L’homme n’est pas à l’abri du can­cer du sein

Le Nord - - ACTUALITÉS - Ma­rie-eve Ala­rie

La sta­tis­tique étonne. La So­cié­té ca­na­dienne du can­cer es­time que 190 hommes re­ce­vront un diag­nos­tic du can­cer du sein au Ca­na­da. Par­mi eux, 55 en mour­ront.

Moins de 1% de tous les cas de can­cer du sein touchent les hommes au Ca­na­da. Il est le plus sou­vent diag­nos­ti­qué chez des hommes de plus de 60 ans, mais la ma­la­die peut se ma­ni­fes­ter à tout âge.

Plu­sieurs causes peuvent être poin­tées du doigt: la gé­né­tique fa­mi­liale, l’ad­mi­nis­tra­tion d’es­tro­gène et un dé­rè­gle­ment hor­mo­nal. À elle seule, la gé­né­tique joue­rait un rôle dans 5% des can­cers.

«Ce type de can­cer chez l’homme est très rare et peu étu­dié en gé­né­ral, mais il res­semble à ce­lui chez la femme. La dif­fé­rence, c’est sur­tout le taux de sur­vie après cinq ans qui est de 88% chez la femme et de 79% chez l’homme. C’est qu’en gé­né­ral, les femmes portent plus at­ten­tion à la chose que l’homme, ce qui per­met de dé­ce­ler le can­cer plus tôt. Le pro­blème, c’est que le can­cer du sein n’est pas nor­mal chez l’homme, alors qu’il s’agit du pre­mier can­cer en in­ci­dence chez la femme ( 28%). Les hommes n’ont pas l’ha­bi­tude de se faire un au­to-exa­men des seins» , pré­cise Éric As­se­lin, pro­fes­seur au dé­par­te­ment de chi­mie­bio­lo­gie à l’Uni­ver­si­té du Qué­bec à TroisRi­vières.

Le Ré­seau ca­na­dien du can­cer re­marque de son cô­té que de nom­breux hommes ne font pas men­tion à leur mé­de­cin des symp­tômes du can­cer du sein qui les af­fectent, peu­têtre par em­bar­ras. Plu­sieurs symp­tômes peuvent être an­non­cia­teurs du can­cer du sein chez l’homme: masse (dou­lou­reuse ou non) sur le sein, in­ver­sion d’un ma­me­lon, écou­le­ment des ma­me­lons, dou­leur au sein.

Une fois qu’il est diag­nos­ti­qué, le can­cer du sein se traite de dif­fé­rentes fa­çons se­lon sa gra­vi­té.

«La pre­mière op­tion en­vi­sa­gée est la chi­rur­gie, à dif­fé­rents ni­veaux. Ça peut al­ler jus­qu’à la mas­tec­to­mie qui consiste à re­ti­rer la tu­meur et une pe­tite quan­ti­té des tis­sus qui l’en­tourent. C’est un peu l’équi­valent de l’abla­tion d’un sein chez la femme. Chez l’homme, ça ar­rive, mais c’est très rare» , sou­ligne M. As­se­lin.

Si des mé­ta­stases sont re­pé­rées, on opte alors pour des trai­te­ments de ra­dio­thé­ra­pie ou de chi­mio­thé­ra­pie. L’hor­mo­no­thé­ra­pie peut éga­le­ment être en­vi­sa­gée.

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