CSSS de Saint-jé­rôme: 55 % d’ab­sence pour san­té men­tale

Le Nord - - SANTÉ - Fran­çoise Le Guen

Le rap­port an­nuel 2011-2012 pré­sen­té par le conseil d’ad­mi­nis­tra­tion et la di­rec­tion gé­né­rale du Centre de san­té et de ser­vices so­ciaux (CSSS) de SaintJé­rôme in­dique que 55 % des em­ployés sont ab­sents pour rai­son de san­té men­tale. «Tout comme la très grande ma­jo­ri­té des éta­blis­se­ments, les ab­sences pour rai­son de san­té men­tale se re­trouvent au pre­mier rang, » y est-il men­tion­né.

Autre don­née pré­oc­cu­pante, dans l’en­semble des lé­sions pro­fes­sion­nelles pour le CSSS, par types de contact, 25 % re­pré­sentent 195 ac­ci­dents du tra­vail avec perte de temps.

Le rap­port men­tionne qu’afin d’amé­lio­rer cette sta­tis­tique, le pro­jet d’un coach sur les prin­cipes pour le dé­pla­ce­ment sé­cu­ri­taire des bé­né­fi­ciaires a été dé­mar­ré en mars 2011, pa­ral­lè­le­ment à plu­sieurs ac­ti­vi­tés de prévention.

Pré­sence au tra­vail

Juste après la ca­té­go­rie de diag­nos­tic « mé­de­cine » qui cu­mule 18 % d’ab­sence du per­son­nel, 17 % concerne des troubles mus­cu­los­que­let­tiques. On rap­pelle que les ma­la­dies mus­cu­lo-sque­let­tiques sont par­mi les causes les plus fré­quentes d’in­va­li­di­té chro­nique et se classent au deuxième rang pour les dé­penses en ma­tière de san­té au Ca­na­da et au Qué­bec.

À cause de la charge de tra­vail?

Il est do­cu­men­té que la pé­nu­rie de per­son­nel crée par­fois des condi­tions de tra­vail dan­ge­reuses, qui sont la cause de bles­sures in­utiles chez le per­son­nel in­fir­mier. Qui plus est, les lourdes charges de tra­vail, les heures sup­plé­men­taires à l’ex­cès et les ho­raires de tra­vail im­pré­vi­sibles sont d’im­por­tantes sources de stress pour les in­fir­mières et les pré­po­sés aux bé­né­fi­ciaires.

Par ailleurs, il est re­con­nu que l’aug­men­ta­tion du nombre de per­sonnes âgées dont la lon­gé­vi­té n’a jamais été aus­si grande exerce d’énormes pres­sions sur l’offre de lits en mi­lieu hos­pi­ta­lier. Il en ré­sulte que les pa­tients qui sont hos­pi­ta­li­sés au­jourd’hui ont ten­dance à être plus âgés et à souf­frir de ma­la­dies plus ai­guës que ceux d’il y a à peine dix ans.

Pré­oc­cu­pa­tions en ma­tière de san­té et de sé­cu­ri­té

Les rap­ports exa­mi­nés montrent que les longues

heures de tra­vail et les lourdes charges de tra­vail ne sont pas sans ef­fets no­cifs. Le per­son­nel in­fir­mier souffre d’épui­se­ment phy­sique et men­tal, de bles­sures et de ma­la­dies.

De nom­breuses re­cherches montrent éga­le­ment que le stress au tra­vail aug­mente les risques de bles­sures mus­cu­lo-sque­let­tiques, d’ac­ci­dents, de ma­la­dies phy­siques et men­tales, de toxi­co­ma­nies et de ta­ba­gisme.

Iro­ni­que­ment, les bles­sures mus­cu­los­que­let­tiques sont plus fré­quentes chez les tra­vailleurs de la san­té que dans d’autres groupes pro­fes­sion­nels. Il ar­rive ain­si que des in­fir­mières et pré­po­sées se blessent au dos lors­qu’elles doivent sou­le­ver seules les pa­tients, faute de per­son­nel.

En­fin, se­lon Sta­tis­tique Ca­na­da, les bles­sures pro­fes­sion­nelles su­bies par les in­fir­mières oc­ca­sionnent des coûts plus éle­vés que celles ob­ser­vées dans d’autres groupes à haut risque, comme les pom­piers, les po­li­ciers et les em­ployés des transports. Source : Les maux qui af­fligent nos in­fir­mières.

Pho­to ar­chives

Hô­pi­tal ré­gio­nal de Saint-Jé­rôme

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