«La Douce dé­pen­dance» so­li­daire et convi­viale

Une brû­le­rie qui vise l’au­to­no­mie

Le Nord - - ACTUALITÉS - Fran­çoise Le Guen

La Brû­le­rie La douce dé­pen­dance ac­cueillait mer­cre­di der­nier la clien­tèle membre, les clients et col­la­bo­ra­teurs afin de pré­sen­ter la mis­sion pre­mière de ce pro­jet, une mai­son unique de tor­ré­fac­tion se­lon la mé­thode tra­di­tion­nelle en­tiè­re­ment vouée à la prévention des dé­pen­dances au­près des jeunes et des fa­milles. Le pro­jet vise à être re­con­nu comme Centre d’ac­com­pa­gne­ment de for­ma­tion et d’édu­ca­tion (CA­FÉ) tout en sen­si­bi­li­sant la col­lec­ti­vi­té à la prévention des dé­pen­dances dans les mi­lieux de vie.

De­puis un an La Brû­le­rie La douce dé­pen­dance, pre­mière brû­le­rie so­li­daire qui a pris nais­sance dans le grand Saint-jé­rôme, a pi­gnon sur rue au 224 rue Brière, à 2 mi­nutes du centre-ville de Saint-jé­rôme (dans les lo­caux de l’or­ga­nisme Le Sa­blier). Elle ré­in­ves­tit 100 % des pro­fits ré­col­tés de ca­fé so­li­daire, thés, ti­sanes, lo­ca­tion d’es­pace et de salles de bu­reau dans l’or­ga­nisme le Sa­blier qui oeuvre dans les Lau­ren­tides de­puis 1996. Le Sa­blier offre plu­sieurs vo­lets en prévention (mi­lieu sco­laire, de tra­vail, d’ex­pé­rience de plai­sir, jeu et ai­née).

«Lors d’une nuit d’hi­ver à - 25de­grés, alors que j’avais en­vie d’un bon ca­fé, l’idée m’est ve­nue de la brû­le­rie pour as­su­rer l’au­to­no­mie du Sa­blier, ex­plique avec hu­mour le di­rec­teur gé­né­ral Ri­chard Four­nier. «Pour sor­tir des dé­pen­dances, on ap­prend ici comment gé­rer les plai­sirs en ayant le moins de souf­france et en te­nant compte de ses li­mites. Par exemple, de consom­mer des ca­fés de qua­li­té, fait qu’on en boit beau­coup moins. C’est une ex­plo­ra­tion des sens et ça marche avec nos ate­liers du Sa­blier pour ap­prendre à se connaitre, ap­prendre à avoir du plai­sir,» ré­vèle M. Four­nier. L’am­biance est cha­leu­reuse et pro­pice à la dé­tente et aux ren­contres dans cette mai­son pa­tri­mo­niale au dé­cor à l’al­lure eu­ro­péen. Dès que vous en­trez, l’am­biance convi­viale, et la bonne odeur du ca­fé in­vitent les gens à s’ar­rê­ter, à prendre leur temps. La tor­ré­fac­tion se fait di­rec­te­ment sur place et quo­ti­dien­ne­ment se­lon la mé­thode tra­di­tion­nelle. Elle est sou­mise à un code strict et de qua­li­té su­pé­rieure. Un som­me­lier de ca­fé et thé et un ba­ris­ta vous conseillent dans vos choix par­mi une grande variété de ca­fés (plus de 20 types et spé­cia­li­tés mai­son), ex­pres­so, cap­puc­ci­no, filtre, thés, ti­sanes, cho­co­lats chauds à consom­mer sur place tout en l’ac­com­pa­gnant de votre lunch si vous dé­si­rez, ou sim­ple­ment pour ap­por­ter. Ici l’achat des pro­duits sert à une cause, ai­der la com­mu­nau­té. Des cartes pri­vi­lèges au coût de 5 $ per­mettent d’ac­cé­der au ca­fé In­ter­net gra­tui­te­ment et de bé­né­fi­cier d’es­compte sur l’achat des pro­duits et des for­ma­tions of­fertes par le Sa­blier et ses membres.

Tout or­ga­nisme, écoles, OBSL ou autre or­ga­nisme peuvent pro­fi­ter des ca­fés et ins­tal­la­tion pour réa­li­ser leurs cam­pagnes de fi­nan­ce­ment. Ce pro­jet à vo­ca­tion de solidarité éco-res­pon­sable fait par­ti­ci­per tous les ac­teurs in­ter­pe­lés par les pro­blé­ma­tiques de dé­pen­dances afin qu’en­fants, fa­milles et ai­nés évo­luent et gran­dissent dans une so­cié­té plus har­mo­nieuse et res­pec­tueuse. La po­pu­la­tion adhère plei­ne­ment au concept, dé­jà plus de 100 membres de­puis l’ou­ver­ture.

Pho­to Fran­çoise Le Guen

Ri­chard Four­nier.

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