L’ été est ar­ri­vé!

Le Nord - - SANTÉ -

La ma­jo­ri­té d’entre nous at­ten­dons chaque an­née l’été avec im­pa­tience pour pro­fi­ter du so­leil et de la cha­leur. Tout en vous in­vi­tant à sor­tir bou­ger et à jouir de la belle tem­pé­ra­ture, j’en pro­fite aus­si pour vous sug­gé­rer de boire, de boire et de boire! Trop de gens ac­tifs at­tendent de res­sen­tir la soif avant de boire alors qu’ils sont dé­jà déshy­dra­tés à ce mo­ment.

Mal­heu­reu­se­ment, la déshy­dra­ta­tion se fait res­sen­tir plus vite qu’on ne le pense. Une perte aus­si pe­tite qu’une perte de 1 à 2 % du poids cor­po­rel en­traîne des symp­tômes tels que des maux de tête, des étour­dis­se­ments et de la fa­tigue alors qu’une perte de 15 à 20 % peut même en­traî­ner la mort.

Le corps est com­po­sé de 60 % à 70 % d’eau et cette ré­serve doit être main­te­nue à flot puisque l’eau est in­dis­pen­sable à l’en­semble des pro­ces­sus vi­taux. Il est donc im­por­tant de boire fré­quem­ment et suf­fi­sam­ment.

Be­soins en li­quide

Qu’ en­tend-on par suf­fi­sam­ment?

Les be­soins en li­quide va­rient d’une per­sonne à l’autre en fonc­tion du poids, de l’âge et du de­gré d’ac­ti­vi­té phy­sique. Pour es­ti­mer la quan­ti­té de li­quide né­ces­saire par jour, il suf­fit de mul­ti­plier son poids en kg* par 30 ml ou par 25 ml pour les per­sonnes âgées de plus de 60 ans. Par exemple, une per­sonne de 70 kg de­vrait boire 2100 ml ou 2.1 litre de li­quide par jour.

Pour ob­te­nir son poids en kg, il suf­fit de di­vi­ser son poids en livre par 2.2. Et si je fais de l’ac­ti­vi­té phy­sique? La pra­tique d’ac­ti­vi­té phy­sique tout comme des condi­tions cli­ma­tiques par­ti­cu­liè­re­ment chaudes aug­mentent la quan­ti­té de li­quide qui de­vrait être consom­mée. Il faut dans ces si­tua­tions pen­ser à boire plus pour contrer les pertes en­gen­drées par la trans­pi­ra­tion. Pour une heure d’ac­ti­vi­té phy­sique in­tense, on peut or­di­nai­re­ment comp­ter 1 litre de li­quide sup­plé­men­taire.

Autres breu­vages

Je n’aime pas l’eau, puis-je boire autre chose?

Tous les breu­vages, outre l’al­cool, ont un pou­voir hydratant et peuvent être comp­tés dans le cal­cul des li­quides. Il faut tou­te­fois gar­der en tête que tous n’ont pas la même va­leur nu­tri­tive… Cer­taines bois­sons su­crées sont in­ap­pro­priées pour étan­cher la soif. L’eau de­meure le meilleur choix!

Eau du ro­bi­net, de source, mi­né­rale… la­quelle choi­sir?

Bien que l’eau du ro­bi­net soit bou­dée par bien des gens, elle est éco­no­mique, éco­lo­gique et de qua­li­té. Elle est d’ailleurs ré­gu­liè­re­ment ins­pec­tée et res­pecte les normes chi­miques et bio­lo­giques émises par le gou­ver­ne­ment. Son goût vous dé­plait? Il suf­fit de la lais­ser re­po­ser quelques mi­nutes à la tem­pé­ra­ture am­biante puis de la mettre au ré­fri­gé­ra­teur pour en éli­mi­ner le chlore.

Quant aux eaux em­bou­teillées, on en trouve prin­ci­pa­le­ment deux types; les eaux na­tu­relles et les eaux trai­tées. L’eau na­tu­relle pro­vient d’une source sou­ter­raine, contient les mêmes sels mi­né­raux qu’à l’ori­gine et n’a pas su­bi d’autres trai­te­ments que la dé­can­ta­tion ou la fil­tra­tion par aé­ra­tion. L’eau trai­tée a, elle, su­bi plu­sieurs ma­ni­pu­la­tions telles que l’éli­mi­na­tion des bac­té­ries, des vi­rus ou des pa­ra­sites et le re­trait de ma­tières so­lides, d’odeurs ou de com­po­sés or­ga­niques. L’eau trai­tée peut pro­ve­nir d’une source sou­ter­raine tout aus­si bien que du ré­seau de dis­tri­bu­tion mu­ni­ci­pale.

Qu’elle soit na­tu­relle ou trai­tée, l’eau peut être « de source » ou mi­né­rale. Une eau « de source » contient moins de 500 mg de sel mi­né­raux par litre alors qu’une eau mi­né­rale en contient plus de 500 mg. La te­neur en sels mi­né­raux, no­tam­ment en so­dium et en cal­cium, peut va­rier d’une eau mi­né­rale à une autre. Les per­sonnes en bonne san­té peuvent en consom­mer en quan­ti­té rai­son­nable, mais les per­sonnes ayant des pro­blèmes ré­naux de­vraient s’en abs­te­nir puisque l’eau mi­né­rale peut en­gen­drer une sur­charge de tra­vail pour les reins. Quant aux per­sonnes souf­frant d’hy­per­ten­sion, elles de­vraient choi­sir une eau mi­né­rale conte­nant moins de 20 mg de so­dium par litre, le so­dium étant re­pré­sen­té par le sym­bole « Na» sur l’éti­quette nu­tri­tion­nelle.

Fi­na­le­ment, les eaux su­crées « diètes », por­tant la men­tion « sans sucre » ou « 0 ca­lo­rie » contiennent des édul­co­rants de syn­thèse dont l’im­pact sur la san­té est sou­vent ques­tion­né. On soup­çonne aus­si ces faux sucres d’en­tre­te­nir un goût pour le su­cré. On re­com­mande donc de consom­mer ces bois­sons avec mo­dé­ra­tion. La vi­gi­lance est aus­si de mise face aux eaux su­crées pé­tillantes qui sont en réa­li­té nul autre que des bois­sons ga­zeuses dé­gui­sées, étant tout aus­si su­crées que ces der­nières! Je n’aime pas le goût de l’eau « or­di­naire »? Il suf­fit de l’aro­ma­ti­ser…On peut y ajou­ter un peu de jus de ci­tron, de lime, d’orange ou de pam­ple­mousse ou y mé­lan­ger des gla­çons faits de notre jus de fruit pré­fé­ré. On peut aus­si y ajou­ter des tranches de fruits frais ou des feuilles de menthe…!

À votre san­té!

Pho­to gra­cieu­se­té

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