Marc Gas­con s’ex­plique…

Ac­ti­vi­té de fi­nan­ce­ment et vente de ter­rain

Le Nord - - ACTUALITÉS - My­chel La­pointe

En­core de l’ac­tion la se­maine der­nière sur la scène mu­ni­ci­pale jé­rô­mienne alors qu’on ap­pre­nait qu’une ac­ti­vi­té de fi­nan­ce­ment de l’Équipe Gas­con-Al­liance des ci­toyens et ci­toyennes de Saint-Jé­rôme est sous en­quête au bu­reau du Di­rec­teur gé­né­ral des élec­tions et une histoire de vente de ter­rain (angle La Sa­lette et Gri­gnon) à un des fils du conseiller Guy La­lande a at­ti­ré le fo­cus sur l’ad­mi­nis­tra­tion Gas­con.

Dans le cas du par­ti du maire, on parle d’une ac­ti­vi­té de fi­nan­ce­ment te­nue à la salle de ré­cep­tion La Ca­ra­velle en dé­cembre 2008 pour la­quelle 676 billets au­raient été ven­dus, alors que la salle ne pour­rait conte­nir qu’un maxi­mum de 200 per­sonnes.

Pour ce qui est du ter­rain ci­blé, les in­ter­ro­ga­tions portent sur un ter­rain ac­quis à un coût de 21 000 $ et re­ven­du quatre ans plus tard 145 000 $ à la Banque Lau­ren­tienne par M.Claude La­lande, fils du conseiller Guy La­lande.

Un ha­sard

Pour ce qui est de la vente du ter­rain, le maire Gas­con se dit d’avis que seul le ha­sard a per­mis à M. Claude La­lande, fils du conseiller mu­ni­ci­pal de Saint-Jé­rôme M. Guy La­lande, de réa­li­ser un bé­né­fice lors de la re­vente d’un ter­rain à la Banque Lau­ren­tienne.

«En 2003, M. La­lande ne pou­vait pas pré­voir que la Banque Lau­ren­tienne s’éta­bli­rait là en 2007, et il est en­core plus im­pro­bable qu’il ait pu an­ti­ci­per le be­soin de sta­tion­ne­ment sup­plé­men­taire de cette ins­ti­tu­tion en 2009» éva­lue M. Gas­con. «Néan­moins, même si j’ai pleine confiance en l’hon­nê­te­té du conseiller mu­ni­ci­pal M.Guy La­lande, je me suis as­su­ré qu’il n’y avait au­cune ap­pa­rence de conflit d’in­té­rêt dans cette tran­sac­tion. Je puis as­su­rer en toute bonne foi que M. La­lande père et M. La­lande fils n’ont bé­né­fi­cié d’au­cune in­for­ma­tion pri­vi­lé­giée».

Chef de Vi­sion Saint-Jé­rôme, M.An­drew Hat­tem ne voit pas les choses du même oeil.

«Pour­quoi la tran­sac­tion a-t-elle pris si long­temps avant d’être fi­na­li­sée? La si­gna­ture de l’acte de vente fi­nal se fait 2 ans après l’offre d’achat des fils La­lande. Pour­quoi l’offre d’achat a-t-il été fait par les deux fils de Guy La­lande et ven­du seule­ment à l’un d’eux, Claude La­lande? Pour­quoi le ter­rain a-t-il été ven­du à 2.12$ du pied car­ré quand la moyenne était de 10.00$ à 13.00$ du pied car­ré dans ce quar­tier? … Par sou­ci de trans­pa­rence, sur­tout que la tran­sac­tion im­pli­quait le fils de Guy La­lande, conseiller mu­ni­ci­pal, l’ad­mi­nis­tra­tion Gas­con au­rait dû ap­por­ter le dos­sier au con­seil mu­ni­ci­pal plu­tôt que de­vant le co­mi­té exé­cu­tif. Le maire a le de­voir d’in­for­mer ses ci­toyens sur­tout quand il y a des tran­sac­tions de ce genre” consi­dère M.Hat­tem.

Nor­mal

Alors qu’en ce qui concerne l’ac­ti­vi­té de fi­nan­ce­ment de son par­ti, M. Gas­con consi­dère que «il est nor­mal dans une ac­ti­vi­té po­pu­laire de type 5 à 7 qu’il y ait des gens qui prennent le temps de pas­ser pour nous sa­luer et qui re­partent peu de temps après. Il n’est pas rare non plus de voir des gens qui achètent un billet pour nous en­cou­ra­ger et qui ne peuvent se dé­pla­cer à l’ac­ti­vi­té. Si nous ne pou­vons plus vendre de billet pour une ac­ti­vi­té po­li­tique, il fau­drait tout aus­si bien dé­cla­rer in­adé­quat tous les par­tis po­li­tiques du monde ou pire en­core, que l’État paie à 100% nos dé­penses élec­to­rales ! De plus, s’il faut que le DGEQ se mette à comp­ter le nombre de per­sonnes qui se pré­sentent à des ac­ti­vi­tés par­ti­sanes pour des par­tis po­li­tiques, nous ne sommes pas sor­tis du bois !».

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