Une four­gon­nette dé­ga­gée par hé­li­co­ptère

Parc des fa­laises

Le Nord - - LA UNE - My­chel La­pointe

Opé­ra­tion spec­ta­cu­laire ven­dre­di ma­tin der­nier alors que les res­pon­sables du Co­mi­té Ré­gio­nal pour la Pro­tec­tion des Fa­laises (CRPF) ont pro­cé­dé au net­toyage d’une par­tie de la fo­rêt du parc des fa­laises.

«L’ob­jec­tif de la mis­sion: sor­tir une car­casse de four­gon­nette (genre eco­no­line) aban­don­née en pleine fo­rêt, sans en­dom­ma­ger l’en­vi­ron­ne­ment par du trans­port lourd. Les dé­bris du vé­hi­cule, qui rouillait dans le mas­sif des fa­laises, ont été trans­por­tés par la voie des airs parce que c’était le moyen qui cau­sait le moins d’im­pact sur la na­ture. Le trans­port ter­restre lourd de la four­gon­nette au­rait né­ces­si­té l’abat­tage d’arbres et com­pac­té le sol de mi­lieux hu­mides, dont une tour­bière. Le re­cours à l’hé­li­co­ptère a évi­té ain­si d’en­dom­ma­ger des éco­sys­tèmes fra­giles…» ex­plique M.JeanF­ran­çois Quirion, membre du CRPF.

Une se­maine de tra­vail

Il au­ra fal­lu une se­maine de tra­vail aux gens de la firme Edel­weis. com de Saint- Co­lom­ban, en­ga­gée par les di­ri­geants du CRPF pour me­ner à bien l’opé­ra­tion.

L’étape pré­li­mi­naire qui a pré­cé­dé l’opé­ra­tion de ven­dre­di der­nier a consis­té à dé­cou­per en mor­ceaux la four­gon­nette, en pre­nant soin qu’il n’y ait au­cun dé­ver­se­ment d’huile.

«De plus, pour ac­cé­der au vé­hi­cule aban­don­né, Edel­weis.com pos­sède une im­pres­sion­nante ex­ca­va­trice sur­nom­mée l’arai­gnée. Cette ma­chine est la mieux adap­tée pour pro­gres­ser dans des ter­rains dif­fi­ciles, puis­qu’elle est mu­nie de jambes plu­tôt que de che­nilles» de pré­ci­ser M.Quirion.

Com­pen­sa­tion du CO2

On au­ra com­pris que l’ex­ca­va­trice-arai­gnée est ca­pable de com­plé­ter les tâches qui sont hors de por­tée des ex­ca­va­trices conven­tion­nelles. De plus, sa struc­ture mi­ni­mise les im­pacts d’éro­sion et de com­pac­tion des sols.

Le res­pect de l’en­vi­ron­ne­ment se tra­duit éga­le­ment par des me­sures concrètes, comme tient à mettre en lu­mière Jean-Fran­çois Quirion.

« Pour le CRPF, il était im­por­tant de dé­bar­ras­ser la fo­rêt d’un énorme dé­chet pol­luant qui gâ­chait le pay­sage et qui au­rait pris des cen­taines d’an­nées à se dé­com­po­ser com­plè­te­ment. Tou­te­fois, il était tout aus­si im­por­tant que l’opé­ra­tion ne gé­nère pas de pol­lu­tion sup­plé­men­taire. Pour cette rai­son, toute l’opé­ra­tion a été pen­sée pour qu’elle se ter­mine avec un bi­lan nul d’émis­sion de gaz à ef­fet de serre» note-t-il.

Qui plus est, «pour la réa­li­sa­tion du pro­jet, il a été pré­vu que les vé­hi­cules ter­restres dé­pen­se­raient près de 150 litres de die­sel. De plus, pour éva­cuer les 2880 kg de dé­chets mé­tal­liques, un l’hé­li­co­ptère a consom­mé près de 400 litres de « jet fuel » . Un to­tal de près de 1,37 tonne de GES a été émise. Pour com­pen­ser les émis­sions de cette opé­ra­tion, 16 arbres ont été plan­tés sur le site qu’oc­cu­pait la four­gon­nette aban­don­née. Ces co­ni­fères sé­ques­tre­ront l’équi­valent de CO2 sur une pé­riode de plus de 15 ans à par­tir de la date de plan­ta­tion. Au bout du compte, l’im­pact sur l’en­vi­ron­ne­ment se­ra nul, puisque toutes les me­sures com­pen­sa­toires as­su­re­ront que l’opé­ra­tion ne gé­nère pas plus de car­bone» de conclure M.Quirion. Sui­vez-nous sur Fa­ce­book (http://www.fa­ce­book.com/Jour­nal­le­nord) et Twit­ter (@Jour­nal­Le­Nord)

Pho­to Pho­to gra­cieu­se­té

L’ opé­ra­tion a né­ces­si­té un hé­li­co­ptère qui a per­mis de dé­ga­ger la four­gon­nette, sans al­té­rer l’en­vi­ron­ne­ment.

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