De l’aide au bout du fil pour les proches ai­dants

Le Nord - - SANTÉ - Ma­thieu Ste-ma­rie

L’Ap­pui Lau­ren­tides a pro­fi­té de la Se­maine des proches ai­dants pour lan­cer sa ligne in­fo-ai­dant qui au­ra comme mis­sion d’écou­ter, ré­fé­rer et sou­te­nir les proches ai­dants de plus en plus nom­breux dans la ré­gion.

De­vant une cen­taine de per­sonnes réunies au Com­plexe Val- d’Es­poir à SaintJan­vier, mer­cre­di, Gil­berte La­tour, pré­si­dente de l’Ap­pui Lau­ren­tides, a af­fir­mé que cette ligne était at­ten­due par les proches ai­dants. « Les gens me par­laient beau­coup d’une telle ligne. De plus, lors de la tour­née des ré­gions de Mar­gue­rite Blais (ex-mi­nistre res­pon­sable des Aî­nés), c’est ce qui est res­sor­ti » , dit- elle.

Dans les Lau­ren­tides, deux per­sonnes qui ont re­çu une for­ma­tion ré­pon­dront aux ap­pels des proches ai­dants. Si ces der­niers ap­pellent tard en soi­rée, dans la nuit ou très tôt le ma­tin, une ligne na­tio­nale pren­dra le re­lai pour ne pas qu’il y ait de « trous de ser­vice » , ex­plique Ma­ga­lie Du­mas de l’Ap­pui na­tio­nal. No­tons que des lignes in­fo- ai­dant se­ront dis­po­nibles dans toutes les ré­gions du Qué­bec.

Un cri du coeur

Proche ai­dant du­rant six ans et de­mi, Gé­rard Lé­ga­ré est ve­nu té­moi­gner de ses an­nées à s’oc­cu­per de sa belle- mère. « C’est un cri du coeur qui vient long­temps après être de­ve­nu proche ai­dant » , a- t- il dit, af­fir­mant que les proches ai­dants at­tentent plu­sieurs an­nées avant de de­man­der du sup­port.

Pen­dant le pas­sage de sa belle- mère dans sa mai­son, M. Lé­ga­ré a per­du des amis et contact avec des membres de sa fa­mille. « Tu te mets en marge de la so­cié­té. Tu ne t’in­clus pas dans les groupes so­ciaux. Ma femme et moi vou­lions al­ler voir nos en­fants et pe­tits- en­fants, mais nous ne pou­vions pas puisque ma bel­le­mère était à la mai­son », a-t-il ra­con­té.

Après plu­sieurs an­nées à ne pas se sen­tir chez lui, Gé­rard Lé­ga­ré a dé­ci­dé de la pla­cer en centre d’hé­ber­ge­ment per­ma­nent, il y a deux mois et de­mi. « J’avais un sen­ti­ment de culpa­bi­li­té. Mais je me di­sais que per­sonne dans la fa­mille ne vou­lait l’ac­cueillir chez eux à part nous ».

Ce der­nier qui n’est main­te­nant plus proche ai­dant a te­nu à don­ner un con­seil à ceux qui le sont. « N’hé­si­tez pas à de­man­der de l’aide » , a dit ce­lui qui sou­haite conti­nuer à s’im­pli­quer pour sou­te­nir les proches ai­dants.

De l’aide !

Cette ligne in­fo-ai­dant ( 1 855 852-7795) s’ajoute aux autres res­sources dis­po­nibles pour les proches ai­dants. En 2011- 2012, dans les Lau­ren­tides, plus d’un mil­lion $ a été consa­cré spé­ci­fi­que­ment à des ac­ti­vi­tés aux proches ai­dants, ce qui a per­mis de re­joindre 1 000 d’entre eux. De plus, 2,7 M$ sont oc­troyés à des or­ga­nismes com­mu­nau­taires qui offrent des ser­vices de ré­pit.

« Il faut sou­li­gner l’ap­port in­dé­niable des ac­teurs so­ciaux du mi­lieu com­mu­nau­taire qui tra­vaillent quo­ti­dien­ne­ment pour sou­te­nir les proches ai­dants » , a dit Ch­ris­tine Pel­le­tier de l’Agence de la san­té et des ser­vices so­ciaux des Lau­ren­tides, lors du lan­ce­ment.

Ma­thieu Ste-ma­rie

Gé­rard Lé­ga­ré, proche ai­dant du­rant 6 ans, Ma­ga­lie Du­mas, Ap­pui na­tio­nal, Re­née La­place, di­rec­trice gé­né­rale de l’Ap­pui Lau­ren­tides, Gil­berte La­tour, pré­si­dente de l’Ap­pui Lau­ren­tides et Ch­ris­tine Pel­le­tier, Agence de la san­té et des ser­vices so­ciaux des Lau­ren­tides.

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