«Qu’ils nous fichent la paix...»

Il main­tient sa ver­sion des faits

Le Nord - - ACTUALITÉS - My­chel La­pointe

«Je suis prêt à al­ler en confé­rence de presse avec Marc Gas­con pour qu’on s’ex­plique. Qu’on amène deux, cinq, quinze jour­na­listes de­vant nous, je n’ai au­cun pro­blème avec ce­la…» in­dique Da­niel Pi­cotte, pro­prié­taire du res­tau­rant La Ca­ra­velle.

Pen­dant plus d’une heure jeu­di der­nier en fin d’après-mi­di, Da­niel Pi­cotte a dé­fen­du, de­vant le re­pré­sen­tant du Jour­nal Le Nord, son point de vue sur le dif­fé­rend qui l’op­pose aux au­to­ri­tés de la Ville de Saint-Jé­rôme.

Sor­tant un à un d’une che­mise les ori­gi­naux des lettres éma­nant de la Ville de SaintJé­rôme pour des de­mandes de mo­di­fi­ca­tions à son en­tre­prise, les per­mis ob­te­nus pour les mo­di­fi­ca­tions en ques­tion et d’autres do­cu­ments, Da­niel Pi­cotte dit s’in­ter­ro­ger sur les rai­sons de ce qu’il qua­li­fie d’«achar­ne­ment de la part de la Ville de Saint-Jé­rôme».

Bou­gie

Ou, plu­tôt, le pro­prié­taire de La Ca­ra­velle, soup­çonne tout com­prendre.

À ses yeux, les dif­fi­cul­tés avec la ville éma­ne­raient du fait qu’il au­rait re­fu­sé de «com­man­di­ter» à nou­veau une ac­ti­vi­té de l’an­cien par­ti po­li­tique du maire Marc Gas­con, comme il dit l’avoir fait une pre­mière fois.

On au­ra com­pris que M.Pi­cotte fait al­lu­sion à cette histoire de fac­ture pour une ac­ti­vi­té par­ti­sane de l’Al­liance des ci­toyens et ci­toyennes de Saint-Jé­rôme te­nue le 6 no­vembre 2005 et pour la­quelle le conseiller Ber­nard Bou­gie se dé­fend d’être in­ter­ve­nu, plai­dant que le pro­prié­taire de La Ca­ra­velle confon­drait, se­lon M.Bou­gie, avec une ac­ti­vi­té du Club op­ti­miste de Saint-Jé­rôme (voir autre texte en page 4).

Da­niel Pi­cotte main­tient sa ver­sion des faits, re­pous­sant du re­vers de la main l’idée qu’il au­rait pu «fal­si­fier des fac­tures» comme l’avance Marc Gas­con (texte en page 4). Il main­tient que « Ber­nard Bou­gie est ve­nu me voir dans la se­maine du 14 no­vembre pour me de­man­der d’en­le­ver la por­tion des re­pas ser­vis».

«C’est ce qui ex­plique la dif­fé­rence entre les fac­tures 8080 (au mon­tant de 8 309 $) et celle por­tant le nu­mé­ro 8121 (au mon­tant de 2 034 $) où j’avais dé­duit un mon­tant de plus de 5 000 $ à la de­mande de M.Bou­gie» af­firme M.Pi­cotte.

Histoire de per­mis

Par ailleurs Da­niel Pi­cotte dit ne pas avoir ap­pré­cié un com­men­taire for­mu­lé par Jean-Pierre La­brie, ad­joint exé­cu­tif du maire Marc Gas­con, à l’ef­fet qu’il au­rait bâ­ti son plan­cher de ter­rasse de ci­ment sans avoir ob­te­nu au préa­lable un per­mis de la Ville de Saint-Jé­rôme.

« … un per­mis pour une dalle non struc­tu­rale a été émis ( en­core une fois après que les tra­vaux aient été ef­fec­tués), per­mis qui a été émis sans au­cune in­ter­ven­tion du maire et ne concer­nait pas l’agran­dis­se­ment » écrit Jean-Pierre La­brie dans une pré­ci­sion ache­mi­née par cour­riel à nos bu­reaux.

À ce­la, Da­niel Pi­cotte pré­sente l’ori­gi­nal d’un per­mis émis le 12 oc­tobre 2005 pour l’amé­na­ge­ment de la ter­rasse en ci­ment et co­pie d’une sou­mis­sion de Fon­da­tions Ar­ko­tec pour la réa­li­sa­tion de la ter­rasse et da­tée du 26 oc­tobre 2005.

« Les tra­vaux n’ont donc pas été réa­li­sés avant l’émis­sion du per­mis… » plaide Da­niel Pi­cotte.

La paix

Fi­na­le­ment, Da­niel Pi­cotte dit sou­hai­ter que cessent ses dé­mê­lés avec les au­to­ri­tés de la Ville de Saint-Jé­rôme.

«Qu’ils nous fichent la paix…» lance-t-il. «On amène plein de monde de l’ex­té­rieur avec notre en­tre­prise. Les gens des hô­tels de SaintJé­rôme nous le disent. Le gars du dé­pan­neur proche d’ici nous dit la même chose».

Da­niel Pi­cotte se dit prêt à confron­ter son point de vue avec ce­lui du maire Marc Gas­con dans le cadre d’une confé­rence de presse conjointe.

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