«Pas un jour sans agres­sions à ca­rac­tère sexuel!»

Le Nord - - SOCIÉTÉ - Fran­çoise Le Guen

Les CALACS sou­lignent cette an­née, sous le thème de la ba­na­li­sa­tion de la vio­lence sexuelle, la Jour­née d’ac­tion contre la vio­lence sexuelle faite aux femmes, jour­née qui a lieu ven­dre­di 21 sep­tembre. Lors de cette jour­née, les CALACS sen­si­bi­li­se­ront le Qué­bec à prendre au sé­rieux la vio­lence sexuelle. Di­verses ac­ti­vi­tés se tien­dront dans les pe­tites et grandes com­mu­nau­tés de la pro­vince : marche, kiosque, pein­ture en di­rect etc. À Saint-Jé­rôme une marche par­ti­ra à 18h30 du sta­tion­ne­ment de la vielle gare près de la rue La­tour

«Agir, c’est unir nos voix pour dire que cette vio­lence est in­ac­cep­table. La vio­lence sexuelle est un pro­blème de so­cié­té. En­semble nous de­vons nous en­ga­ger à ne pas la to­lé­rer et à y mettre fin. Nous sommes toutes et tous concer­nés », af­firme Chan­tal Du­bois, in­ter­ve­nante du CALACS -Lau­ren­tides.

Ba­na­li­sa­tion

En 2011, le taux de si­gna­le­ment des in­frac­tions sexuelles a di­mi­nué au Qué­bec. Les corps po­li­ciers ont en­re­gis­tré 450 in­frac­tions sexuelles de moins que l’an­née pré­cé­den­tei .Est-ce à dire qu’il y’a moins de crimes sexuels au Qué­bec? Le Centre d’aide et de lutte contre les agres­sions à ca­rac­tère sexuel-CALACS-Lau­ren­tides y voit plu­tôt une in­di­ca­tion in­quié­tante de la ba­na­li­sa­tion de la vio­lence sexuelle faite aux femmes. « En ef­fet, notre ex­pé­rience nous dé­montre qu’en­core trop de femmes, et par­ti­cu­liè­re­ment les ado­les­centes ne si­gnalent pas leurs agres­sions à la po­lice parce que d’une part elles ba­na­lisent la vio­lence exer­cée à leur en­droit et d’autre part, elles craignent que la po­lice en fasse de même » ex­plique Chan­tal Du­bois, in­ter­ve­nante du CALACS-Lau­ren­tides.

Une en­quête so­ciale gé­né­rale sur la vic­ti­mi­sa­tion au Ca­na­da, re­late en ef­fet que la ma­jo­ri­té des vic­times (58%) ont dit ne pas avoir si­gna­lé l’agres­sion sexuelle à la po­lice parce qu’elles es­ti­maient que l’in­ci­dent n’était pas suf­fi­sam­ment im­por­tant. «Comment prendre au sé­rieux la vio­lence sexuelle exer­cée à ton en­droit, lorsque la so­cié­té pro­jette par­tout, du jour­nal lo­cal aux pe­tits-écrans que les femmes et plus par­ti­cu­liè­re­ment les ado­les­centes sont des « ob­jets » de consom­ma­tion je­tables.

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