5 ques­tions en 5 lignes avec Mélanie St-laurent

Di­rec­trice gé­né­rale et co­di­rec­trice ar­tis­tique du Pe­tit Théâtre du Nord7

Le Nord - - DIVERTISSEMENT ET CULTURE -

Pré­sen­ta­tion du Pe­tit Théâtre du Nord : En jan­vier 1998, Le Pe­tit Théâtre Du Nord (PTDN) naît de la vo­lon­té de quatre jeunes co­mé­diens pro­fes­sion­nels de la ré­gion : Luc Bour­geois, Louise Car­di­nal, Sé­bas­tien Gau­thier et Mélanie St-Laurent. Ils sou­haitent faire vivre le théâtre ailleurs qu’à Mon­tréal en éta­blis­sant un lieu de créa­tion dans les Basses-Lau­ren­tides. Seule com­pa­gnie de créa­tion théâ­trale dans les Lau­ren­tides, leur man­dat est de pro­mou­voir la créa­tion qué­bé­coise.

1 – Quels sont vos ac­com­plis­se­ments cultu­rels dont vous êtes le plus fier ?

Je suis fier d’être co­di­rec­teur ar­tis­tique avec Luc Bour­geois et Sé­bas­tien Gau­thier du seul théâtre à com­man­der ex­clu­si­ve­ment des textes à des au­teurs. C’est ce qui fait notre ré­pu­ta­tion : la di­ver­si­té ! Chez nous, c’est tou­jours dif­fé­rent, d’une an­née à l’autre les spec­ta­teurs ne savent pas à quoi s’at­tendent, à part le fait que ça se­ra une co­mé­die… qui fait rire, res­sen­tir et dé­cou­vrir ! Et bien sûr le nou­veau centre de créa­tion-pro­duc­tion et dif­fu­sion du Fau­bourg Bois­briand en 2013 !

Com­ment dé­crie­riez-vous la culture dans les Lau­ren­tides ?

Fort créa­tive. Je pense à la com­pa­gnie des Nobles trous de sif­fleux à Mont-Lau­rier, à des créa­teurs de bi­joux, ar­tistes vi­suels, chan­son­niers et poètes. Mal­heu­reu­se­ment, je trouve que la pré­ca­ri­té des or­ga­nismes cultu­rels et des ar­tistes nuit à la créa­ti­vi­té, à l’échange avec les ci­toyens et à l’ex­pan­sion des bonnes idées. La réa­li­té c’est qu’il faut sou­vent pas­ser beau­coup de temps à as­su­rer notre sur­vie.

Qu’est-ce qui pour­rait faire en sorte que la culture dans les Lau­ren­tides rayonne da­van­tage ?

Tout le monde connaît la ré­ponse à cette ques­tion, bon à part l’ar­gent, plu­sieurs bons ou­tils doivent être mis en place pour mettre en com­mun les nom­breux at­traits que pos­sèdent les Lau­ren­tides. L’autre chose c’est que l’art doit être ac­ces­sible et proche des gens. Elle doit être mise de l’avant par les ins­tances, les in­fluen­ceurs, les di­ri­geants comme une force vive, un joyau. La culture, ça se cultive !

D’où vient votre pas­sion pour les arts et la culture ?

L’amour, l’ami­tié, la vo­lon­té de por­té une pa­role, la re­cherche, le dé­pas­se­ment, le tra­vail com­mun, la gé­né­ro­si­té des créa­teurs, les si­lences émo­tifs, les cris de joie, les dé­buts, les doutes, les spec­ta­teurs, les « ça fait long­temps que j’étais pas ve­nu au théâtre pis main­te­nant que je suis ve­nu vous voir, c’est sûr que je vais re­ve­nir » les « ça m’as fait du bien votre spec­tacle » les « mau­dit que j’ai ri, j’ai mal aux joues ! »

Que sou­hai­tez-vous laisser en hé­ri­tage pour votre ré­gion ?

Je sou­haite que notre théâtre existe en­core dans 60 ans, qu’il soit tou­jours un es­pace ou les mots, la pa­role et l’art hu­main se­ront mis en va­leur. Je sou­haite que les gens aient dans leur ex­pé­rience une oeuvre théâ­trale mar­quante, qu’ils au­ront vé­cue dans notre pe­tite salle in­time du centre de créa­tion. Mon hé­ri­tage c’est l’émo­tion, la ré­flexion et le rire li­bé­ra­teur.

Photo gra­cieu­se­té

Mélanie St-Laurent.

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