Le Mo­cas ren­contre Cousineau

Une pré­oc­cu­pa­tion : leur précarité fi­nan­cière

Le Nord - - MRC DES PAYS-D'EN-HAUT - Fran­çoise Le Guen

Les membres du Mou­ve­ment des or­ga­nismes com­mu­nau­taires au­to­nomes et so­li­daires des Pays-d’en­Haut (Mo­cas) se réunis­saient ré­cem­ment, pour ac­cueillir le dé­pu­té de Ber­trand, Claude Cousineau, afin de lui faire part des re­ven­di­ca­tions et des in­quié­tudes des or­ga­nismes des Pays-d’en­Haut quant à leur précarité fi­nan­cière.

«Il est temps que nous puis­sions re­ce­voir les 11 mil­lions de manque à ga­gner dans la ré­gion des Lau­ren­tides,» dé­nonce la pré­si­dente du Mo­cas, Sophie La­rose.

Des ser­vices es­sen­tiels se­lon le dé­pu­té

Sen­sible à leurs de­mandes, le dé­pu­té a men­tion­né que « les ser­vices qu’ils rendent à la col­lec­ti­vi­té sont es­sen­tiels pour bon nombre de ci­toyens. Je vais conti­nuer à tra­vailler, comme je le fais de­puis tou­jours, pour amé­lio­rer leurs res­sources fi­nan­cières, no­tam­ment pour cor­ri­ger l’ini­qui­té ré­gio­nale qui af­fecte leur fi­nan­ce­ment ». Conscient de leurs be­soins, monsieur Cousineau a tou­te­fois rap­pe­lé le contexte budgétaire dif­fi­cile au­quel fait face le gou­ver­ne­ment du Qué­bec.

Sous-fi­nan­ce­ment chro­nique

Le Mo­cas se dit heu­reux de consta­ter que le dé­pu­té s’est mon­tré sen­sible aux ar­gu­ments ap­por­tés et qu’il en­tend agir. « S’il faut se battre pour nos droits, et bien nous le fe­rons sans re­lâche, a mis de l’avant Sophie La­rose, la pré­si­dente du Mo­cas. Le mou­ve­ment com­mu­nau­taire est en train de s’éteindre à pe­tit feu. Sans nous, qui s’oc­cu­pe­ra des aî­nés et des lais­sés-pour­compte ? » Mme La­rose se dit confiante mal­gré tout face à l’ave­nir et croit que le nou­veau gou­ver­ne­ment s’en oc­cu­pe­ra d’ici peu. Les or­ga­nismes com­mu­nau­taires des Lau­ren­tides souffrent de sous-fi­nan­ce­ment chro­nique. An­née après an­née, les autres ré­gions de la pro­vince bé­né­fi­cient d’une aide sou­te­nue plus importante que les sommes qui sont al­louées sur notre ter­ri­toire, dé­nonce le MO­CAS en ajou­tant que le per­son­nel en place est confi­né à mul­ti­plier les heures afin d’as­su­rer les ser­vices, et ce, sans re­con­nais­sance du tra­vail ac­com­pli. Plus de 80 % de ces em­plois sou­vent mal ré­mu­né­rés sont oc­cu­pés par des femmes, fait men­tion le Mou­ve­ment.

Épui­se­ment

«Nous sou­hai­tons que les tra­vailleurs et tra­vailleuses puissent être re­con­nus à leur juste va­leur. Nous sen­tons l’épui­se­ment de la plu­part d’entre eux. Ils n’ar­rivent plus à ré­pondre aux charges de tra­vail et aux de­mandes gran­dis­santes d’une po­pu­la­tion qui se re­trouve de plus en plus dé­mu­nie. La cause prin­ci­pale étant bien évi­dem­ment le manque de fonds », at­teste Mme La­rose. « Le pro­gramme de sou­tien aux or­ga­ni­sa­tions com­mu­nau­taires (PSOC) re­con­naît les ser­vices et l’impact po­si­tif des or­ga­nismes com­mu­nau­taires de la ré­gion. Mais l’ar­gent ne suit pas. Ce­pen­dant, force est de consta­ter qu’il est im­pos­sible de conti­nuer à of­frir des ser­vices de qua­li­té à la po­pu­la­tion sans qu’une aide fi­nan­cière ré­cur­rente vienne sou­te­nir et en­cou­ra­ger la mis­sion de tout un cha­cun. Si on ne fait rien, c’est toute la so­cié­té qui en paie­ra le prix. Il faut ar­rê­ter cette hé­mor­ra­gie au plus vite, laisse en­tendre la pré­si­dente. C’est de­ve­nu la guerre des nerfs et ce­la peu mettre en pé­ril l’au­to­no­mie de cer­tains de nous. »

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