«Le monde est bon, re­don­nez ! » Ro­ger Fu­gère

Le Nord - - SANTÉ - Fran­çoise Le Guen

Philippe Fu­gère, res­pon­sable ventes & mar­ke­ting de l’en­tre­prise LKQ Pièces automobiles Le­ca­va­lier et membre du con­seil d’ad­mi­nis­tra­tion de la Fondation de l’Hô­pi­tal ré­gio­nal de Saint-Jé­rôme, don­nant l’exemple, a contrac­té une as­su­rance-vie dont le mon­tant, à son dé­cès, re­vien­dra à la Fondation.

« J’ai pris une po­lice d’as­su­rance de 100 000 $ sur le con­seil de Mau­rice Ber­gey*. Je paye du­rant 10 ans et, à mon dé­cès, le mon­tant ira à la Fondation. En fait, ce don fait par­tie des dons pla­ni­fiés comme les dons d’ac­tions. Ce don de po­lice d’as­su­rance que j’ai fait va faire son bout de che­min pour ai­der l’hô­pi­tal. Il faut être conscient que le fi­nan­ce­ment du CSSS pour les hôpitaux du Qué­bec va di­mi­nuer de plus en plus. Il faut in­ves­tir

Pé­ré­ni­té de la Fondation

pour nos soins de san­té,» ex­plique Philippe Fu­gère. L’his­toire a com­men­cé en 1998. Mon­sieur Ca­sa­vant est alors sur le con­seil d’ad­mi­nis­tra­tion de la Fondation. « On m’a re­cru­té pour em­bar­quer sur le con­seil d’ad­mi­nis­tra­tion. J’y suis al­lé et je suis en­core là! On cherche tous les moyens d’as­su­rer la pé­ren­ni­té de la Fondation, sou­ligne M. Fu­gère. Dé­jà l’en­tre­prise Le­ca­va­lier donne 5 000 $ par an­née (25 000 $ sur 5 ans)». En­suite, les dons pla­ni­fiés sont ar­ri­vés, «et j’ai adhé­ré. Il est vrai que c’est un concept abs­trait. Quand on parle de pla­ni­fi­ca­tion (des dons pla­ni­fiés), il faut al­ler plus loin. Il faut ré­vi­ser son tes­ta­ment, lors­qu’il est dé­jà fait par exemple, c’est une des fa­çons de pla­ni­fier. » Il ajoute « Il y a une édu­ca­tion à faire, sur­tout pour les Qué­bé­cois fran­co­phones. Ce n’est pas dans nos va­leurs. On n’est pas ha­bi­tué, pour nous ce n’est pas na­tu­rel comme ça l’est pour les an­glo­phones.»

Sen­si­bi­li­sé pour deux rai­sons

Mon­sieur Fu­gère porte une at­ten­tion par­ti­cu­lière au sys­tème de san­té, et à la ma­nière de le sou­te­nir par les dons, pour deux rai­sons. La pre­mière, son père, Ro­ger Fu­gère. « Mon père m’a tou­jours dit : « Il ne faut pas faire tou­jours tout pour l’ar­gent Le monde est bon, re­don­nez!» La deuxième, il connait bien le mi­lieu hos­pi­ta­lier. « J’ai été in­ter­pel­lé aus­si, car jeune, j’ai été ma­lade de 12 à 21 ans. J’ai été gué­ri avec un pro­to­cole. La san­té, la ma­la­die me touchent. Je suis sen­sible à ce­la!»

En 1976, Philippe Fu­gère est hos­pi­ta­li­sé. Il quitte Saint-Jus­tine en 1987, qui ac­cepte les en­fants jus­qu’à 21 ans.

«Ar­ri­vait tout juste la ré­so­nance ma­gné­tique. On a pas­sé l’exa­men en dé­cembre 87/ jan­vier 1988. Le mé­de­cin m’ap­pelle : ‘Je veux te voir! ’ (en gé­né­ral ce n’est pas bon). C’est à ce mo­ment-là que j’ai ap­pris que j’avais une tu­meur au cer­veau. Je me ma­riais dans neuf mois! Ce fut en­suite le pro­to­cole, une biop­sie. Il s’agis­sait d’une tu­meur bé­nigne trai­tée en 1988 et c’est en 1991 que mes ré­sul­tats s’avèrent po­si­tifs. La tu­meur s’est ré­sor­bée,» nous ra­conte M. Fu­gère. « C’est l’évé­ne­ment qui m’a sen­si­bi­li­sé à la ma­la­die et m’a même ame­né à faire de l’ac­com­pa­gne­ment à quelques mou­rants. Si je n’avais pas vé­cu ça, je n’au­rais pas été ca­pable de faire tout ce che­mi­ne­ment!»

*Mau­rice Ber­gey est pré­sident du co­mi­té des dons pla­ni­fiés, Pla­ni­fi­ca­teur fi­nan­cier - Ser­vices fi­nan­ciers Mau­rice Ber­gey Sui­vez-nous sur Fa­ce­book (fa­ce­book.com/ Jour­nal­le­nord) et Twit­ter (@Jour­nal­Le­Nord)

Pho­to gra­cieu­se­té

Philippe Fu­gère

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