Lais­ser la na­ture se ré­veiller…

Les tra­vaux prin­ta­niers

Le Nord - - ACTUALITÉS - My­chel La­pointe

Les tem­pé­ra­tures plus chaudes des der­niers jours en in­citent cer­tains à dé­bu­ter les tra­vaux prin­ta­niers.

Par contre, conseillère.

Pour tout dire, si vous êtes de ceux qui sortent le ba­lai à gazon aus­si­tôt que la neige est dis­pa­rue et qui grattent tout de suite leur pe­louse, les ex­perts en amé­na­ge­ment pay­sa­ger vous classent dans la ca­té­go­rie des im­pa­tients.

En fait, avec le re­tour du beau temps, les gens ont hâte de sor­tir de­hors et de grat­ter leur pe­louse. On les com­prend, après un long hi­ver, mais il est en­core trop tôt. Tant que le ter­rain est en­core mouillé ou car­ré­ment dé­trem­pé, on cause plus de tort que de bien à la pe­louse en la grat­tant tout de suite. Il faut at­tendre. Il en va de même des plates-bandes qui sont en­core im­bi­bées. En mar­chant des­sus, on com­presse le sol in­uti­le­ment...

En trois étapes

la

pa­tience

est bonne Ques­tion hu­mi­di­té du sol, une règle gé­né­rale s’ap­plique : les en­droits da­van­tage ex­po­sés au so­leil se­ront plus ra­pi­de­ment secs. Mais en­core là, il fau­dra vé­ri­fier avant d’y al­ler avec le ba­lai à gazon ou tout ins­tru­ment mé­ca­nique.

Quand le temps se­ra ve­nu de pro­cé­der, les choses se fe­ront en trois étapes.

Au dé­part, il faut en­le­ver les dé­bris qui se sont ac­cu­mu­lés pen­dant l’hi­ver. Par la suite, on est tou­jours mieux de dé­chau­mer le ter­rain avec une dé­chau­meuse mé­ca­nique qui per­met­tra de grat­ter en pro­fon­deur. Une fois cette opé­ra­tion réa­li­sée, il se­ra pro­fi­table d’aé­rer le sol à l’aide d’un aé­ra­teur mé­ca­nique qui fe­ra en sorte d’ex­traire ce qu’il est conve­nu d’ap­pe­ler des «ca­rottes» de terre. Dans le der­nier cas, plus un ter­rain a été aé­ré adé­qua­te­ment, moins on au­ra de pro­blèmes pen­dant la sai­son es­ti­vale avec la pe­louse qui res­pi­ra mieux et qui ab­sor­be­ra bien l’eau d’ar­ro­sage ou l’eau de pluie.

En­grais

Et quel en­grais choi­sir, par la suite? Le choix est en­core plus com­pli­qué du fait que les en­grais chi­miques sont do­ré­na­vant in­ter­dits.

Dans les faits, les choses sont plus simples qu’on pense. Bien sou­vent, une mince couche de fu­mier ou de com­post fe­ra très bien le tra­vail. C’est sans comp­ter que les gens op­taient ja­dis pour les pro­duits chi­miques, parce qu’ils don­naient des ré­sul­tats plus ra­pides pour faire re­ver­dir le gazon. Par contre, il faut sa­voir qu’à long terme, on y gagne plus et on n’en­dom­mage moins le ter­rain avec des pro­duits na­tu­rels.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.