De­nis Fu­gère : «Un sen­ti­ment in­des­crip­tible!»

Le Jé­rô­mien sou­lève la coupe Stan­ley

Le Nord - - SPORTS ET LOISIRS - Jo­na­than Ha­ba­shi

An­cien dé­pis­teur des Vol­ti­geurs de Drum­mond­ville, des Hus­kies de RouynNo­ran­da et des Ca­ta­ractes de Sha­wi­ni­gan au­jourd’hui de­ve­nu re­cru­teur des Kings de Los An­geles pour le Qué­bec et les Ma­ri­times, De­nis Fu­gère a vé­cu le rêve de tout homme de ho­ckey, lun­di soir, en sou­le­vant la coupe Stan­ley sur la glace du Staples Cen­ter.

Comme le ha­sard fait sou­vent bien les choses, le Jé­rô­mien cé­lé­brait son 58e an­ni­ver­saire de nais­sance au mo­ment où il a tou­ché au plus an­cien tro­phée en Amé­rique du Nord, tous sports pro­fes­sion­nels confon­dus.

« C’est un sen­ti­ment in­des­crip­tible! Quand j’ai sou­le­vé la coupe, j’ai re­vu en 30 se­condes tout ce que j’ai fait dans le monde du ho­ckey au fil des ans. Je re­mer­cie les Kings de m’avoir don­né la chance de réa­li­ser deux rêves : tra­vailler dans le ho­ckey pro­fes­sion­nel et ga­gner la coupe Stan­ley, le sum­mum d’une car­rière » , a té­moi­gné De­nis Fu­gère lors d’un en­tre­tien té­lé­pho­nique.

Dar­ryl Sut­ter a fait la dif­fé­rence

Quand on lui de­mande quel a été le se­cret du suc­cès des Kings du­rant leur par­cours ma­gique en sé­ries éli­mi­na­toires, la ré­ponse de De­nis Fu­gère se fait im­mé­diate. L’homme de ho­ckey es­time que l’en­trée en scène de Dar­ryl Sut­ter der­rière le banc a été le fait saillant de la sai­son des éven­tuels cham­pions de la coupe Stan­ley. Sut­ter a été em­bau­ché comme en­traî­neur- chef en rem­pla­ce­ment de Ter­ry Mur­ray, le 20 dé­cembre der­nier.

« Je connais­sais peu Sut­ter avant son ar­ri­vée à L. A., mais j’ai dé­cou­vert un ex­cellent coach. Il n’a pas chan­gé beau­coup de choses dans le style de jeu des Kings, mais sa ve­nue a ame­né beau­coup d’émo­tion dans l’en­tou­rage de l’équipe. Il a su don­ner des coups de pied et des tapes dans le dos dans les bons mo­ments. Il a su ras­sem­bler ses joueurs au­tour d’un but com­mun», a sou­le­vé De­nis Fu­gère.

L’ex­ploit est d’au­tant plus re­mar­quable qu’à peine un mois avant la fin de la sai­son ré­gu­lière, les Kings ac­cu­saient un re­tard sur la hui­tième place don­nant ac­cès aux sé­ries éli­mi­na­toires.

«Les gars ont tou­jours cru en eux et ils n’ont ja­mais re­gar­dé der­rière. Une fois en sé­ries éli­mi­na­toires, ils étaient en mis­sion. Ils étaient dans une bulle et on a fait at­ten­tion pour ne pas les dé­ran­ger», a af­fir­mé ce­lui qui se dit convain­cu que les Kings pos­sèdent tous les ou­tils pour ré­pé­ter l’ex­ploit dans un fu­tur rap­pro­ché.

La coupe Stan­ley à Saint-Jé­rôme !

Ayant re­ga­gné le Qué­bec dès le len­de­main de la conquête des Kings, De­nis Fu­gère au­ra l’oc­ca­sion d’ame­ner la coupe Stan­ley dans son pa­te­lin, à Saint-Jé­rôme, du­rant la pé­riode es­ti­vale. Dans la Belle pro­vince, le pré­cieux tro­phée fe­ra aus­si des ar­rêts au do­mi­cile de l’at­ta­quant Simon Ga­gné, du gar­dien Jo­na­than Ber­nier et du pré­sident des af­faires cor­po­ra­tives des Kings, Luc Ro­bi­taille.

«Je de­vrais avoir la coupe pour un bloc de 12 heures. Les gardes du corps vont avoir une pe­tite sur­prise, car je veux en pro­fi­ter pour l’ame­ner sur mon ba­teau», a ré­vé­lé De­nis Fu­gère.

Un bon flair

Dé­pis­teur- chef des Vol­ti­geurs entre 2003 et 2007, De­nis Fu­gère est l’homme der­rière les sé­lec­tions de joueurs ve­dettes de la trempe de Guillaume Latendresse, De­rick Bras­sard et Ga­briel Du­mont, pour ne nom­mer que ceux-là.

Avant de se joindre à l’or­ga­ni­sa­tion drum­mond­vil­loise, il a été re­cru­teur pour les Ca­ta­ractes de Sha­wi­ni­gan pen­dant neuf ans et re­cru­teur-chef des Hus­kies de Rouyn-No­ran­da pen­dant trois sai­sons.

(Pho­to ti­rée de Fa­ce­book)

De­nis Fu­gère a vé­cu le rêve de tout homme de ho­ckey, lun­di soir, en sou­le­vant la coupe Stan­ley sur la glace du Staples Cen­ter.

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