Re­cru­des­cence de vers blancs à Saint-jérôme

Un boom de­puis 2011

Le Nord - - SAINT-JÉRÔME - Fran­çoise Le Guen

« Nous avons re­mar­qué une pro­li­fé­ra­tion très re­mar­quable de vers blancs, cette an­née, à Saint- Jérôme, qui a oc­ca­sion­né beau­coup de dé­gâts, par­ti­cu­liè­re­ment dans le sec­teur de la rue Re­né Gas­con,» nous in­forme M. Ber­nard Morin, consul­tant de Ar­bre­vert.

Un ci­toyen fait la même re­marque au ni­veau de la 36e ave­nue.

Re­cru­des­cence

« On a ef­fec­ti­ve­ment consta­té une re­cru­des­cence de la pré­sence de vers blancs (larves de han­ne­tons eu­ro­péens) sur le ter­ri­toire, ter­rains mu­ni­ci­paux et ter­rains pri­vés dans cer­tains sec­teurs de Saint-jérôme. Un boom par rap­port à 2011. La pro­li­fé­ra­tion était alors sous contrôle, » pré­cise M. Morin. Il faut sa­voir que la Ville de Saint- Jérôme pro­cède au dé­pis­tage et au trai­te­ment de ses parcs et de ses ter­rains.

«Le han­ne­ton eu­ro­péen est un in­secte gré­gaire dont on a consta­té la pro­li­fé­ra­tion dans le sec­teur des Basses- Lau­ren­tides de­puis 2005. L’in­secte s’est

Être proac­tif

ar­rê­té à la frontière de Pré­vost. Il s’agit d’un phé­no­mène re­la­ti­ve­ment nou­veau puis 4/5 ans,» ex­plique M. Morin.

«C’est un in­secte exo­tique qui n’a pas de pré­da­teurs. Par contre, les mou­fettes et les ra­tons la­veurs se ré­galent des larves ce qui ajoute au dé­gât des ga­zons. Il ne faut se leur­rer on parle de des­truc­tion des pe­louses, même sur 5 pieds car­rés, à cause des mam­mi­fères.» « On est mieux d’être proac­tif. On faut faire un trai­te­ment pour être ca­pable de les contrô­ler.» En juillet, les oeufs sont pon­dus dans le ga­zon, les larves naissent après quelques se­maines et elles y de­meurent du­rant tout l’hi­ver.au prin­temps, la larve se nour­rit des ra­cines et le jeune adulte quitte la pe­louse en mai. En trop grand nombre, les larves peuvent tuer le ga­zon.

Contrô­ler la pro­li­fé­ra­tion

«La mu­ni­ci­pa­li­té par­ti­cipe à un ré­seau de dé­pis­tage na­tio­nal des zones les plus sus­cep­tibles d’être tou­chées.

Des ra­vages

C’est un re­grou­pe­ment de gens, de villes et d’en­tre­prises et d’as­so­cia­tion dans le do­maine d’en­tre­tien des es­paces verts; on ar­rive à faire un groupe ren­table et ef­fi­cace, » nous in­forme Ber­nard Morin. Les moyens de contrôle ? «L’uti­li­sa­tion de pes­ti­cides de syn­thèse ho­mo­lo­gués et au­to­ri­sés, avec per­mis, une opé­ra­tion faite seule­ment par les en­tre­prises. En ce qui concerne le pro­duit bio­lo­gique, le né­ma­tode, -un ver mi­cro­sco­pique qui at­taque le han­ne­ton eu­ro­péen pour le pa­ra­ly­ser- on a re­mar­qué que ça fonc­tionne plus ou moins bien -. Il existe aus­si les mé­thodes mé­ca­niques. La meilleure étant l’uti­li­sa­tion de pes­ti­cides!» Les larves du han­ne­ton com­mun, du han­ne­ton eu­ro­péen et du sca­ra­bée ja­po­nais, com­mu­né­ment ap­pe­lées « vers blancs », peuvent cau­ser d’im­por­tants dom­mages à la pe­louse en se nour­ris­sant des ra­cines des gra­mi­nées à ga­zon. Les zones en­dom­ma­gées jau­nissent ou bru­nissent.

Au prin­temps, de la mi-mai à la mi-juin en gé­né­ral, les in­sectes adultes émergent du sol. Au cré­pus­cule, ils s’en­volent et s’as­semblent en es­saims dans les arbres pour s’ac­cou­pler et se nour­rir de feuillage. La pé­riode de la ponte dure pen­dant six se­maines. Com­men­tez cette nou­velle sur nos pages Fa­ce­book (fa­ce­book.com/jour­nal­le­nord) et Twit­ter (@Jour­nal­le­nord)

Pho­to gra­cieu­se­té

À l’angle de la rue de l’épée et du Boul. Bou­ras­sa.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.