Le Nord en­dosse la cause d’oli­vier Gin­gras

Fils d’un membre de l’équipe de TC Me­dia

Le Nord - - IMPLICATION COMMUNAUTAIRE - My­chel La­pointe

Grave ac­ci­dent

Comme c’est cas de tous les membres de la di­vi­sion des jour­naux Qué­bec On­ta­rio de TC Mé­dia, le Jour­nal Le Nord fait sienne la cause du jeune Oli­vier Gin­gras qui a dé­ci­dé de sup­por­ter la Fon­da­tion des gou­ver­neurs de l’es­poir de qui il se sent re­de­vable pour l’ap­pui in­dis­pen­sable consen­ti par l’or­ga­nisme au mo­ment où la fa­mille d’Oli­vier en avait gran­de­ment be­soin.

C’est d’ailleurs par so­li­da­ri­té pour le père d’Oli­vier, em­ployé de TC Trans­con­ti­nen­tal, que nous en­dos­sons sans ré­serve ce mou­ve­ment. Il faut dire que l’his­toire d’Oli­vier et sa fa­mille est pa­thé­tique. Lais­sons son père nous la ré­su­mer.

«Le 6 sep­tembre 2009, par un beau di­manche en­so­leillé, notre vie a com­plè­te­ment bas­cu­lé. C’était le week-end de la fête du Tra­vail. Nous avions dé­ci­dé d’al­ler nous re­po­ser au cha­let fa­mi­lial, ma femme Caroline, mes fils, Oli­vier et Ma­thieu, et moi-même. Du­rant la bai­gnade avec son frère, Oli­vier dé­ci­da de s’amu­ser et de faire un plon­geon de sur­face. Mal­heu­reu­se­ment, un grave ac­ci­dent est sur­ve­nu. Oli­vier s’est frap­pé ac­ci­den­tel­le­ment la tête au fond du lac. Nous étions pa­ni­qués. Oli­ver n’était plus ca­pable de bou­ger, il ne sen­tait plus son corps, il res­pi­rait dif­fi­ci­le­ment. Le 911 a été ap­pe­lé. Oli­vier a été trans­por­té à l’hô­pi­tal de Mont-Lau­rier. Dès son ar­ri­vée, Oli­vier a été in­tu­bé. Le pro­nos­tic ne sem­blait pas trop dra­ma­tique à pre­mière vue. Nous étions conscients que c’était grave, mais nous étions ras­su­rés en même temps. Oli­vier a alors pris la route du CHU Ste-Jus­tine.

À Ste-Jus­tine, le neu­ro­logue était dé­jà prêt à re­ce­voir Oli­vier. Mais Oli­vier, lui, était en train de par­tir. La pres­sion était trop basse, sa res­pi­ra­tion trop faible, il souf­frait d’hy­po­ther­mie. Là, c’est la pa­nique, le stress, nous ne pou­vions rien faire sauf at­tendre, une at­tente in­ter­mi­nable. Après avoir ré­chap­pé Oli­vier, on l’a envoyé pas­ser un scan IRM. Le pro­nos­tic cette fois est pes­si­miste : frac­ture C3-C4 avec com­pres­sion, de graves lé­sions, oe­dèmes à la moelle épi­nière, de graves consé­quences. Il au­ra fal­lu at­tendre une se­maine pour avoir l’heure juste. Le diag­nos­tic frappe : Oli­vier res­te­ra bran­ché sur un res­pi­ra­teur pro­ba­ble­ment pour le res­tant de ses jours. Il est pa­ra­ly­sé des épaules jus­qu’aux pieds. Nous nous sommes écrou­lés. Il n’y a pas de mots pour ex­pli­quer ce que nous ve­nions d’ap­prendre».

Oli­vier pas­se­ra quatre mois aux soins in­ten­sifs. La suite des choses n’est pas fa­cile pour sa fa­mille.

«Lorsque Oli­vier a pris conscience de son état, il a fait une pre­mière ten­ta­tive de sui­cide en mor­dant les tubes jus­qu’à ce qu’ils cèdent. Nous étions 4 per­sonnes à ten­ter de l’em­pê­cher. Comment em­pê­cher une per­sonne sur le bord du déses­poir de vou­loir mettre fin à ses jours? Du­rant les jours et les se­maines qui ont sui­vi, Oli­vier fe­ra trois autres ten­ta­tives».

De l’aide

En jan­vier 2010, c’est le dé­but de la ré­adap­ta­tion ... On in­forme par la suite les pa­rents d’Oli­vier qu’il fau­dra son­ger à faire adap­ter le do­mi­cile fa­mi­lial pour ré­pondre aux be­soins phy­siques d’Oli­vier. Les frais d’amé­na­ge­ment coûtent cher, entre 50 000 à 80 000 $.

Fort heu­reu­se­ment pour eux, les pa­rents d’Oli­vier se­ront mis en contact avec la co­mé­dienne Ge­ne­viève Brouillette, membre gou­ver­neur de la Fon­da­tion des Gou­ver­neurs de l’es­poir.

«La fon­da­tion nous a of­fert un coup de main au mo­ment ou nous en avions le plus be­soin. En plus de nous ai­der à bou­cler notre bud­get à quelques re­prises, ils ont dé­frayé les coûts pour di­verses ré­no­va­tions ma­jeures comme la construc­tion d’un as­cen­seur ex­terne, l’ins­tal­la­tion d’un air condi­tion­né, une nou­velle salle de bain ad­ja­cente à la chambre d’Oli­vier ain­si qu’un rail pour fa­ci­li­ter les dé­pla­ce­ments de son fau­teuil rou­lant à son lit».

L’ap­pui de la Fon­da­tion des gou­ver­neurs de l’es­poir a re­pré­sen­té un tour­nant ma­jeur dans la vie de la Fa­mille Gin­gras.

«Le 22 dé­cembre 2011, après avoir pas­sé près 837 jours à l’hô­pi­tal, le diag­nos­tic est dé­fi­ni­tif: Oli­vier res­te­ra qua­dri­plé­gique. Mal­gré la si­tua­tion, Oli­vier est heu­reux et veut pour­suivre ses études. De notre cô­té, nous al­lons tout faire pour le sup­por­ter dans ses dé­si­rs et dans son che­mi­ne­ment» sou­ligne le père qui a main­te­nant dé­ci­dé de don­ner au sui­vant en par­ti­ci­pant, no­tam­ment, à la vente de cor­nets de bon­bons au pro­fit de la Fon­da­tion des gou­ver­neurs de l’es­poir.

Son geste se­ra imi­té par tous les membres de l’équipe du Jour­nal Le Nord qui of­fri­ront aux pa­rents amis et tous ceux qui se mon­tre­ront sen­sibles à la cause un cor­net de bon­bons au coût de 5 $ l’uni­té.

Pho­to Fran­çoise Le Guen

L’équipe du Jour­nal Le Nord ven­dra des cor­nets de bon­bons. Sur la pho­to: Marie-Lyne Soucy, ré­cep­tion­niste, My­chel La­pointe, di­rec­teur de l’in­for­ma­tion, Christine Thi­bault, di­rec­trice des ventes, et Ri­chard Le­febvre, conseiller so­lu­tions mé­dias.

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