­pagne 2011 a pour slo­gan pour la se­conde an­née, « Cé­lé­brons nos ali­ments... de la terre à la table!»

De son cô­té, la di­rec­trice de san­té pu­blique des Lau­ren­tides, Dre Blan­dine Pi­quet Gau­thier, in­vite à cui­si­ner des re­pas sains, en uti­li­sant des in­gré­dients lo­caux, du­rant tout le mois de mars.

His­to­rique

Dans les an­nées 1970, les nu­tri­tion­nistes de l’On­ta­rio ont mis en place une se­maine de la nu­tri­tion, qui fut un suc­cès. L’évé­ne­ment prend de l’am­pleur, et, en 1981, l’As­so­cia­tion des dié­té­tistes du Ca­na­da créée la se­maine nationale de la nu­tri­tion, qui, en 1982, de­vien­dra le Mois de la nu­tri­tion par­tout au Ca­na­da. «Chaque an­née nous avons une thé­ma­tique dif­fé­rente,» ex­plique Ju­lie Bol­duc, co­or­don­na­trice ré­gio­nale du Mois de la nu­tri­tion pour le compte de l’ordre pro­fes­sion­nel des dié­té­tistes du Qué­bec.

Les thèmes choi­sis sont tou­jours en lien avec la réa­li­té. Il est im­por­tant de rap­pe­ler aux gens de ré­ap­prendre à cui­si­ner en­semble. Ce n’est pas com­pli­qué et c’est même très agréable,» in­siste Ju­lie Bol­duc. Cui­si­ner des re­pas mai­son et en fa­mille plus sou­vent per­met de mieux man­ger, de res­ser­rer les liens fa­mi­liaux et d’ap­prendre aux en­fants à cui­si­ner.

Cui­si­ner des re­pas mai­son com­porte une foule d’avan­tages. De plus, les études dé­montrent que man­ger en fa­mille a des bé­né­fices sur la san­té. Une for­mule ga­gnante, que Les dié­té­tistes du Ca­na­da sou­haitent mettre de l’avant en 2011.

Les Qué­bé­cois sont en­core au pays de la mal­bouffe

47,5 % des 18 ans et plus, dans les Lau­ren­tides, ne ren­contrent pas les re­com­man­da­tions nu­tri­tion­nelles. « Si l’on re­garde les ha­bi­tudes ali­men­taires des Qué­bé­cois, dans les Lau­ren­tides, en com­pa­rai­son avec l’en­semble des Ca­na­diens (Sta­tis­tique Ca­na­da 2007/08 et les sta­tis­tiques des Lau­ren­tides en 2003) 43,2 % des Ca­na­diens ne consom­maient pas les 5 por­tions de fruits et lé­gumes (chez les 18 à 64 ans) pour 47,5 % dans les Lau­ren­tides qui ne ren­con­traient pas les re­com­man­da­tions nu­tri­tion­nelles,» ex­plique Ju­lie Bol­duc.

La même chose pour le sur­poids : 50,9 % dans les Lau­ren­tides pour 46,2 % au Ca­na­da et 70 % de dé­cès dus aux ma­la­dies chro­niques (ma­la­die car­dio­vas­cu­laire, dia­bète de type 2, can­cer, etc.). Les deux tiers de ces ma­la­dies sont consé­cu­tifs aux sur­plus de poids, à la mau­vaise ali­men­ta­tion, au ta­ba­gisme ou la sé­den­ta­ri­té. Les Qué­bé­cois ne mangent pas as­sez de fruits, de lé­gumes ni de fibres, et leur ali­men­ta­tion contient trop de gras, de sucre et de so­dium. «Il im­porte plus que ja­mais d’adop­ter une saine ali­men­ta­tion, de pra­ti­quer des ac­ti­vi­tés phy­siques et de main­te­nir ain­si un poids san­té,» in­ter­pelle l’Ordre pro­fes­sion­nel des dié­té­tistes du Qué­bec.

Bien man­ger, c’est bon pour la san­té!

Il est re­con­nu que man­ger sai­ne­ment aide à di­mi­nuer les risques de ma­la­die, à ren­for­cer les muscles et les os, à main­te­nir un poids san­té et à se sen­tir bien et plein d’éner­gie. De plus, en cui­si­nant des ali­ments des Lau­ren­tides ou du Qué­bec, les consom­ma­teurs en­cou­ra­ge­ront les pro­duc­teurs d’ici et sti­mu­le­ront l’éco­no­mie lo­cale.

Le 16 mars au­ra lieu la Jour­née des dié­té­tistes/nu­tri­tion­nistes du Qué­bec. Cette jour­née-là, vous pour­rez de­man­der gra­tui­te­ment de l’in­for­ma­tion ou des conseils à une dié­té­tiste/nu­tri­tion­niste, en com­po­sant le 1 866 233-3310.

Pour da­van­tage d’in­for­ma­tion, vi­si­tez le site In­ter­net du Mois de la nu­tri­tion 2011 au www.nu­tri­tion2011.ca et le site In­ter­net de l’Ordre pro­fes­sion­nel des dié­té­tistes du Qué­bec au www.opdq.org.

Pro­gramme Fruits et lé­gumes en ve­dette

Plu­sieurs res­tau­rants de la ré­gion par­ti­cipent au pro­gramme Fruits et lé­gumes en ve­dette. « Dans un contexte où le rôle des fruits et des lé­gumes dans la pré­ven­tion de ma­la­dies comme le can­cer, le dia­bète et les ma­la­dies car­dio­vas­cu­laires est lar­ge­ment re­con­nu, Fruits et lé­gumes en ve­dette offre aux res­tau­rants une oc­ca­sion de se dis­tin­guer en tant qu’en­tre­prises sou­cieuses de la san­té de leur clien­tèle », af­firme Mé­la­nie Gi­roux, nu­tri­tion­niste à la Di­rec­tion de san­té pu­blique des Lau­ren­tides. Les res­tau­ra­teurs par­ti­ci­pants se sont en­ga­gés à of­frir da­van­tage de fruits et de lé­gumes à leur me­nu, à pro­po­ser un me­nu du jour ou une table d’hôte com­pre­nant au moins un ali­ment de cha­cun des quatre groupes du Guide ali­men­taire ca­na­dien, à mettre en va­leur les plats « ve­dettes » à base de fruits et de lé­gumes et à ache­ter pré­fé­ra­ble­ment des pro­duits ali­men­taires du Qué­bec, et ce, jus­qu’au 31 août 2011. Liste des res­tau­rants au www.sai­ne­sha­bi­tu­des­de­vie.gouv.qc.ca/fetl

Dé­fi San­té 5/30 Équi­libre

Du 1er mars au 11 avril, c’est aus­si le temps du Dé­fi San­té. Le Dé­fi San­té 5/30 Équi­libre pro­pose une ap­proche glo­bale de la san­té qui sou­ligne l’im­por­tance de s’oc­cu­per non seule­ment de son corps, mais aus­si de sa tête! C’est avant tout une oc­ca­sion d’ac­com­plir des gestes concrets au quo­ti­dien pour man­ger mieux, bou­ger plus et prendre soin de soi.

Le Dé­fi San­té 5/30 Équi­libre in­vite, du­rant 6 se­maines, les Qué­bé­cois de 4 ans et plus à pas­ser à l’ac­tion, en s’en­ga­geant à at­teindre les ob­jec­tifs sui­vants, soit man­ger au moins 5 por­tions de fruits et lé­gumes, au mi­ni­mum 5 jours par se­maine; bou­ger au moins 30 mi­nutes, au mi­ni­mum 5 jours par se­maine; amé­lio­rer son équi­libre de vie en se fixant un ob­jec­tif au choix par­mi les sui­vants : vous ai­der à bien dor­mir, vous ac­cor­der du temps à vous et don­ner prio­ri­té aux prio­ri­tés.

Tous les ob­jec­tifs, in­cluant les ob­jec­tifs Équi­libre, peuvent être réa­li­sés en fa­mille avec les en­fants.

Pro­jet Mu­ni­ci­pa­li­tés et fa­milles

En­fin, le pro­jet Mu­ni­ci­pa­li­tés et fa­milles, en­semble pour des en­fants en san­té a été mis sur pied afin de fa­ci­li­ter la mo­bi­li­sa­tion des col­lec­ti­vi­tés et d’en­cou­ra­ger leur pas­sage à l’ac­tion, tout par­ti­cu­liè­re­ment en ce qui concerne les fa­milles. Le pro­jet est or­ga­ni­sé en as­so­cia­tion avec le Dé­fi San­té 5/30 Équi­libre, un vaste pro­gramme pro­vin­cial ayant ré­col­té plus d’un de­mi-mil­lion d’ins­crip­tions de­puis son dé­ploie­ment ini­tial en 2005. Entre autres, Saint-Jé­rôme, Pré­vost, Ro­se­mère, Sain­teT­hé­rèse Sainte-Anne-des-Plaines, font par­ties des mu­ni­ci­pa­li­tés par­ti­ci­pantes.

Ju­lie Bol­duc, DtP. Nu­tri­tion­niste-dié­té­tiste, co­or­don­na­trice ré­gio­nale du Mois de la nu­tri­tion pour le compte de l’ordre pro­fes­sion­nel des dié­té­tistes du Qué­bec.

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