Tout sur les bi­sous

Le Nord - - ACTUALITÉS -

Dans Cy­ra­no de Ber­ge­rac, Ed­mond Ros­tand a don­né plu­sieurs dé­fi­ni­tions au bai­ser, dont celles-ci : «C’est un se­cret qui prend la bouche pour oreille, un ins­tant d’in­fi­ni qui fait un bruit d’abeille, une com­mu­nion ayant un goût de fleur, une fa­çon d’un peu se res­pi­rer le coeur, et d’un peu se goû­ter, au bord des lèvres, l’âme!» Jo­li, n’est-ce pas? À l’ap­proche de la SaintVa­len­tin, at­tar­dons-nous donc un peu sur un élé­ment cen­tral de cette fête : le bec, le bi­sou, le bai­ser, comme vous vou­lez!

Comme cha­cun le sait, il y a toutes sortes de bai­sers. D’ailleurs, en la­tin, il y avait trois mots pour le dé­si­gner : os­cu­lum (bai­ser d’ami­tié sur les joues), ba­sium (bai­ser af­fec­tueux sur les lèvres) et sua­vium (bai­ser amou­reux et pas­sion­né).

Avant d’être as­so­cié aux amou­reux, le bai­ser était plu­tôt ali­men­taire. En ef­fet, il y a très long­temps, quand la pu­rée pour bé­bés n’était pas chose com­mune, les mères mâ­chaient leur nour­ri­ture puis l’in­tro­dui­saient di­rec­te­ment entre les lèvres de leur bé­bé!

Il faut aus­si sa­voir que le bai­ser n’a pas le même sens d’une culture à l’autre. Ain­si, s’il est tout à fait nor­mal et ac­cep­té d’échan­ger un french kiss en pu­blic en Amé­rique, ce se­rait im­pen­sable d’en faire au­tant en Asie. Avis aux voya­geurs!

Et d’où vient la cou­tume d’écrire XXX après notre si­gna­ture à la fin d’une lettre? On la doit au ca­tho­li­cisme, puisque le X était le sym­bole de la croix, sur la­quelle on ap­po­sait un bai­ser. Par ex­ten­sion, le X est de­ve­nu le sym­bole des bai­sers que l’on donne aux gens que l’on aime.

Le bai­ser n’a pas le même sens d’une culture à l’autre.

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