Nou­velle mise au point dans la sa­ga de la po­lice à Sainte-adèle

Par le re­grou­pe­ment de ci­toyens pour le main­tien de la po­lice mu­ni­ci­pale

Le Nord - - ACTUALITÉS - Fran­çoise Le Guen

«Le re­grou­pe­ment pour le main­tien de la po­lice mu­ni­ci­pale de Sainte-Adèle n’est pas un re­grou­pe­ment po­li­tique con­trai­re­ment ce que cer­tains tentent de faire croire. La preuve, le re­grou­pe­ment est for­mé de ci­toyens et ci­toyennes de toutes ten­dances et plu­sieurs d’entre eux ont vo­té pour Char­bon­neau,» dé­clare d’en­trée de jeu le por­te­pa­role, Claude Descôteaux, lors d’un point de presse ven­dre­di 9 sep­tembre.

«Le re­grou­pe­ment est is­su d’un mou­ve­ment spon­ta­né de ci­toyens in­quiets. On ne veut pas avoir de re­gret,» mar­tèle l’ex-maire de Sain­teA­dèle en rap­pe­lant qu’il ne s’agit pas d’un mou­ve­ment po­li­tique. «La preuve, on pour­rait s’at­ta­quer à d’autres dos­siers mu­ni­ci­paux » . « Et sur­tout, on en­tend toutes sortes de choses, mais on n’en­tend plus par­ler de la cause prin­ci­pale : le ser­vice de po­lice mu­ni­ci­pale de Sain­teA­dèle. D’au­tant que ce choix se­ra ir­ré­ver­sible. Si on avait la pos­si­bi­li­té de l’es­sayer 2 ou 3 ans, ce ne se­rait pas pa­reil!»

Po­lice proche et ac­ces­sible

« On a per­du notre sé­cu­ri­té et la po­pu­la­tion d’ici veut une po­lice proche et ac­ces­sible. J’étais conseiller mu­ni­ci­pal dans une ville (Mont-Royal) qui a connu cette réa­li­té, dé­fend Georges Ba­deaux. Il est clair que les forces de la po­lice mu­ni­ci­pale sont la proxi­mi­té, la ra­pi­di­té et la connais­sance du ter­ri­toire. Et il faut aus­si te­nir compte du fait que la ré­par­ti­tion des au­tos et des po­li­ciers à la SQ est en rap­port avec le pour­cen­tage de cri­mi­na­li­té!»

« On n’est pas un ins­tru­ment du syn­di­cat,» tient à sou­li­gner de son cô­té Jacques Pa­try, le ci­toyen à l’ori­gine de la pé­ti­tion de­man­dant le main­tien de la po­lice mu­ni­ci­pale. Il confirme que la pé­ti­tion com­porte 3 000 si­gna­taires de Sain­teA­dèle. « C’est un cri du coeur,» clame-t-il. « Char­bon­neau est le seul maire de­puis 1959 qui est contre la po­lice mu­ni­ci­pale,» dé­nonce aus­si Jacques Pa­try.

Af­fir­ma­tions

Le re­grou­pe­ment af­firme que la po­pu­la­tion de Sainte-Adèle veut le main­tien d’un ser­vice de po­lice à proxi­mi­té des ci­toyens, des po­li­ciers qui connaissent les ci­toyens les com­mer­çants et le ter­ri­toire de Sainte-Adèle et qui sont en me­sure de ré­pondre ra­pi­de­ment aux ap­pels d’ur­gence et d’aide. Et af­firme que le ser­vice de po­lice de proxi­mi­té c’est aus­si une ques­tion de qua­li­té de vie, d’iden­ti­té et ap­porte un grand sen­ti­ment de sé­cu­ri­té.

Des de­mandes

Le re­grou­pe­ment pour le main­tien de la Po­lice mu­ni­ci­pale à Sainte-Adèle a des de­mandes à faire au conseil mu­ni­ci­pal et au maire Char­bon­neau. Pre­miè­re­ment, connaître les cri­tères re­te­nus pour la prise de dé­ci­sion dans le dos­sier de la po­lice; plus la for­ma­tion d’un co­mi­té de ci­toyen. « Pour­quoi le maire Char­bon­neau n’en a pas for­mé un?» se ques­tionne Descôteaux. Plus une de­mande d’échéan­cier. « On at­tend tou­jours les chiffres et en­ga­ge­ment de con­sul­ter la po­pu­la­tion par le moyen d’un ré­fé­ren­dum s’il en ve­nait à re­com­man­der l’abo­li­tion de notre corps de po­lice,» dé­clare l’ex-maire.

Char­bon­neau

Le maire Char­bon­neau, ren­con­tré par le Jour­nal le Nord quelques mi­nutes plus tard, nous in­forme que toute l’in­for­ma­tion concer­nant la pro­po­si­tion de la Sû­re­té du Qué­bec se­ra dé­po­sée à la fin du mois de sep­tembre. « On au­ra toutes les don­nées à ce mo­ment-là. Pour l’ins­tant, on n’a rien de nou­veau. On at­tend la pro­po­si­tion de la Sû­re­té du Qué­bec, on va pou­voir com­pa­rer les dif­fé­rents ser­vices et voir le prix que ça nous coûte. On le sau­ra fin sep­tembre ». Par la suite, le conseil mu­ni­ci­pal in­vi­te­ra les ci­toyens à prendre connais­sance en dé­tail des deux ave­nues pos­sibles, po­lice mu­ni­ci­pale ou SQ. En­fin, suite à cette réunion pu­blique d’in­for­ma­tion, le conseil pro­jet­te­ra ou non de faire une consul­ta­tion. « De toute fa­çon, je peux comp­ter sur les deux doigts des mains les ci­toyens qui me parlent de la po­lice. Il n’y en a pas beau­coup ! » dé­clare Char­bon­neau.

Georges Ba­deaux, An­dré La­marche, Léo­nard Ayoub, Frank Bos­co, Jacques Pa­try, Claude Descôteaux, par­ti­ci­paient au point de presse en tant que ci­toyens de Sainte-Adèle pour le re­grou­pe­ment de ci­toyens pour le main­tien de la po­lice mu­ni­ci­pale.

Claude Descôteaux et Jacques Pa­try.

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