Yves Bol­duc choi­sit la mau­vaise cible, se­lon Gilles Ro­bert

Pro­jet de loi 127

Le Nord - - ACTUALITÉS - My­chel La­pointe

« Plu­tôt que de s’ac­ti­ver à ajou­ter de la bu­reau­cra­tie et de cen­tra­li­ser en­core da­van­tage le sys­tème de san­té, le mi­nistre de la San­té au­rait dû s’at­ta­quer au prin­ci­pal pro­blème vé­cu par la population : l’ac­cès à des soins de proxi­mi­té » éva­lue M. Gilles Ro­bert.

C’est ain­si que le dé­pu­té de Pré­vost ré­sume sa pen­sée face au pro­jet de Loi 127 dé­po­sé en dé­cembre der­nier par le mi­nistre de la San­té et des Ser­vices sociaux, M. Yves Bol­duc. Un pro­jet de loi vi­sant à amé­lio­rer la ges­tion du ré­seau de la san­té et des ser­vices sociaux.

Dé­grais­ser les struc­tures

Pour Gilles Ro­bert, « le mi­nistre de la San­té au­rait dû s’at­ta­quer à la bu­reau­cra­tie en cla­ri­fiant les rôles res­pec­tifs des éta­blis­se­ments de san­té, de l’agence ré­gio­nale et du mi­nis­tère de la San­té » .

« Le mi­nistre rate la cible. Il manque une belle oc­ca­sion de dé­grais­ser les struc­tures. En fait, le mi­nistre Bol­duc fait exac­te­ment le contraire. Il ajoute de la bu­reau­cra­tie, dé­double les contrôles et la pa­pe­rasse. Il n’y a rien sur la ré­vi­sion des man­dats des dif­fé­rents pa­liers de dé­ci­sion. Bref, les grands per­dants sont les ci­toyens. Rien dans ce pro­jet de loi ne per­met de dire qu’il y au­ra une amé­lio­ra­tion de l’ac­cès aux soins... Ce qu’il faut, c’est un vrai dé­bat sur le rôle de cha­cun des pa­liers de gou­ver­nance dans le but de réa­li­ser des éco­no­mies qui pour­raient être ré­in­ves­ties dans les soins aux pa­tients » consi­dère-t-il.

Des pro­po­si­tions

Pour pal­lier à ce qu’il consi­dère comme des la­cunes dans le pro­jet de loi, le Par­ti qué­bé­cois, sou­ligne le dé­pu­té Ro­bert, a des pro­po­si­tions.

«L’ac­cès aux soins de san­té pour la population de Pré­vost et des Lau­ren­tides est une prio­ri­té pour le Par­ti qué­bé­cois. En juin der­nier, le Par­ti qué­bé­cois a ren­du pu­blique sa pro­po­si­tion prin­ci­pale qui se­ra dé­bat­tue lors du con­grès na­tio­nal qui au­ra lieu les 15, 16 et 17 avril 2011 au Pa­lais des con­grès de Montréal » . En outre, le dé­pu­té plaide pour un plus grand rôle confié aux phar­ma­ciens.

« Trop sou­vent des per­sonnes n’ont d’autre choix que de se rendre à l’ur­gence de l’hô­pi­tal le plus proche pour un re­nou­vel­le­ment de pres­crip­tion et doivent at­tendre des heures pour l’ob­te­nir. Il faut donc of­frir une al­ter­na­tive à cette at­tente dé­rai­son­nable. Les phar­ma­cies sont par­tout sur le ter­ri­toire et ont des heures d’ou­ver­ture plus larges que la ma­jo­ri­té des cli­niques mé­di­cales. Pour­quoi se pri­ver de cette ex­per­tise d’au­tant plus que les phar­ma­ciens sont prêts à jouer ce rôle? » note M.Ro­bert.

Le dé­pu­té Gilles Ro­bert.

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