Les fe­nêtres et leurs mul­tiples fa­cettes

Le choix est vaste

Le Nord - - ACTUALITÉS -

Vient un temps où il faut pen­ser à chan­ger ses fe­nêtres. En­core faut-il sa­voir com­ment faire les choses pour ren­ta­bi­li­ser son in­ves­tis­se­ment.

En fait, quand on choi­sit une fe­nêtre pour sa mai­son, l’es­thé­tique ne doit pas re­pré­sen­ter le cri­tère prin­ci­pal. Même si c’est là un as­pect des choses qui n’est pas à né­gli­ger.

«Le fe­nê­trage, en plus de per­mettre l’éclai­rage de jour, consti­tue une grande par­tie de l’en­ve­loppe qui vous pro­tège de la ri­gueur du cli­mat. Su­jettes à l’usure en rai­son de leur usage in­ten­sif et de leur ex­po­si­tion aux in­tem­pé­ries, les fe­nêtres doivent, à un mo­ment ou à un autre, être ré­pa­rées, voire rem­pla­cées. Le choix des fe­nêtres im­plique des dé­ci­sions à plu­sieurs égards…» nous disent les res­pon­sables de l’As­so­cia­tion provinciale des construc­teurs d’ha­bi­ta­tions du Qué­bec (APCHQ).

Dans un tel contexte, on est tou­jours plus avi­sé de connaître les nom­breux at­tri­buts des fe­nêtres afin de po­ser les bonnes ques­tions aux fa­bri­cants ain­si qu’à l’en­tre­pre­neur qui se char­ge­ra des tra­vaux.

Les ma­té­riaux

D’abord, pour la fa­bri­ca­tion des cadres de fe­nêtres, le bois, l’alu­mi­nium et le chlo­rure de po­ly­vi­nyle, com­mu­né­ment ap­pe­lé PVC, sont les ma­té­riaux les plus sou­vent uti­li­sés. Plus dis­pen­dieux, l’alu­mi­nium est fort po­pu­laire en rai­son de sa fa­ci­li­té d’en­tre­tien et de son cô­té es­thé­tique.

La fibre de verre, un peu plus ré­cente sur le mar­ché, est plus coû­teuse, mais comme l’alu­mi­nium, il s’agit d’un ma­té­riau du­rable et stable.

Quant au PVC, très en de­mande éga­le­ment, il est ap­pré­cié pour son coût re­la­ti­ve­ment bas, mais sur­tout parce qu’il n’est pas conduc­teur de froid.

Ajou­tons à ces choix le bois, dont l’as­pect cha­leu­reux et la ré­sis­tance aux élé­ments en font un ma­té­riau at­trayant et re­cher­ché.

Des unions entre ces di­vers pro­duits sont pos­sibles et per­met­tront au consom­ma­teur de pro­fi­ter des pro­prié­tés et avan­tages de cha­cun.

Les mé­ca­nismes d’ou­ver­ture

Par­lons main­te­nant des mé­ca­nismes d’ou­ver­ture.

Fe­nêtres à auvent, fe­nêtres cou­lis­santes, à bat­tants, à guillo­tine ou os­cil­lo-bat­tantes sont au­tant d’op­tions qui s’offrent à l’ache­teur.

Plu­sieurs fac­teurs et consi­dé­ra­tions pra­tiques peuvent in­fluen­cer le choix quant au mode d’ou­ver­ture de vos fe­nêtres. Il s’agit bien sou­vent d’une ques­tion de goût et d’es­thé­tique, mais le fa­bri­cant vous in­for­me­ra sur leurs par­ti­cu­la­ri­tés (en­tre­tien et net­toyage, ré­sis­tance à l’ef­frac­tion, mé­ca­nisme hors de la por­tée des en­fants, etc.).

«Pour éta­blir un bon com­pa­ra­tif, le cou­pe­bise à bande de ma­tière fixée le long de la rive d’une fe­nêtre pour em­pê­cher l’in­fil­tra­tion d’air est aus­si un des élé­ments clés. In­for­mez-vous au­près des dé­taillants des di­vers types de cou­pe­bise (fric­tion et à com­pres­sion), les­quels in­fluent sur la per­for­mance d’étan­chéi­té, des

fe­nêtres» conseillent les gens de l’APCHQ.

Le verre

En outre, quel que soit le type de fe­nêtres choi­sies, pour les rendre per­for­mantes sur le plan ther­mique, il faut aus­si pen­ser au verre qu’on y in­sè­re­ra.

Il faut sa­voir qu’un vi­trage per­for­mant coûte nor­ma­le­ment en­vi­ron 15 % du coût to­tal des fe­nêtres. Vos chances de ré­duire votre fac­ture éner­gé­tique ne se si­tuent pas au ni­veau du type de vi­trage, mais plu­tôt au ni­veau de l’étan­chéi­té à l’air.

En ef­fet, une im­por­tante par­tie de votre bud­get peut s’en­vo­ler du fait que l’en­ve­loppe du bâ­ti­ment n’est pas étanche.

Alors, la ques­tion est de sa­voir si vos fe­nêtres ont la cote.

Heu­reu­se­ment, pour le pro­fane en la ma­tière, il est pos­sible de connaître la réelle per­for­mance de ses fe­nêtres grâce aux études d’étan­chéi­té réa­li­sées se­lon la norme A440. Les fa­bri­cants par­ti­cipent à ce pro­gramme d’éva­lua­tion et sont en me­sure de vous in­for­mer sur ces tests de me­sure.

Les ex­tras

Fi­na­le­ment, un pe­tit con­seil des gens de l’APCHQ.

Lorsque vous confie­rez les tra­vaux d’ins­tal­la­tion à votre en­tre­pre­neur, de­man­dez-lui s’il se char­ge­ra de po­ser les boi­se­ries, de faire l’iso­la­tion et la pein­ture.

Ce sont des élé­ments qui doivent être spé­ci­fiés dans votre contrat, si­non vous de­vrez pré­voir un autre spé­cia­liste pour ef­fec­tuer ces tra­vaux.

Vous de­vez aus­si te­nir compte des dé­fi­ciences re­la­tives à la struc­ture du bâ­ti­ment ou du pa­re­ment : par exemple, les cor­nières d’acier qui sup­portent la brique sont-elles tou­jours en bon état? Y a-t-il des fis­sures ou des on­du­la­tions au-des­sus des fe­nêtres dans le pa­re­ment de brique? Y a-til des in­fil­tra­tions d’eau par les cadres des fe­nêtres, sur­tout dans la par­tie su­pé­rieure? Le chan­ge­ment de la fe­nêtre à lui seul ne cor­ri­ge­ra pas ces pro­blèmes. Le pa­re­ment, les so­lins de ma­çon­ne­rie ou de stuc peuvent être en cause.

Avant de chan­ger vos fe­nêtres, vous de­vez dis­cu­ter de ces pro­blèmes avec un pro­fes­sion­nel en la ma­tière ain­si que des ré­pa­ra­tions qui s’im­posent.

Chan­ger les fe­nêtres im­plique un in­ves­tis­se­ment im­por­tant. Au­tant sa­voir de quoi il en re­tourne avant de se lan­cer dans un tel pro­jet.

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