Pâques en fa­mille

Le Nord - - DIVERTISSEMENT ET CULTURE -

Cui­si­ner en fa­mille

Les fes­ti­vi­tés pas­cales donnent gé­né­ra­le­ment lieu à un congé bien mé­ri­té. Trois, quatre ou même cinq jours de congé per­mettent à tous de vi­si­ter leur fa­mille et de par­ti­ci­per à une foule d’ac­ti­vi­tés di­ver­tis­santes.

Une sor­tie à la ca­bane à sucre est tout in­di­quée, tant pour les pe­tites que les grandes fa­milles. On dé­bu­te­ra le re­pas avec une suc­cu­lente soupe aux pois; sa cha­leur nous rap­pel­le­ra la cui­sine de nos grands-mères.

On com­plé­te­ra le re­pas avec une va­rié­té de mets tra­di­tion­nels, comme le jam­bon fu­mé à l’érable, les fèves au lard, les crêpes et les grillades de lard. Et comme dans tout bon re­pas de ca­bane à sucre, on cou­ron­ne­ra le tout d’une dé­li­cieuse tire sur la neige. Si pour vous les sorties dis­pen­dieuses ne sont pas ac­ces­sibles, pen­sez plu­tôt à cui­si­ner en fa­mille. Vous pou­vez fa­ci­le­ment vous re­créer une am­biance de ca­bane à sucre à la mai­son, en of­frant les mêmes plats tra­di­tion­nels. Afin de vous fa­ci­li­ter la tâche, unis­sez les forces de tous les membres de la fa­mille élar­gie. Trans­for­mez votre cui­sine en ma­nu­fac­ture de crêpes et sor­tez le bar­be­cue pour faire bouillir un peu de si­rop.

Pen­sez fi­na­le­ment à réunir plu­sieurs fa­milles, ou même des amis et des voi­sins. En ef­fet, puisque les fa­milles sont plus pe­tites qu’au­tre­fois, il est moins ap­pro­prié de faire cuire un gros jam­bon à l’ana­nas ou une grande mar­mite de soupe! En par­ta­geant la confec­tion des dif­fé­rents plats, on s’offre un re­pas va­rié, en plus de vivre des mo­ments pri­vi­lé­giés avec des gens qui nous sont chers.

Mé­moires pas­cales

Pour Pâques, je vais chez mes pa­rents, au mo­ment où les odeurs de jam­bon à l’ana­nas en­va­hissent l’air de la ré­gion. J’ap­pré­cie dé­sor­mais l’am­biance pas­cale avec un bon­bon dans la bouche, alors qu’au­tre­fois, dans ma fa­mille, Pâques se pas­sait à l’église. Après quelques heures de route et de pan­neaux pu­bli­ci­taires, je prends conscience que les temps ont bien chan­gé. Les tra­di­tions nou­velles parlent de la­pins et de gâ­te­ries cho­co­la­tées. Nos­tal­gique, je sens ce pe­tit vent fris­quet qui était sou­vent pré­sent le Ven­dre­di saint. À l’ap­proche de la mai­son fa­mi­liale, je ren­contre un groupe de pè­le­rins, au centre du village.Voi­là qui me re­vient : le che­min de croix se pré­pare. Quand j’étais pe­tit, je me sou­viens d’avoir pleu­ré afin de ne pas par­ti­ci­per à cette pro­ces­sion. Au­to­ri­taires, mes pa­rents ne m’ont ja­mais per­mis d’en prendre congé. Les temps ont bien chan­gé, l’âge vé­né­rable des par­ti­ci­pants le dé­montre bien. Der­rière le cor­tège of­fi­ciel, for­mé d’une croix de bois et de cierges, on se rend tran­quille­ment vers l’église. Ce n’est qu’au bout de 14 sta­tions de prières qu’on ar­ri­ve­ra en­fin à des­ti­na­tion, pour une longue cé­ré­mo­nie. Dans le choeur de l’église, un pe­tit groupe joue la scène du pro­cès de Jé­sus. Au bout de la rue, je vois mes frères la bouche pleine de cho­co­lat, pré­pa­rant la chasse aux oeufs de Pâques. Il n’y a pas à dire, les temps ont bien chan­gé...

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