Un co­mi­té de crise est for­mé

Ur­gence de Saint-jé­rôme

Le Nord - - ACTUALITÉS - My­chel La­pointe

La di­rec­tion de l’hô­pi­tal ré­gio­nal de SaintJé­rôme dit ne pas faire la même lec­ture que le syn­di­cat en re­gard de la si­tua­tion à l’ur­gence qui dé­borde de­puis le dé­but de la pré­sente an­née.

Alors que, par la voie de sa pré­si­dente Ju­lie La­cha­pelle, le Syn­di­cat des em­ployés-es du CSSS de St-jé­rôme-csn se dit d’avis que l’em­ployeur « perd le contrôle et est com­plè­te­ment dé­pas­sé par les évé­ne­ments » (voir autre texte en page 2), à la di­rec­tion gé­né­rale du centre hos­pi­ta­lier on consi­dère ne pas avoir la même lec­ture de la si­tua­tion.

On ré­fute éga­le­ment les com­men­taires syn­di­caux à l’ef­fet que la di­rec­tion uti­lise « l’in­ti­mi­da­tion, les me­naces et le har­cè­le­ment pour les (lire, les em­ployés) obli­ger à de­meu­rer au tra­vail, fa­ti­gués et sur­me­nés ».

«En fin de se­maine, nous avons ren­con­tré les hautes ins­tances de la FIQ (Fé­dé­ra­tion in­ter­pro­fes­sion­nelle de la san­té du Qué­bec), dont la pré­si­dente Ré­gine Laurent, pour dis­cu­ter de la si­tua­tion à l’ur­gence. Nous avons mis sur pied un co­mi­té de crise de fa­çon à ce que nous puis­sions tra­vailler en­semble pour trou­ver des so­lu­tions » sou­ligne, d’en­trée de jeu, au Jour­nal Le Nord, Mme Ré­jeanne

Pé­nu­rie de per­son­nel

En pé­dia­trie

Pi­lote, di­rec­trice gé­né­rale ad­jointe au centre de san­té et de ser­vices so­ciaux (CSSS) de Saint-jé­rôme. En outre, éva­luant que la di­rec­tion ne fait pas preuve d’in­ti­mi­da­tion ou de har­cè­le­ment en­vers les em­ployés, Mme Pi­lote convient tout de même qu’on est par­fois plus in­sis­tant, du cô­té de l’em­ployeur.

« Le ra­tio de per­son­nel est éta­bli pour 45 ci­vières, mais on a plus de pa­tients que ça ac­tuel­le­ment (les plus ré­centes sta­tis­tiques di­vul­guées par l’agence de la san­té et des ser­vices so­ciaux des Lau­ren­tides parlent d’un taux d’oc­cu­pa­tion de 159 % à 9 h lun­di ma­tin avec 62 pa­tients sur ci­vières, dont 37 de­puis plus de 24 heures et 24 de­puis plus de 48 heures). Consi­dé­rant que nous avons des be­soins et que nous fai­sons face à une pé­nu­rie d’in­fir­mières, il est cer­tain que nous nous de­vons de de­man­der au per­son­nel de faire des ef­forts et de faire du temps sup­plé­men­taire. Par contre, de­vant la si­tua­tion, nous tra­vaillons à mettre en place des me­sures pour sou­te­nir notre per­son­nel » note-t-elle. Par ailleurs, Ré­jeanne Pi­lote se dit bien em­bê­tée de dire quand les dé­bor­de­ments à l’ur­gence sont sus­cep­tibles de s’es­tom­per; même si une af­fluence ac­crue à l’ur­gence, à ce temps-ci de l’an­née, n’est pas un phé­no­mène nou­veau en soi.

« De­puis l’au­tomne, nous en­re­gis­trons une hausse de 12 % des vi­sites à l’ur­gence, com­pa­rée aux an­nées pas­sées à ce temps-ci. Il est clair qu’il nous faut trou­ver des lits pour com­pen­ser cette hausse. Si bien qu’il ar­rive que, quand la dis­po­ni­bi­li­té le per­met, nous de­vions hos­pi­ta­li­ser des adultes dans le sec­teur de la pé­dia­trie » de dire Mme Pi­lote qui plaide éga­le­ment que l’aug­men­ta­tion de la po­pu­la­tion dans le ter­ri­toire des­ser­vi peut re­pré­sen­ter un fac­teur qui in­fluence l’acha­lan­dage à l’ur­gence.

Quant au fait que, comme le re­proche le syn­di­cat, la di­rec­tion fasse ap­pel à des agents de sé­cu­ri­té pour cer­taines tâches au­près des pa­tients, Ré­jeanne Pi­lote in­siste pour dire que « nos agents de sé­cu­ri­té sont for­més pour of­frir cer­tains ser­vices à notre clien­tèle… ». Suivez-nous sur Fa­ce­book (www.fa­ce­book. com/jour­nal­le­nord).

Pho­to ar­chives My­chel La­pointe

À la di­rec­tion de l’hô­pi­tal ré­gio­nal de Saint-jé­rôme, on consi­dère mettre les ef­forts pour que les dé­bor­de­ments à l’ur­gence se ré­sorbent dans les meilleurs dé­lais.

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