« Quelle est la va­leur de cette pré­ten­due pé­ti­tion ? »

Par­ti VI­SION Ci­toyens

Le Nord - - ACTUALITÉS - Fran­çoise Le Guen

Le Conseil d’ad­mi­nis­tra­tion du Par­ti VI­SION Ci­toyens (PVC) a ana­ly­sé la pé­ti­tion et les com­men­taires dif­fu­sés sur la place pu­blique de Sainte-Adèle. Il ren­con­trait les mé­dias le jeu­di 6 oc­tobre et par­ta­geait ses consta­ta­tions.

« Le dos­sier pré­sent est-il im­por­tant? Nous croyons que oui! L’usage qu’en a fait un groupe de per­sonnes, dont cer­taines sont des gens vi­sibles dans notre com­mu­nau­té, est-il fon­dé et per­ti­nent? Nous af­fir­mons que non, » dé­nonce le PVC. Le 15 août 2011, un do­cu­ment, ap­pe­lé « la pé­ti­tion » était dé­po­sée for­mel­le­ment au Conseil de ville de Sainte-Adèle, pen­dant la réunion ré­gu­lière. Les élus en ont pris acte et le gref­fier de la Ville l’a en­re­gis­trée au pro­cès ver­bal. Il en est le seul gar­dien. Marc Gauthier fut le por­teur du do­cu­ment. L’énon­cé de la pé­ti­tion est le sui­vant : «Pé­ti­tion contre la fer­me­ture du poste de po­lice lo­cal. Les au­to­ri­tés veulent rem­pla­cer notre ser­vice de po­lice lo­cal par les ser­vices de la Sû­re­té du Qué­bec. » «Au to­tal, il y a eu 3,297 lignes d’uti­li­sées,» nous dit le PVC. À ce su­jet, le par­ti sou­tient que les té­nors de la pé­ti­tion ont me­né une ca­bale af­fir­mant que 3200 ci­toyens de sainte-Adèle ré­clament le main­tien du pré­sent ser­vice de po­lice mu­ni­ci­pal. Par­mi les ques­tions que pose le PVC au su­jet de la pé­ti­tion : «Quel­qu’un au­rait donc dit que le poste de po­lice al­lait fer­mer?» Il ré­pond : « C’était faux ». Le PVC dé­nonce éga­le­ment qu’il n’y avait au­cune in­di­ca­tion pré­ci­sant qu’il s’agis­sait du ser­vice de po­lice à Sainte-Adèle.

Se­lon l’ana­lyse du do­cu­ment qu’a ef­fec­tuée PVC de 136 à 191 noms sont des si­gna­taires non-ré­si­dents de Sainte-Adèle. «En tout, des per­sonnes ont in­di­qué une adresse pro­ve­nant de 32 villes dif­fé­rentes en de­hors de Sain­teA­dèle. Des gens ont si­gné pour plus d’une per­sonne; des gens n’ont pas don­né d’adresse; des lignes furent noir­cies sans qu’il soit pos­sible de lire le nom et/ou une adresse.» Au ré­su­mé «Notre dé­compte porte le nombre de si­gna­taires re­je­tés à : 545 à 822 (sui­vant une lec­ture exi­geante ou conci­liante) ». Le PVC dé­nonce aus­si le fait que l’on au­rait dit aux gens que la dé­ci­sion était pra­ti­que­ment prise. « C’était faux. » Que les po­li­ciers du ser­vice de po­lice al­laient tous perdre leur em­ploi. « C’était faux.» Que les ser­vices don­nés par la Sû­re­té du Qué­bec ailleurs, dans d’autres villes, étaient in­fé­rieurs en qua­li­té. D’après le PVC, c’est éga­le­ment faux. Que dans l’éven­tua­li­té où la SQ de­vien­drait la force po­li­cière qui pren­drait la res­pon­sa­bi­li­té sur le ter­ri­toire de Sain­teA­dèle, les primes d’as­su­rances ré­si­den­tielles dou­ble­raient, tri­ple­raient et dans cer­tains cas pour­raient su­bir une aug­men­ta­tion de quatre fois la prime ac­tuelle. Autre énon­cé er­ro­né pour le par­ti. Et que les per­sonnes âgées dans Sainte-Adèle ne pour­raient plus comp­ter sur les po­li­ciers pour les dé­pla­cer. «Nous n’avons ja­mais su que les po­li­ciers à l’em­ploi de la Ville pré­sen­te­ment, vé­hi­cu­laient les per­sonnes âgées sans qu’il y ait ur­gence,» dé­clare le PVC. « Dans une telle si­tua­tion il faut aus­si se de­man­der qui a in­té­rêt à vou­loir gar­der le corps de po­li­ciers ac­tuel­le­ment en place et sur­tout, et pour­quoi? Qui a in­té­rêt de ne pas gar­der le corps de po­li­ciers pré­sen­te­ment en fonc­tion et pour­quoi? Qui a in­té­rêt à vou­loir al­ler vers le corps de po­lice de la Sû­re­té du Qué­bec et pour­quoi? » s’in­ter­rogent les membres du par­ti. Les membres en sont ar­ri­vés à la conclu­sion sui­vante : «Des gens bien in­ten­tion­nés ont ap­po­sé leur nom sur un do­cu­ment qu’ils croyaient bien fon­dé. Ils croyaient l’in­for­ma­tion vé­ri­dique. Ils ont été leur­rés. Il leur ap­par­tien­dra, main­te­nant, de se faire une opi­nion au su­jet des gens qui les ont trom­pés. Se­lon vous, quelle est la va­leur de cette pré­ten­due pé­ti­tion?»

Se­lon le PVC, une pé­ti­tion est un ou­til utile et ef­fi­cace à con­di­tion qu’elle soit uti­li­sée de ma­nière res­pon­sable.

Gilles Né­ron, pré­sident du Par­ti Vi­sion Ci­toyens, Sainte-Adèle.

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