La gym­naste Éliane Kulc­zyk connait du suc­cès aux États-unis

Le Nord - - GYMNASTIQUE - Mathieu Ste-ma­rie

Quelques mois après avoir fait son en­trée à l’université BYU, dans l’état de l’Utah, aux États-Unis, la gym­naste jé­rô­mienne Éliane Kulc­zyk s’adapte très bien à sa nou­velle vie.

« Les en­traî­neurs l’aiment et elle est très ap­pré­ciée par son équipe. C’est un exemple pour les autres », ex­plique sa mère Jo­hanne Ga­gné qui est évi­dem­ment très fière de sa fille.

Ses bons ré­sul­tats sur le cir­cuit de la NCAA l’aident à s’in­té­grer à son équipe com­po­sée uni­que­ment d’ath­lète amé­ri­caine. En oc­tobre der­nier, la jeune femme de 19 ans a été nom­mée étu­diante ath­lète de la se­maine à son université. Plus ré­cem­ment, Éliane a ob­te­nu 9.875 au saut le 19 jan­vier au Texas, soit la meilleure note à cet ap­pa­reil pour son équipe cette an­née. Une se­maine plus tard, elle a ob­te­nu les meilleures notes de son club au saut et au sol lors d’une com­pé­ti­tion.

Son adap­ta­tion a dû aus­si se faire à l’ex­té­rieur de son sport puisque son université de la secte des Mor­mons a des règles très strictes. Elle a af­fir­mé à un quo­ti­dien avoir si­gné un for­mu­laire dans le­quel elle ju­rait de ne pas consom­mer d’al­cool, ni de drogues et de ne pas avoir de rap­ports sexuels avant le ma­riage. « Elle s’in­tègre bien. Comme au Qué­bec, il y a des règles et il faut les res­pec­ter », dit Mme Ga­gné.

Cinq ans aux États-Unis

Bien qu’elle per­forme bien sur le cir­cuit amé­ri­cain, les Jeux olym­piques ne sont pas dans sa mire. « Quand tu es toute pe­tite, tout le monde veut al­ler aux Jeux olym­piques. Au fur et à me­sure que tu avances, tu te rends compte que c’est dif­fi­cile. J’ai eu beau­coup de bles­sures et je n’ai pas pu per­for­mer à mon meilleur », avait-elle dit au jour­nal LE NORD, l’an der­nier peu de temps après avoir été sé­lec­tion­né par l’université de l’Utah.

La Jé­rô­mienne, la pre­mière gym­naste de sa ville à ob­te­nir une bourse d’une université amé­ri­caine, res­te­ra cinq ans dans cette université où elle étu­die en psy­cho­lo­gie. Elle re­vien­dra pro­ba­ble­ment au Qué­bec en­suite. Sa mère n’est tou­te­fois pas prête à ga­ger là-des­sus. « Il peut se pas­ser bien des choses en cinq ans », ter­mine-t-elle.

Gra­cieu­se­té

À sa pre­mière sai­son avec l’université BYU, Éliane Kulc­zyk en­re­gistre de bonnes per­for­mances.

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