Lock-out chez Bé­ton Rive-nord

Le Nord - - EMPLOI - Fran­çoise Le Guen

Lun­di ma­tin (14 mai), la ving­taine de tra­vailleuses et tra­vailleurs de Bé­ton Rive-nord ont trou­vé une usine dé­serte, des portes ver­rouillées, des gardes de sé­cu­ri­té et un sys­tème de ca­mé­ra haute sé­cu­ri­té. «Vrai­sem­bla­ble­ment, l’em­ployeur a pris les dis­po­si­tions né­ces­saires pen­dant le week-end pour dé­pla­cer la ma­chi­ne­rie et fer­mer les usines de St-jérôme, St-lin et Piedmont,» lit-on dans un com­mu­ni­qué du Conseil cen­tral des Lau­ren­tides (CSN). «Les tra­vailleuses et tra­vailleurs CSN de Bé­ton Pro­vin­cial comptent bien ne pas se lais­ser in­ti­mi­der par l’at­ti­tude ar­ro­gante et mé­pri­sante de l’em­ployeur,» est-il éga­le­ment men­tion­né.

L’em­ployeur, par la voix de son pro­cu­reur, confirme au Syn­di­cat qu’il se pré­vaut de son droit de dé­cré­ter un lock-out pour une du­rée illi­mi­tée. L’avis, en ce sens, a été adres­sé au mi­nistre du Tra­vail.

Les tra­vailleurs de Bé­ton Rive-nord avaient dé­clen­ché une jour­née de grève le 11 mai der­nier, sous la forme d’une jour­née d’étude. Les syn­di­qués ont en poche un vote de grève gé­né­rale illi­mi­tée à être dé­clen­chée au mo­ment ju­gé op­por­tun qui a été pris le 11 avril der­nier.

«De­puis le dé­but des né­go­cia­tions, la par­tie syn­di­cale tente de sen­si­bi­li­ser l’em­ployeur au fait que ses em­ployés syn­di­qués sont en quelque sorte les en­fants pauvres de l’in­dus­trie du bé­ton. En ré­ponse à ce­la, l’em­ployeur, Bé­ton pro­vin­cial, main­tient qu’il ne peut ri­va­li­ser avec les gros joueurs de l’in­dus­trie tels que Uni­bé­ton, De­mix et La­farge. Pour­tant, la par­tie syn­di­cale a été en me­sure de faire la dé­mons­tra­tion contraire.» peut-on lire dans un com­mu­ni­qué de presse du Conseil cen­tral des Lau­ren­tides (CSN).

Des prix im­pos­sibles à concur­ren­cer

«Bé­ton pro­vin­cial offre à ses clients du bé­ton à des prix im­pos­sibles à concur­ren­cer,» dit le syn­di­cat, pour le­quel «ces prix dé­ri­soires of­ferts aux clients sont fi­nan­cés à même la piètre qua­li­té des condi­tions de tra­vail. En moyenne, les sa­laires ho­raires chez Bé­ton pro­vin­cial sont in­fé­rieurs de 3 $ l’heure par rap­port aux autres tra­vailleurs syn­di­qués de l’in­dus­trie. Par ailleurs, la der­nière offre pa­tro­nale a été bat­tue à 90% en as­sem­blée gé­né­rale le 7 mai.»

En 2007, les em­ployés syn­di­qués ont ten­té de faire la lutte sur le rat­tra­page sa­la­rial. Les condi­tions pré­caires du mar­ché ont im­po­sé cer­taines li­mites à cette lutte.

Le Syn­di­cat des tra­vailleuses et tra­vailleurs de Bé­ton Rive-nord - CSN re­pré­sente près d’une tren­taine d’opé­ra­teurs de bé­ton­nières de la com­pa­gnie Bé­ton pro­vin­cial. Ils tra­vaillent dans trois usines, Piedmont, Saint-jérôme et Saint-lin. Com­men­tez cette nou­velle sur nos pages Fa­ce­book (fa­ce­book.com/jour­nal­le­nord) et Twit­ter (@Jour­nal­le­nord)

Pho­to gra­cieu­se­té

Les tra­vailleurs de Bé­ton Rive-nord avaient dé­clen­ché une jour­née de grève le 11 mai der­nier, sous la forme d’une jour­née d’étude.

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