En Scène, des im­pacts po­si­tifs, mais….

Le Nord - - SAINT-JÉRÔME - Fran­çoise Le Guen

24e sai­son pour le dif­fu­seur En Scène. Un dif­fu­seur dans une ca­pi­tale ré­gio­nale gé­né­rant de nom­breuses retombées économiques mal­gré le fait qu’il soit le seul gros dif­fu­seur au Qué­bec à ne pas avoir sa propre salle.

«Au fil des an­nées, on a en­gen­dré des im­pacts po­si­tifs et, en même temps, né­ga­tifs, à cause du manque de salle adé­quate. Par exemple, on ne peut pas dif­fu­ser du­rant quatre mois. On se re­trouve avec un pro­blème de dif­fu­sion l’été alors qu’on pour­rait at­ti­rer des tou­ristes à l’an­née, » dé­nonce la di­rec­trice d’En Scène, Gaé­tane Lé­veillé.

«On peut se dé­ve­lop­per en­core plus »

« Du­rant la sai­son, les res­tau­rants res­sentent l’im­pact des spec­tacles et ac­cueillent plus de clients. Et c’est ma­gni­fique pour les retombées économiques! De plus, ça crée une ex­pé­rience! Elle est là, mais seule­ment en par­tie. Les autres salles de spec­tacle dé­montrent com­ment elles gé­nèrent la créa­tion d’un lieu de vie. Les gens ne viennent plus juste pour le spec­tacle, mais pour pas­ser une soi­rée, al­ler au res­tau­rant, se pro­me­ner… Le dé­ve­lop­pe­ment éco­no­mique est in­dé­niable. Le monde amène le monde. Une salle per­met­trait de créer un quar­tier des spec­tacles à Saint-Jé­rôme. »

2 M$ de chiffre d’af­faires

En Scène gère un bud­get de 2 M$ de chiffre d’af­faires. Point po­si­tif, En Scène fait tra­vailler 5 per­sonnes à temps plein, 40 à temps par­tiel. Pour un spec­tacle le soir oeuvrent une ving­taine d’em­ployés. « De plus, on achète lo­cal, par exemple la bière pro­vient de la mi­cro- bras­se­rie Dieu du Ciel, » , pré­cise M. Lé­veillé. « Par contre, sans un lieu on ne peut pas dé­ve­lop­per nos af­faires comme avoir des ar­tistes en ré­si­dences, des camps de théâtre ou des ar­tistes en ro­dage par exemple. Nous vou­lons per­mettre aux gens de la ré­gion d’en pro­fi­ter en­core plus et qu’ils ne partent pas à l’ex­té­rieur! »

Aug­men­ta­tion de 20 %

En Scène connaît mal­gré tout une aug­men­ta­tion de 20% de l’acha­lan­dage de­puis l’an­née der­nière. Une aug­men­ta­tion crois­sante sur­tout de­puis la fu­sion des mu­ni­ci­pa­li­tés «On est pas­sé de 50 à 120 spec­tacles par sai­son. Et, de­puis que je tra­vaille à temps plein, je m’oc­cupe à 100%de la dif­fu­sion. »

«Mal­gré les condi­tions, on est très per­for­mant. Les gens nous suivent, nous of­frons un ser­vice de proxi­mi­té. Avec une nou­velle salle, on pas­se­rait du simple au double. Ac­tuel­le­ment il y a moins de monde donc moins de retombées donc moins d’em­plois. Saint-Jé­rôme mé­rite une salle. On a be­soin d’un pro­jet ras­sem­bleur.»

«Il est temps qu’il se passe quelque chose»

« Je trouve les condi­tions de plus en plus dif­fi­ciles. Il est temps qu’il se passe quelque chose. On a be­soin de l’ap­pui de la po­pu­la­tion, des gens d’af­faires. Et on a be­soin de dé­mon­trer le be­soin, un cri de la po­pu­la­tion. » Autre réa­li­té, le dif­fu­seur est iti­né­rant. Il doit dé­pla­cer la billet­te­rie à chaque spec­tacle. « On tra­vaille comme il y a 25 ans!»

« On a at­teint la li­mite»

«Notre de­mande est entre les mains de la mi­nistre. Il faut qu’elle se pro­nonce. Il faut qu’on sache com­bien le mi­nis­tère nous ac­corde. C’est un pro­jet de 20 M$. On a de­man­dé 14 M$ (70% du mon­tant). On at­tend. La Ville a ac­cor­dé 30 %. La MRC va aug­men­ter notre bud­get de fonc­tion­ne­ment.»

« Lorsque nous avons ren­con­tré les mi­nistres St- Pierre et Cour­chesne en mars der­nier, elles étaient bien d’ac­cord sur le be­soin. »

Une chose est claire, le dif­fu­seur ne pour­ra pas conti­nuer ain­si.

« Il y une dé­mo­bi­li­sa­tion. Les clients sont

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